Archives par mot-clé : yangambi

FORÊT : YANGAMBI, QUAND LA RESTAURATION RIME AVEC L’ AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE POPULATION

La croissance démographique, la pauvreté et le besoin croissant en énergies figurent parmi les principales causes de la perte du couvert forestier en Afrique.  Chaque année, le continent  perd plus de 2 millions d’hectares de forêt. La production de charbon de bois, de bois de chauffe et l’aménagement de l’espace pour des  activités agricoles figurent parmi les causes de cette déforestation. Cette perte du couvert forestier entraîne avec elle aussi la dégradation ou l’appauvrissement du sol, rendant ainsi difficile toute activité agricole.

Transplantation des plantules à la pépinière d’Isalowe ( photo THK)

La République Démocratique du Congo n’est pas épargnée par cette réalité. A Yangambi, dans la province de la Tshopo, la croissance démographique, l’absence de l’électricité, le manque d’emploi durable ainsi que la pauvreté ont poussé la population à exercer une énorme pression sur la réserve biosphère de Yangambi.  Une pression qui dénombre parmi les conséquences, la déforestation qui a entraîné avec elle la dégradation du sol, plongeant ainsi une grande partie de la population dans la pauvreté. C’est ainsi que le Centre de Recherches Forestières Internationale (CIFOR) développe depuis 2017 plusieurs activités dans cette contrée, en vue du développement durable, entre autres la restauration et la sensibilisation des populations. Pour palper du doigt la réalité, nous avons décidé d’effectuer une descente sur  terrain à Yangambi.

Yangambi, un site chargé d’histoire

Après plus de deux heures de navigation sur le majestueux fleuve Congo en partant de la rivière Tshopo puis la rivière Lindi, nous accostons enfin à Yangambi. Dès notre arrivée, nous sommes captivés par les vieux bâtiments datant de l’époque coloniale et quelques vestiges, qui  témoignent de la vie mouvementée qui autrefois animait ce lieu.  Avec la station de recherche  de l’INERA, l’Institut Facultaire Agronomique (IFA/Yangambi) et sa réserve de biosphère, Yangambi fût il y a quelques décennies,   un des grands pôles scientifiques du monde, où se donnaient rendez-vous plusieurs chercheurs et scientifiques venant de tous les coins du monde, pour apprendre et échanger des connaissances sur l’agronomie et la foresterie.

Malheureusement, les guerres qu’a connues la province de la Tshopo n’ont pas épargné Yangambi. Aujourd’hui, ce district de plus d’un million d’âmes porte encore les stigmates de ces sombres pages de l’histoire.  Comme un phénix, ce site rempli d’histoire renaît de ses cendres, grâce au projet Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo (FORETS) du CIFOR, financé par l’Union européenne. « Le partenariat que nous avons avec le projet FORETS, nous permet de récupérer des anciennes terres devenues pratiquement incultes. Ceci est pour nous une façon non seulement de récupérer ces terres, mais de rendre aussi viable le paysage de Yangambi », s’est félicité Michel Lokonda, Directeur de l’INERA-Yangambi.

Des centaines d’hectares recouverts d’arbres

Chargement des plantules dans une remorque (photo THK)

A Yangambi, il était question pour nous d’assister aux activités de restauration lancées depuis 2018 dans le cadre du projet FORETS. Notre arrivée a coïncidé avec la clôture de la grande saison de plantation 2020. Aussitôt arrivés, nous nous sommes donc rendus sur le site où se fait le reboisement. A notre approche, nous apercevons un groupe de gens très motivés. Tenant dans leurs mains ensablées des machettes et houes, elles attendent impatiemment la prochaine remorque des plantules. Nous approchons un jeune homme d’une trentaine révolue. Coiffé d’une casquette noire, machette à la main, Jérôme Isangi est un des  employés du projet FORETSdans le cadre des activités de reboisement. « Je suis enseignant, mais je fais ce travail depuis bien longtemps en attendant que je  sois mécanisé par l’Etat. J’ai fait le reboisement à Bangala et à Nutricen. Ici, je suis à ma troisième plantation », a-t-il renseigné.

Le CIFOR s’est fixé comme objectif de reboiser 600 hectares par an. Un projet ambitieux qui vise non seulement à restaurer le paysage de Yangambi, mais aussi à maintenir le cadre de vie décent des populations, tout en sensibilisant la population sur l’éducation environnementale.

« Depuis le lancement de ces campagnes de restauration, plus de 800 hectares ont été reboisés, et près de 700 mille arbres ont été mis en terre », a expliqué Brice Djiofack, expert junior du projet FORETS. « Pour cette saison, nous avons planté plus de 12 mille arbres par jour, une grande avancée pour le projet », a-t-il renchéri.

Au cours de ces campagnes de plantation, le choix des arbres est porté sur les acacias, les arbres indigènes et les arbres fruitiers. Bien qu’il soit une espèce à croissance rapide, l’acacia est une légumineuse qui favorise la restauration des sols épuisés grâce à la fixation de l’azote, ce qui rend possible la production agricole. Cette espèce a également un haut pouvoir calorifique, ce qui le rend idéal pour produire  la biomasse. Et parmi les arbres autochtones, il y a les arbres à chenilles et autres plantes médicinales. Pour permettre la disponibilité des plantules, deux pépinières ont été mises en place.

La sélection des espaces pour la plantation se fait de manière systémique. « Les terres de Yangambi appartiennent à l’INERA, et ce reboisement est précédé par une prospection qui consiste à choisir des terrains sur lesquels il faudra planter les arbres », a renseigné Fai Colins, facilitateur du terrain du projet FORETS à Yangambi.

Une fois queles terres à repeupler d’arbres sont connues, les campagnes de sensibilisation sont mises en place pour expliquer à la population le bien fondé du projet. Ceci, dans le but de les emmener à participer et s’approprier cette initiative, qui ne vise qu’à améliorer leur bien-être.  Moustapha Mbola, vulgarisateur du projet FORETS, nous explique qu’au départ il y a parfois une certaine méfiance de plusieurs personnes. Mais après échanges, elles finissent par adhérer à l‘idée, s’en approprier et devenir même nos interlocuteurs du projet  auprès des autres personnes encore sceptiques.

La restauration, une activité rémunératrice

En poursuivant notre visite sur les sites de plantation, nous sommes tombés sur un groupe de travailleurs,   dominé par les femmes. Nous débarquons à l’heure de la pause. L’équipe profitait de ce moment pour se restaurer, en attendant la prochaine livraison des plantules. Notre regard  s’est jeté sur une jeune dame au visage rayonnant. Attirés par son sourire, nous nous décidons de l’approcher. Augustine Botoko, c’est ainsi qu’elle se nomme. Cette ancienne commerçante se dit contente et fière de planter des arbres, activité qu’elle entreprend depuis une année. « Je suis mère de six enfants que je prends en charge grâce à ce travail. Depuis que je suis employée ici, ma situation économique s’est beaucoup améliorée. Que Dieu bénisse les initiateurs de ce projet », a-t-elle déclaré sourire aux lèvres.  Motivée par le témoignage de sa collègue, Justine Lola a jugé bon de se confier aussi à nous, concernant cette activité de reboisement à laquelle elle prend part depuis un mois. Pour elle, le plus important n’est pas seulement le fait d’être payée, mais plutôt le fait de bénéficier de ces arbres dans le futur.

Finalement, Daris Lifenda, un jeune qui nous a affirmé qu’il garde des bons souvenirs de ce travail de restauration initié par le projet FORETS, décide de nous emmener à son domicile. A quelques mètres, nous entendons le bruit de vrombissement d’un moteur. Arrivés sur place, nous découvrons un moulin et des gens tout autour venus moudre le manioc, le soja et le maïs. « Ce moulin, je l’ai acheté grâce aux économies que je faisais avec ma rémunération. Il fonctionne avec du gasoil et aide beaucoup de gens de mon quartier, et ceux des quartiers lointains », a-t-il témoigné.

Ce jeune homme de 19 ans nous a confié avoir acheté un deuxième moulin.  Pour chaque saison, c’est presque 500 personnes  qui sont employées dans les plantations.  La plupart d’entre elles reconnaissent qu’au-delà du recouvrement du couvert forestier de leur village, les activités de restauration leur permettent de résoudre certains problèmes comme la scolarisation les enfants, se nourrir, et créer d’autres activités pour avoir un moyen de subsistance.

Des arbres qui alimenteront la centrale à biomasse de Yangambi

Chantier de la centrale à biomasse de Yangambi ( Photo THK)

Hormis la fertilisation du sol, la restauration du couvert forestier, la fabrication du charbon de bois, l’agroforesterie et l’apiculture, le reboisement de Yangambi vise un autre objectif majeur qui pourrait transformer la vie de cette population, il s’agit de la mise en place d’une centrale à biomasse. Cette centrale utilise des substances qui peuvent brûler pour produire de l’énergie qui peut être transformée en électricité. Pour Paolo Cerutti, directeur du projet FORETS, la mise en place de cette centrale vise à développer les entreprises locales comme les PME, ce qui va rénover le substrat économique et contribuer à la lutte contre la déforestation et l’agriculture sur brûlis.  « Nous avons conduit plusieurs études de faisabilité, et es experts ont conclu qu’une centrale de biomasse à Yangambi est possible », a-t-il argumenté. « Nous avons déjà lancé l’appel d’offre pour les premières machines, et nous travaillons de sorte que  tout soit prêt au plus tard novembre 2021 », a dit-t-il.

Cette centrale sera alimentée dans un premier temps avec les arbres des anciennes plantations d’hévéa et des palmiers qui pullulent à Yangambi, en attendant que les arbres plantés atteignent la maturité.

Bien que les forêts soient les principales sources de revenus pour la population, ce modèle d’investissement du projet FORETS à Yangambi prouve qu’il est possible de concilier la préservation des celles-ci et le  maintien d’un cadre de vie décent des populations. Ceci passe par la sensibilisation et la mise en place des alternatives capables de réduire la pression de l’homme sur la forêt, notamment la multiplication des sources de revenus.

Ce reportage a été réalisé avec le soutien du Rainforest Journalism Fund en partenariat avec Pulitzer Center

                                               De retour de Yangambi, Thierry-Paul KALONJI

Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Donné pour disparu par les uns, et en état de mort cérébrale par les autres, l’Institut National d’Etude et Recherches Agronomiques (INERA) est loin de porter toutes les étiquettes qui lui sont collées. Située à Yangambi dans la province de la Tshopo, cette grande institution de recherche qui a tant fait la fierté de la République démocratique du Congo en matière agronomique est bel et bien fonctionnelle et continue de servir le pays dans plusieurs domaines, notamment dans la livraison de semences de base ou encore dans la lutte contre la mosaïque africaine de manioc.

«  L’INERA n’est jamais mort comme le confessent plusieurs langues, nous sommes toujours d’actualité et en activité pour accompagner notre pays à booster son développement », a déclaré Posho Ndola, Directeur général de l’INERA Yangambi. « Dans le domaine phytogénétique, nous avons un herbarium national le plus riche d’Afrique centrale regorgeant plus 150 mille spécimens. Et nous avons un intéressant domaine de recherche qui est d’actualité, dans lequel nous faisons aussi des études sur le biotope ».

Crée en 1933 par l’arrêté royal Belge dans le but d’assurer la promotion du développement de l’agriculture congolaise, en se penchant sur les observations, les études fondamentales et les expérimentations dans le domaine agronomique, l’INERA Yangambi entend avec l’appui de ses partenaires dont le projet FORETS (Formation Recherche et Environnement dans la Tshopo) du CIFOR reprendre sa place de leader dans le monde, surtout dans son domaine de prédilection, l’agronomie. Continuer la lecture de Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Energies : RDC, une filière durable du bois énergie doit passer par le développement et la promotion des alternatives

« Je fais ce travail depuis plus de vingt ans. Grâce à ça, je paie les frais de mes quatre enfants  dont deux à l’université et deux autres à l’école primaire.  J’avoue que ce travail est  pénible car je remonte la rivière pour atteindre des villages situés à plusieurs kilomètres de Kisangani pour chercher la marchandise. Et cela, à mon propre risque et péril », a raconté Milade Lomoyo, vendeur au marché Litoyi.

Il est onze heures lorsque nous arrivons au marché Litoyi à Kisangani. Situé au bord de la rivière Tshopo , ce marché est  célèbre pour son commerce de charbon de bois et bois de chauffe.  Ici, nous croisons des tricycles,  des pousse- pousse  et véhicules remplis  de charbon quittant ce lieu. Existant depuis plus de  50 ans, ce marché fournit  des boulangeries, des  briqueteries, des restaurants des ménages, voire  la compagnie Sotexki.  

Milade Lomoyo posant devant sa marchandise au marché Lltoyi ( Photo Thierry)

Comme  Milade Lomoyo,  plus de 23 000   personnes sont  impliquées dans cette filière ici à Kisangani, révèle un rapport du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) publié en 2011.

En effet, le faible taux d’accès à l’électricité à Kisangani comme partout en République démocratique du Congo impose un recours massif au bois énergies pour satisfaire le besoin de cuisson.

Cependant, l’inefficacité avec laquelle est utilisée cette biomasse engendre une consommation excessive de cette ressource,  utilisée par plus de 90% de la population congolaise. Etant donné que ce besoin en bois énergies continue  de croître  en raison de la pression démographique, et que les forêts quant à elles se font de plus en plus rare, il est important de mettre en place de méthodes de productions et consommation de charbon plus durable, pour faire en sorte que les forêts continuent à répondre aux besoins de population, de la biodiversité et du climat.

Un tour à Yangambi

Arrivés dans ce village célèbre pour sa réserve  de biosphère d’une part et pour avoir abrité une des  plus prestigieuses facultés des sciences  agronomique de la  RDC d’autre part,  C’est  une  forte odeur   familière qui nous accueille. Peu après, nous la reconnaissons . Il s’agit de l’odeur du  caoutchouc. Après l’accostage de notre bateau, nous découvrons des sacs de caoutchouc   récemment extrait d’hévéas.   Curieux, nous nous approchons pour  palper du doigt cette substance que nous découvrons pour la première fois à l’état naturel.   Continuer la lecture de Energies : RDC, une filière durable du bois énergie doit passer par le développement et la promotion des alternatives

Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Très prisé dans l’industrie du bois d’œuvre, Afrormosia de son scientifique (Pericopsis elata) attire l’attention des scientifiques au regard de menaces de disparition auxquelles cette espèces est actuellement confrontée en République démocratique du Congo.  Cette espèce qui a déjà disparu dans plusieurs pays du bassin du Congo risque de disparaître également en RDC à cause d’une demande de plus en plus croissante sur le marché national et international.

Chadrack Kafuti analyse un échantillon dans le premier laboratoire de biologie du bois de la RDC. Axel Fassio/CIFOR

« L’Afrormosia est une espèce qui est en danger. Elle est inscrite sur l’annexe 2 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). C’est une espèce fortement demandée dans le marché international parce qu’elle a un bois de bonne qualité, ceci fait que son exploitation prend des dimensions très inquiétantes. Il est donc important de développer des approches qui permettent à ce que l’on continue  à exploiter l’espèce sans pénaliser son avenir », a indiqué Chadrack Kafuti, doctorant à l’Université de Kisangani. Continuer la lecture de Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Forêt : Un labortoire de la biologie du bois installé à Yangambi (RDC)

Le Musée Royal de l’Afrique centrale en Belgique (MRAC) a ouvert  un nouveau laboratoire de biologie du bois en République démocratique du Congo (RDC). Situé dans la Réserve de biosphère de Yangambi, au cœur du bassin du Congo, il servira aux scientifiques congolais et internationaux pour y mener des actions de recherche de pointe sur l’anatomie du bois et la dendrochronologie (étude des cernes de croissance des arbres) afin de mieux comprendre le rôle des forêts dans l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.


« Ce laboratoire de biologie du bois est unique en Afrique subsaharienne. Ses microscopes et tous ses  équipements les plus sophistiqués nous permettront d’étudier le fonctionnement des arbres sur place », a indiqué Hans Beeckman, Chef du Service de biologie du bois au MRAC, au cours de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu le 28 avril à Yangambi en RDC. « Le bassin du Congo est la deuxième forêt tropicale humide du monde en termes de superficie et son rôle est crucial dans le stockage du carbone et la régulation de la température. Par conséquent, la compréhension des caractéristiques de croissance des arbres locaux, de l’historique de la végétation et des propriétés du bois nous permettra de protéger cet important écosystème », a-t-il ajouté. Continuer la lecture de Forêt : Un labortoire de la biologie du bois installé à Yangambi (RDC)

Opportunité :INERA recherche un  Technicien local en charge de la maintenance d’une tour de flux EC à Yangambi

Ce poste est ouvert à l’INERA (RD Congo), ISOFYS (Université de Gand, Belgique) et le CIFOR dans le cadre du projet européen suivant: Yangambi, Pôle scientifique en service de l’homme et de la nature (YPS) ISOFYS (UGent) – Isotope Bioscience Laboratory, Department of Green Chemistry and Technology – Responsable de la supervision scientifique et technique des tâches effectuées par le technicien. INERA – Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomiques – Responsable du suivi quotidien des tâches du technicien. CIFOR – Center for International Forestry Research Center for International Forestry Research – Responsible du suivi quotidien et de l’assistance logistique du technicien.

Trouver l’offre ici Vacature_LocalTechnician_CongoFlux

La Rédaction

Forêts : Projet FORETS, le satisfecit de l’Union européenne et du CIFOR

Après dix-huit mois d’exécution du projet FORETS (Formation, Recherche, et environnement dans la Tshopo), les résultats sont satisfaisants et concrets. Cette information a été livrée à la presse par le Directeur du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), Robert Nasi. Au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, ce jeudi 22 novembre, le Directeur général du CIFOR n’a pas caché sa joie de voir ce projet apporter de résultats escomptés à mi-parcours.

« Le projet a démarré en 2017, mais nous avons passé les 18 mois à mener des recherches approfondies pour bien comprendre et apprendre des décisions fondées sur des preuves. C’est maintenant avec une grande satisfaction que nous commençons à voir la concrétisation de notre dur travail », a-t-il fait savoir.

Ce projet basé sur une approche intégrée vise à développer les filières économiques devant permettre de réaliser les plus de bénéfices économiques en vue d’améliorer la qualité de vie des communautés tout en préservant la riche biodiversité de la Reserve de biosphère de Yangambi. Continuer la lecture de Forêts : Projet FORETS, le satisfecit de l’Union européenne et du CIFOR

Conservation : une espèce des chimpanzés en voie de disparition découverte à Yangambi

Des  Chimpanzés communs, une espèce  en voie de disparition vient d’être  découverte dans la réserve de biosphère  de Yangambi, par des scientifiques du centre de recherche forestière internationale (CIFOR), a-t-on appris de cette institution de recherche.  Une  présence  signalée  à l’aide des pièges photographiques  dans une surface d’environ 750 km carrés et incluant la réserve et ses alentours, au nord de la République Démocratique du Congo.

 

 

C’est une nouvelle qui est intervenue après 3 trois semaines  d’installation de pièges photographiques dans la région, confirmant ainsi les affirmations de membres des communautés vivant  aux alentours d’avoir localisé des chimpanzés et d’autres ongulés dans la région, ces derniers n’avaient jamais été observés pendant une analyse rigoureuse.  Cette installation des pièges photographiques fait partie des  mesures qui visent à accroitre la compréhension des chercheurs sur l’existence et les tendances de la faune dans la région pour aider les efforts de conservation. Continuer la lecture de Conservation : une espèce des chimpanzés en voie de disparition découverte à Yangambi

Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Le CIFOR (Centre de Recherche Forestière Internationale),  a présenté à Kinshasa,  les résultats d’une série d’études sur les filières de développement et conservation dans le paysage de la Réserve de biosphère de Yangambi réalisées dans le cadre du projet FORETS ( Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo).

Au total, près de dix études ont été menées pendant cette période. Les analyses faites dans les filières agricoles et agroforestières, les secteurs de l’énergie et du bois, ont été complétées par des analyses approfondies du panorama institutionnel et la réduction d’un plan de développement des capacités des agents de certains partenaires clés basés à Yangambi, comme l’INERA, l’IFA et la MAB-UNESCO. Continuer la lecture de Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Forêt : le Réseau Green Journalist Network immerge le projet « FORETS »

Les journalistes membres du Réseau Green Journalist Network renforcent leurs capacités sur le projet « Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo (FORETS) ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de la semaine scientifique organisée par l’Université de Kisangani (UNIKIS).
Continuer la lecture de Forêt : le Réseau Green Journalist Network immerge le projet « FORETS »