BIODIVERSITÉ

Rapport Planète vivante-2022, le WWF révèle une chute dévastatrice de 69% des populations d’animaux sauvages
Biodiversité : Rapport Planète vivante-2022, le WWF révèle une chute dévastatrice de 69% des populations d’animaux sauvages


En moyenne, 69% des populations d’espèces sauvages surveillées, notamment les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles et les poissons ont connu une chute dévastatrice depuis 1970. C’est ce qu’a relevé le Rapport Planète Vivante (IPV) 2022 du WWF rendu public ce jeudi 13 octobre 2022. Le Rapport Planète Vivante indique qu’il ne sera pas possible d’assurer un avenir positif pour la nature sans reconnaître et respecter les droits, la gouvernance et le leadership en matière de conservation des peuples autochtones et des communautés locales du monde entier.

« Nous sommes confrontés à la double urgence du changement climatique induit par l’homme et de la perte de biodiversité, menaçant le bien-être des générations actuelles et futures. Le WWF est extrêmement préoccupé par ces nouvelles données qui montrent une chute dévastatrice des populations d’animaux sauvages, en particulier dans les régions tropicales qui abritent certains des paysages les plus riches en biodiversité au monde », a commenté Marco Lambertini, directeur général du WWF International.

Plusieurs facteurs ont joué un rôle dans la chute de 66 % des populations d’animaux sauvages en Afrique sur la période, ainsi que dans la chute globale de 55 % en Asie-Pacifique. Dans le monde entier, le rapport indique que les principaux facteurs de déclin des populations d’espèces sauvages sont la dégradation et la perte d’habitats, l’exploitation, l’introduction d’espèces envahissantes, la pollution, le changement climatique et les maladies.

« On pouvait entendre le rugissement du jaguar près de la communauté il y a trois ans, mais plus maintenant. Par rapport à mon enfance, j’ai été témoin d’une grande différence. Les animaux de la communauté ont maintenant disparu. Nous ressentons également ce manque dans les rivières. Les gens avaient l’habitude d’aller pêcher pour subvenir aux besoins de leurs familles, mais maintenant il n’y a plus de poissons. Les espèces d’arbres ont également disparu », a rapporté Flor Delicia Ramos Barba.

Avec son plus grand ensemble de données à ce jour, comprenant près de 32 000 populations de 5 230 espèces, les études menées montrent que ce sont dans les régions tropicales que les populations de vertébrés surveillés s’effondrent à un rythme particulièrement vertigineux.

« Les données de l’IPV révèlent notamment qu’entre 1970 et 2018, les populations d’espèces sauvages surveillées en Amérique latine et dans la région des Caraïbes ont chuté de 94 % en moyenne. En moins d’une vie, les populations d’eau douce surveillées ont chuté de 83 % en moyenne, soit le plus grand déclin de tous les groupes d’espèces. La perte d’habitat et les obstacles aux voies de migration sont responsables d’environ la moitié des menaces pesant sur les espèces de poissons migrateurs surveillées », ont-ils alerté.

Selon le rapport, l’intensification des efforts de conservation et de restauration, la production et la consommation de denrées alimentaires en particulier de manière plus durable, et la décarbonisation rapide et profonde de tous les secteurs peuvent atténuer les deux crises. Les auteurs appellent les responsables politiques à transformer les économies afin que les ressources naturelles soient correctement valorisées.  

Nelphie MIE

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