HYDROCARBURES

Pénurie de carburant à Kinshasa, chaque taximan a son prix
Hydrocarbures : Pénurie de carburant à Kinshasa, chaque taximan a son prix


Le manque criant de carburant dans la ville province de Kinshasa est à la base d’une instabilité des prix du transport en commun qui s’observe depuis un moment. A chacun son prix, peut-on dire. Parfois, les chauffeurs de taxi en font à leur tête. Des courses qui jadis coûtaient 500 Francs congolais, sont aujourd’hui à 1500 Fc, ou 2000 Fc, selon les humeurs des uns et des autres. Cette situation paralyse plusieurs activités dans la ville notamment, la scolarité des enfants.

Les chauffeurs de motos, taxis et taxi-bus augmentent le prix du transport en commun à leur guise. « Je voulais accompagner mon enfant à l’école et me rendre au travail ensuite, mais le bus qui s’est présenté à l’arrêt a exigé 2000 FC pour le trajet de Mbudi au Grand Marché. Je lui ai dit que je n’arriverai même pas au centre-ville, il m’a répondu que c’est le prix qu’il a fixé, pas moins. Alors, je suis obligée de renvoyer l’enfant à la maison car, payer pour nous 2 à ce prix-là, c’est très compliqué », a expliqué un parent rencontré à l’arrêt de bus de Mbudi, très tôt ce matin.

« Moi j’ai payé 1000 FC du tronçon allant de l’arrêt Royal à 24, sur le boulevard du 30 juin. Le chauffeur m’a dit clairement que toutes les courses du centre-ville coûtent maintenant 1000 FC, peu importe le trajet », a ajouté un monsieur, en pleine dispute avec un chauffeur de taxi à la hauteur du saut de mouton de Mandela.

A la question de savoir pourquoi les chauffeurs de taxi se comportent de la sorte, tous sont unanimes sur le problème de manque de carburant. « Nous achetons 1 litre de carburant à 6 000 ou 8 000 FC chez les kadhafi car, pour trouver du carburant à une station-service il faut y passer la nuit et accepter de perdre toute une journée ou 2. Comment allons-nous subvenir aux besoins de nos familles ? », expliquent des chauffeurs de transport en commun interrogés.

Pourtant, au début de cette crise, le Ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu avait apaisé la population, en insistant sur le fait qu’un plan de contingence était en train d’être mis en place pour sortir de cette crise. A quand le bout du tunnel ? La semaine prochaine s’annonce chaude.

Sarah MANGAZA

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