CONSERVATION

Allégations contre le parc de Kahuzi Biega, le rapport de la commission conjointe contredit totalement celui de l’ONG britannique Minority Rights Group
Conservation : Allégations contre le parc de Kahuzi Biega, le rapport de la commission conjointe contredit totalement celui de l’ONG britannique Minority Rights Group


En avril 2022, l’ONG britannique Minorty Rghts Group avait publié son rapport intitulé, « dé ». un rapport qui chargeait les écogardes et les FARDC d’être à la base de la violation grave des droits des communauté pygmées vivant dans et autour de cette aire protégée.  Pour faire la lumière sur cette affaire, une commission conjointe a été mise en place. Composée des experts de l’ICCN, de la société civile, d’un représentant de Minority Rights Group, et des experts indépendants, cette commission devrait contre versifier rigoureusement les allégations avancées dans le rapport de l’ONG britannique.

« Les enquêtes de la commission conjointe n’ont pas confirmé toutes les allégations de violation des droits humains attribuées aux écogardes de l’ICCN et aux FARDC. L’ICCN relève ici un écart disproportionné entre le volume des allégations du premier rapport de l’ONG et les résultats du rapport de la commission », indique un communiqué de l’ICCN émis à l’issue de ces enquêtes.

Le cahier des charges de cette commission s’est appuyé sur une méthodologie et des procédures d’enquête répondant aux standards internationaux reconnus par l’ensemble des acteurs du secteur. Elle a rencontré sur terrain lors de réunions de groupe ou individuelles, plus de 120 sources, témoins ou victimes et de toutes les couches sociopolitiques.

Il s’agit notamment des autorités politiques, administratives, militaires et judiciaires de la Province, l’équipe de direction du PNKB, y compris la direction LAB (lutte anti-braconnage) et son centre de coordination opérationnelle, le service juridique et la conservation communautaire ; des écogardes, chefs d’équipes ou partie-prenantes des patrouilles PNKB ou des opérations conjointes PNKB-FARDC ayant fait l’objet d’allégations, des membres de la coordination de la Société civile qui fournissent assistance ou protection à la communauté Batwa, des leaders traditionnels, notables et organisations de la société civile Twa des Territoires de Kabare et Kalehe, des jeunes, femmes et hommes de la communauté Twa, mais aussi des communautés voisines (Tembo, Havu, Shi, etc.) vivant au sein ou à proximité du PNKB ;

« Au total pour l’année 2021, la Commission a constaté l’existence de divergences significatives entre les versions portées à sa connaissance relatives aux allégations de violences sexuelles. Cela est vrai tant pour les informations fournies par certaines des organisations ayant mené des enquêtes, mais également au sein des communautés Twa, notamment à l’occasion d’entretiens concomitants avec différents groupes d’individus, hommes et femmes, du même village. Pour la période juillet – novembre 2021, les informations que la Commission a pu collecter n’atteignent ainsi pas le seuil de fiabilité nécessaire pour confirmer que des violences sexuelles aient été commises à l’encontre des trente-trois victimes présumées et portées à sa connaissance. A l’issue de l’enquête, comme mentionné plus haut, seul un cas de viol à Muyange en juillet 2021 a atteint le niveau de preuve requis pour être retenu comme crédible par la commission », indique le rapport dont copie est parvenue à Environews RDC.

A en croire le communiqué de l’ICCN, cet écart s’explique sans doute par la plus grande rigueur méthodologique de la deuxième équipe et questionne ainsi fondamentalement le sérieux et les motivations du premier rapport, exagérément accusateur.

« Plus grave, l’ONG qui a participé à tous les travaux de la commission mixte et indépendante qui se sont déroulés de manière transparente s’est rétractée en dernière minute au désarroi et à la grande surprise de tous! Ceci expliquerait-il les motivations scabreuses de son rapport initial? », peut-on lire dans ce communiqué.

Notons que ces dix dernières années, plus de 200 gardes de parc ont perdu la vie sous les balles des groupes armés, braconniers et autres trafiquants. L’ICCN demeure déterminé à engager ses meilleurs efforts pour améliorer tant la qualité de leur formation et de leur service que leurs conditions de travail et de vie, ainsi que celles de leurs familles.

Alfred NTUMBA

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