HYDROCARBURES

Pénurie du carburant à Kinshasa, le malheur des clients fait le bonheur des Kadhafi
Hydrocarbures : Pénurie du carburant à Kinshasa, le malheur des clients fait le bonheur des Kadhafi


Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on! La pénurie du carburant qui poursuit son bonhomme de chemin dans la ville province de Kinshasa fait sourire les uns au détriment des autres. Les vendeurs ambulants de carburant appelés communément Kadhafi vendent du carburant à un prix exorbitant, au vu et au su de tous.

« Un Kadhafi me demande de lui donner 8000 FC pour qu’il me vende 1 litre d’essence. Pourquoi autant de méchanceté ? Moi je fais le taxi. Comment vais-je m’en sortir ? Ou devrais-je augmenter mon prix de transport ? », s’est indigné un chauffeur de moto-taxi, croisé dans la rue à Kinshasa.

Une situation désolante que vit plus d’une personne en ce moment où le carburant devient aussi rare que le diamant. « Un Kadhafi m’a dit qu’il vendait son carburant à 6000 FC seulement. Pas moins. Imaginez un peu la situation dans laquelle nous nous retrouvons en ce moment. Là, j’attends d’être servi à la station-service mais regardez comme c’est plein », s’est plaint une dame rencontrée à la Station Okapi de Brikin, dans la commune de Ngaliema.

Si les uns pensent que les Kadhafi volent, les autres par contre, trouvent que c’est le seul moyen pour se procurer du carburant. « Je viens d’acheter mon carburant chez un Kadhafi, à 10.000 FC le litre. Ai-je vraiment d’autres choix ? Je ne peux rester sans carburant. Demain je dois me rendre au travail », a expliqué un monsieur rencontré dans la rue, à Kinshasa.

Chose curieuse, ces Kadhafi ne sont plus très visibles sur leurs lieux de négoce.  Ils n’apparaissent qu’auprès des conducteurs des véhicules qui attendent désespérément devant les stations-services, pour proposer leur marchandise.

« Madame, je vends un bidon de 5 litres d’essence à 30.000 FC. La station Engen a arrêté de vendre. Vous ne trouverez pas de carburant », s’est adressé un Kadhafi à une Reporter de Environews rdc.

Pendant ce temps, où se trouve l’œil de l’autorité compétente ? N’y a-t-il pas moyen de réguler ce secteur en attendant que la situation se décante ? Car, vendre à plus de 6000 FC 1 litre d’essence qui revient à 2495 FC, n’est-ce pas bafouer l’autorité de l’Etat? Affaire à suivre.

Sarah MANGAZA

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