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Forêt : Politique forestière nationale, le GTCRR invite Claude Nyamugabo à amorcer un dialogue avec CAFI et FONAREDD

Le Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR) invite le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo à amorcer le dialogue avec le Fonds CAFI et le FONAREDD pour harmoniser sur le modus operandi pour la production d’une politique forestière nationale consensuelle sans sortir du cadre spécifique du PGDF (Programme de Gestion durable des Forêts). Dans une déclaration faite à Kinshasa, ce samedi 24 octobre, le GTCRR relève que la démarche actuelle du MEDD suscite quelques interrogations et en conséquence des doutes en ce qu’elle semble ne pas s’inscrire dans le PGDF, qui est pourtant une composante à part entière du Plan d’investissement REDD+ en cours de mise en oeuvre et de la stratégie Cadre REDD+.

Aerial view of forest in East Cameroon. Photo by Mokhamad Edliadi/CIFOR

Le GTCRR souligne les risques majeurs de sortir des balises, consensuellement déjà tracées, pour le développement de tous les programmes, en raison de l’unité de la vision, de la connectivité des objectifs gouvernementaux affirmés. Il propose par contre la production au préalable d’une analyse ou une revue sectorielle actualisée au titre de diagnostic du secteur forestier.

Au lancement des travaux de l’élaboration de la politique forestière nationale, au mois de mars 2020, le calendrier du ministère de l’Environnement et Développement durable prévoyait que le document de la politique forestière devrait être disponible d’ici la fin de cette année. « Intenable ! Si l’on veut faire un travail de qualité », rétorquent à ce jour, les acteurs de la société civile environnementale regroupés au seins du GTCRR. Ils soulignent la nécessité de  poser un véritable diagnostic du secteur des forêts, recueillir les données de terrain, notamment celles de la dynamique des tourbières et des communautés locales et peuples autochtones pygmées.  Continuer la lecture de Forêt : Politique forestière nationale, le GTCRR invite Claude Nyamugabo à amorcer un dialogue avec CAFI et FONAREDD

Conservation : 24 heures pour le climat, l’UE fait le point sur l’Alliance Virunga

L’Alliance Virunga est un partenariat qui réunit les autorités publiques, la société civile et le secteur privé liés géographiquement au Parc national des Virunga (PNVi) autour d’une vision commune du développement durable et inclusif. Elle poursuit trois objectifs, la conservation des ressources naturelles, la réduction de la pauvreté et la promotion de la paix. Cette mise au point a été faite à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse organisée par la délégation de l’UE, en marge de l’événement 24 heures pour le climat.
 

Cela fait plus de trente ans  que l’Union européenne finance le parc national des Virunga à l’Est de la RDC. Ces financements ce sont intensifiés depuis le lancement de l’Alliance Virunga. Une innovation pour la vision de l’UE dans son Green Deal.

« Ce que nous souhaitons faire dans ce partenariat, c’est de rendre au Congo et aux congolais cette richesse naturelle extra ordinaire, qui sont ses parcs de conservation. ce sont des joyaux, des trésors  qui peuvent apporter de la richesse aux populations« , a déclaré Jean Marc Chataigner, chef de la délégation de l’Union européenne en RDC.

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Forêt : Nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030), la partie congolaise s’apprête pour les négociations 

Il a fallu trois jours de travaux intenses pour que les participants à l’atelier des consultations nationales sur le cadre du nouveau partenariat RDC-CAFI, puissent formuler des recommandations pertinentes devant servir de trame de discussions entre le gouvernement congolais et le Fonds CAFI (Initiative pour les forêts d’Afrique Centrale). Des discussions prévues au mois de novembre et qui devront aboutir à la signature d’une lettre d’intention pour un nouveau partenariat qui démarre en janvier 2021, pour une période de 10 ans.

Au cours de ces consultations nationales organisées par le FONAREDD, les participants ont passé au peigne fin les forces et les faiblesses de la mise en oeuvre de la lettre d’intention signée en 2016.  Plusieurs points communs ont été relevés comme faiblesse, notamment, le manque de données et des statistiques, la nécessité pour le gouvernement de prendre ses responsabilités pour changer la classification du pays et les risques fiduciaires, les très bonnes lois dont la mise en oeuvre traine, et les défis de la gouvernance et de la  capacitation à tous les niveaux.

Aux cotés de ces faiblesses, se dressent  aussi les forces, sur lesquelles le nouveau partenariat en gestation pourrait se baser.  Il s’agit notamment de la volonté politique manifeste, la prise de conscience sur l’importance de préserver le capital forestier, et l’émergence d’une forte appropriation au niveau des provinces.

Le ministre de l’Environnement et développement durable s’est félicité du travail abattu par les experts. Il a par ailleurs promis une implication sans faille du gouvernement congolais pour la réussite du nouveau partenariat dont les négociations pourraient démarrer au mois de novembre prochain.

« En ma qualité du vice président du comité de pilotage du FONAREDD, je porterais le document final à l’attention des autres membres du gouvernement représentés dans le comité de pilotage, ainsi qu’au chef du gouvernement pour orientations finales. Ceci servira de base pour les négociations qui seront lancées avec CAFI », a indiqué Claude Nyamugabo, ministre de l’EDD. Continuer la lecture de Forêt : Nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030), la partie congolaise s’apprête pour les négociations 

Forêt : Le FONAREDD consulte les parties prenantes pour préparer le nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030)

Les enjeux au tour de la signature de la lettre d’intention entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI) pour la période 2021-2030, sont de taille. Il faut faire mieux que le premier volet signé en 2016. Le Fonds National REDD (FONAREDD) a réuni à Kinshasa, ce mardi 20 octobre, toutes les parties prenantes pour des objectifs bien précis, tirer les leçons apprises du premier partenariat RDC-CAFI, identifier les priorités du nouveau partenariat et formuler des nouveaux engagements nationaux.

« Notre rencontre de ce jour vise à puiser sur ce que nous avons bâti ensemble pour baliser l’avenir. En effet, les nombreux échanges que nous aurons durant ces trois jours vont effectivement définir et orienter les interventions du FONAREDD sur les dix prochaines années« , a déclaré Félicien Mulenda, coordonnateur du FONAREDD.

Selon lui, les présentes consultations sont organisées pour que la partie congolaise définisse ses priorités ainsi que des engagements réalistes qui sous-tendront le prochain accord avec CAFI. Les participants venants de toutes les provinces devront identifier, dans tous les secteurs concernés par la REDD, des innovations et des changements qu’ils poserons sur la table des négociations. Continuer la lecture de Forêt : Le FONAREDD consulte les parties prenantes pour préparer le nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030)

Conservation: La Réserve naturelle d’Itombwe au cœur des discussions à Kinshasa

 La possibilité de mener des stratégies et plaidoyers en vue de capitaliser les actions de la synergie sur l’accompagnement du processus de la réserve Naturelle d’Itombwe a été au centre des discussions entre les autorités politico-administratives et coutumières, les ONGs de conservation de la nature, les acteurs privés et étatiques, les gestionnaires de la RNI ainsi que les acteurs de la société civile environnementale, ce mardi 20 octobre à Kinshasa. 

Cet atelier de deux jours a pour objectifs de présenter l’état d’avancement du processus de conservation de la Réserve naturelle d’Itombwe (RNI), ainsi que les différentes activités déjà réalisées par cette réserve grâce aux appuis de ses partenaires. 

« Notre souci est de voir cette aire protégée atteindre sa mission pour laquelle elle a été créée. Comme celle de gouvernance partagée des ressources naturelles. Nous voulons assurer  l’autonomisation effective des communautés locales et peuples Autochtone vivant dans et autour de cette réserve. Nous voulons que les autorités compétentes s’impliquent effectivement dans la gestion durable de la réserve Naturelle d’Itombwe en la dotant de tous les outils juridiques, principalement son arrêté national qui permettra d’accéder à son processus de la mise en œuvre de son plan d’aménagement et de gestion », a indiqué le coordonnateur de  l’ONG AFRICAPACITY, Jean de Dieu Wasso.  Continuer la lecture de Conservation: La Réserve naturelle d’Itombwe au cœur des discussions à Kinshasa

Conservation : Une marche pour réclamer la sacralisation de l’Okapi et la création d’une juridiction spécialisée sur les questions écologiques

La Radiotélévision Environnement et Conservation de la nature (RTEC) avec l’ICCN et  le WCS ont organisé une marche pour réclamer la mise en place d’une juridiction spécialisée sur les questions écologiques et la sacralisation de l’Okapi, une espèce endémique de la RDC, menacée d’extinction. Cette marche qui a eu lieu le samedi 17 à Kinshasa, est partie du siège de la radio RTEC pour le jardin zoologique de Kinshasa. Cette action s’inscrit en marge de la journée internationale de l’Okapi célébrée chaque 18 octobre. 

« Il était opportun pour nous d’accompagner tous les acteurs qui soutiennent l’Okapi. Il n’ya pas longtemps à Lommela au Sankuru, un Okapi venait d’être abattu pour des raisons d’intronisation. Cela est encore tout frais dans les esprits des gens. Il était temps à travers cette célébration qu’on mette une attention particulière à cette espèce. Nos chefs coutumiers et traditionnels doivent être sensibilisés pour que la peau de l’Okapi ne serve plus à pouvoir consacrer l’intronisation de certaines personnalités », a indiqué Cosma Wilungula, directeur général de l’ICCN. « Il faut qu’ils comprennent  que la peau de l’Okapi ne peut pas être consacré à des activités qui attirent le braconnage ».

Les journalistes de cette chaîne thématiques accompagnés des quelques activistes et environnementalistes ont sur le passage, sensibilisé la population kinoise sur l’existence de l’Okapi, une espèce rare au monde placé aujourd’hui sur la liste rouge d’espèces en voie de disparition et sur les menaces qui pèsent sur cet animal emblématique. « L’Okapi comme espèce animale, c’est une fierté. Cette journée est une interpellation pour nous également que l’Okapi c’est notre identité comme congolais. Nous devrons assurer sa protection afin qu’on en fasse une mine pour la nation », a informé Déo Kujerankuja, directeur technique/WSC RDC.    Continuer la lecture de Conservation : Une marche pour réclamer la sacralisation de l’Okapi et la création d’une juridiction spécialisée sur les questions écologiques

Eau : Claude Nyamugabo s’en va-t-en guerre contre la pollution des eaux

La gestion des eaux usées par les industriels reste très préoccupante en République démocratique du Congo. Les pollutions qui en découlent sont désormais au coeur de l’action du ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo. Depuis, il a entrepris de visites dans les sites des entreprises extractives et manufacturières pour se rendre compte de la gestion de leurs effluents. Après l’étape du Haut Katanga, et Lualaba, où il a  visité les entreprises minières, Claude Nyamugabo a entamé sa mission d’inspection dans la ville de Kinshasa, où le constat sur la pollution des eaux est très amer. Après la visite des entreprise brassicoles et celles évoluant dans le cosmétique  ce samedi 17 octobre, le ministre a visité la MARSAVCO, ABEER COOLING et CARRIGRES.  

Site de CARRIGRES à Kinsuka Pompage (Kinshasa).

« L’ordonnance portant attributions des ministères fait de nous la police de l’environnement. Le ministre de l’Environnement c’est bien celui qui doit faire le terrain pour inspecter l’impact de l’industrie sur l’environnement« , a indiqué Claude Nyamugabo. « Nous recevons beaucoup des plaintes de la population sur la pollution des eaux, de l’air, voir même du sol par certaines industrie à Kinshasa« .

Pour le ministre de l’EDD, la mission en cours est à la  fois pédagogique et technique. « Nous avons constaté qu’il y’a des exploitants qui ne connaissent même pas qu’il relève du ministère de l’Environnement la gestion de l’eau, et ça c’est très grave, malgré l’existence d’une loi sur l’eau qui date de 2015« , s’est-il indigné.  Continuer la lecture de Eau : Claude Nyamugabo s’en va-t-en guerre contre la pollution des eaux

Santé : Angela Ebeleke, « nous devrons répliquer des façons créatives afin d’encourager les gens à se laver les mains » 

Alors qu’en 2020 le monde entier est engagé dans un combat sans merci contre la propagation du coronavirus, la Journée mondiale du lavage des mains prend encore plus de sens et vise à rappeler le public que ce geste simple, peut sauver des vies. Cette journée du 15 octobre tombe à pic avec la célébration de la journée internationale des femmes rurales, considérées comme un acteur clé dans la lutte contre cette pandémie. 

A l’occasion de ces deux dates commémorées le même jour, Angela Ebeleke, Co-point focal genre RDC-CCNUCC et directrice de  l’organisation C.net zéro, depuis Manchester (Angleterre), appelle les autorités congolaise à multiplier les efforts pour que chaque femme ne puisse ma,nquer de l’eau propre et du savon pour se protéger et protéger sa famille à travers son métier d’agricultrice. 

« En ce jour nous devrons sensibiliser les femmes rurales et citadines à repartir à la culture. Même si elles n’ont plus assez d’espaces et des jardins   pour cultiver, elles doivent savoir que c’est possible de le faire même dans son balcon. Elles peuvent toujours produire des fruits à partir d’un seul grain et arriver à pallier à l’insuffisance alimentaire», a exhorté Angela Ebeleke. Continuer la lecture de Santé : Angela Ebeleke, « nous devrons répliquer des façons créatives afin d’encourager les gens à se laver les mains » 

Biodiversité : Ambitions et action, la seule solution à la crise de la nature

Le Sommet sur la Biodiversité en clôture de la dernière Assemblée générale des Nations Unies du 15 au 30 septembre a été l’occasion aux chefs d’État et de gouvernement de reconnaître la perte de biodiversité dans le monde et de constater l’absence de mesures suffisantes pour s’attaquer à ce problème. Un certain nombre de pays ont pris des engagements, mais au niveau mondial, il faut faire beaucoup plus pour lutter contre la crise de la nature.

En septembre de chaque année, les dirigeants mondiaux représentant 193 États membres des Nations Unies se réunissent pour l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) afin de discuter de certains des problèmes les plus complexes du monde. Célébrant le 75e anniversaire des Nations Unies, l’AGNU de cette année a connu deux premières : premièrement, l’assemblée est devenue virtuelle en raison des restrictions imposées par la  COVID-19 et deuxièmement, la dégradation de la nature a enfin reçu l’attention qu’elle méritait avec une journée entière consacrée à des discussions axées sur des mesures urgentes en matière de biodiversité pour le développement durable. Continuer la lecture de Biodiversité : Ambitions et action, la seule solution à la crise de la nature

Forêt : La CNCEIB saisit le Chef d’Etat-Major de la Force navale et d’autres services étatiques pour l’évacuation des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole

La Coalition nationale contre l‘exploitation illégale du bois (CNCEIB), s’insurge contre la persistance des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole. Dans une correspondance adressée au Chef d’Etat major de la Force navale, avec en ampliation d’autres services étatiques, notamment ceux du ministère de transport et voies de communication, cette organisation de la société civile sollicite l’implication de la force navale pour que ces cargaisons des bois d’oeuvre soient saisies et ramenées dans les ports pour la vérification de leur légalité.

« Pour faciliter le contrôle des services de l’environnement et contribuer à la lutte contre la criminalité forestière, nous vous demandons d’instruire les éléments de la Force Navale en poste à Kinkole d’évacuer toutes les cargaisons des bois disséminées dans les ilots et les conduire vers les ports privés aménagés pour accueillir les grumes notamment MICA SARL (ex MOMBEMBE), IBRA (ex MBOMBOKIN) et SAFRICAS« , peut-on lire dans cette correspondance dont Environews s’est procurée une copie.

Cette situation est consécutive à la dénonciation de la Société Civile relative à l’exploitation illégale du bois par les artisanaux dont les marchandises se trouvent stockées et vendues dans les différents ports et ilots de Kinkole dans la Commune de la N’sele, et le long du fleuve.   Continuer la lecture de Forêt : La CNCEIB saisit le Chef d’Etat-Major de la Force navale et d’autres services étatiques pour l’évacuation des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole