SANTÉ

Des animaux domestiques menacés par une épidémie à Tshikapa 
Santé : Des animaux domestiques menacés par une épidémie à Tshikapa 


 La situation de santé animale est inquiétante dans le Kasaï, précisément à Tshikapa. Les animaux y succombent depuis quelques jours. Selon le Dr Adrien Komba, médecin vétérinaire, la Division de l’Inspection de Santé de Tshikapa a été alertée par les territoires environnants sur le décès de plusieurs animaux domestiques.

« Il y a suspicion de la Peste de Petits Ruminants (PPR) et la Peste Porcine Africaine (PPA). Cela entraîne la mortalité des petits ruminants et des porcs dans certains territoires. A l’heure actuelle, les échantillons n’ont pas été envoyés dans les laboratoires mais l’on suspecte ces épidémies sur base des rapports établis », a-t-il expliqué.

A en croire l’Inspecteur chef de Division pêche et élevage de Tshikapa, Honoré Wulamba Kanza, une campagne de vaccination a été menée dans une contrée où les animaux n’étaient pas encore touchés, mais la population a eu du mal à adhérer faute de moyens financiers.

« Dans les secteurs de Lunieka et Kabomba à Tshikapa, beaucoup d’animaux ont succombé. Raison pour laquelle, nous allons dans les foyers qui ne sont pas encore touchés en vue de sensibiliser la population sur la vaccination de leurs bétails, mais la campagne de sensibilisation n’a pas réussi. Beaucoup de gens vivent sous le seuil de la pauvreté ici. Alors, la population a déclaré ne pas avoir les moyens pour payer la vaccination. Pourtant nous achetons des produits, alors ils doivent payer quelque chose. Nous avons perdu beaucoup de vaccins mais nous continuons avec la campagne de vaccination au niveau de la ville, pour ceux qui peuvent payer quelque chose. » A-t-il confié.

Pourtant, cette sensibilisation s’avère très nécessaire pour faire comprendre à la population comment se comporter avec leurs bétails en cette période.

« En ce qui concerne le mode de traitement, la technique consiste à séparer les animaux touchés des animaux sains. Après cela, nous ne vaccinons que les animaux non malades car, une fois que la maladie est déclarée, il n’y a plus rien à faire, à part abattre l’animal atteint. C’est ce que nous expliquons à la population », a-t-il insisté.

Outre ce problème, le personnel vétérinaire de Tshikapa menace d’aller en grève pour non-respect des accords signés par le gouvernement. Selon eux, le gouvernement central ne considère pas leurs desideratas.

« La prime de risque des médecins vétérinaires n’est pas prise en compte malgré les négociations qui devraient se faire avec la fonction publique au niveau de Kinshasa mais ça n’avance pas. Les médecins humains attendent que les gens tombent malades. Mais nous les vétérinaires, éradiquons la maladie en amont. Nous empêchons que la population tombe malade. Mais nous constatons que le gouvernement ne nous considère pas. Nous sommes négligés. En tout cas, si les accords du gouvernement n’avancent pas, nous irons en grève ! », s’est plaint l’Inspecteur chef de Division pêche et élevage de Tshikapa.     

Il fustige l’attitude du gouvernement vis-à-vis de leurs réclamations. Ce que les médecins humains touchent ne correspond pas du tout à ce que touchent les vétérinaires. Le gouvernement doit trouver des solutions pour tout le monde. « Quand les Médecins humains font des revendications, le gouvernement bouge. Mais quand il s’agit de nous, on ne bouge pas », a insisté l’inspecteur.

Le bétail est l’une des grandes activités génératrices des revenus et aide à l’autonomisation de la population. Il présente également un risque de contamination pour les humains. Il serait mieux que l’autorité compétente aille en rescousse de cette population en vue de sauver cette activité qui assure sa survie.

Sarah Mangaza

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