Archives de catégorie : Climat

Gabon : A cause des effets du changement climatique, des élephants frugivores menacés par la famine dans le parc national de la Lopé

Une étude menée dans le parc national de la Lopé au Gabon, met en évidence la baisse de la production fruitière de l’ordre de 81 % entre 1986 et 2018 ainsi qu’un affaiblissement depuis 2008, de l’ordre de 11 %, de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores. Cette recherche souligne la manière dont le changement climatique dans le monde affecte les plantes et les animaux à l’échelle locale via la réduction de la quantité de nourriture disponible dans les forêts. De plus, l’étude vient s’ajouter au corpus mondial de données probantes qui mettent en exergue la crise actuelle en terme de biodiversité et les conséquences liées au changement rapide des conditions climatiques.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

« Il est alarmant de constater que le changement climatique entraîne la famine chez les éléphants de forêt et les oblige peut-être à quitter les forêts pour s’approcher des villages à la recherche de nourriture, ce qui les amène à ravager les plantations », a indiqué le ministre gabonais en charge des Eaux, des Forêts, de la Mer, de L’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des Terres, Lee White.

En moyenne, les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, mais aujourd’hui ils doivent en chercher sur plus de 50 pour en trouver. Cette situation s’explique par le fait que le climat de la région a changé depuis les années 1980, devenant plus chaud et plus sec, et cela est peut-être à l’origine du déclin de la production fruitière dans les forêts tropicales. Précisent les scientifiques.

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Catastrophes naturelles : Kinshasa la ville qui subit toujours attend enterrer ses morts à l’arrivée de pluies

Vaut mieux prévenir que guérir dit-on, mais à Kinshasa la capitale de la République démocratique du Congo, cet adage n’a jamais trouvé du répondant. A l’approche de grandes pluies qui s’annoncent sur la ville, tout porte à croire que les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Les kinois pourraient s’attendre au pire, pas par un hasard mais plutôt par l’impréparation des ses dirigeants.

L’image d’un jeune enfant pris au piège et mort dans la boue à Kinsenso, après une forte pluie qui a causé la mort de plus de 50 personnes l’année passée ne quittera jamais la mémoire collective des kinois. Le traitement indélicat des dépouilles mortelles des victimes de ces pluies diluviennes restera à jamais comme une épine dans le dos des proches qui ont vu les leur partir sous un regard mesquin des dirigeants. Et pourtant, dit-on, gouverner c’est  prévoir!

L’on se souviendra encore d’un coup de com orchestré par Neron Mbungu, vice gouverneur de la Ville de Kinshasa. Droit dans ses botes bravant les eaux de ruissellement. Le vice Gouv s’était  présenté comme la fille de Pharaon au secours de Moise, l’israélite abandonné dans les eaux par sa mère, par crainte de représailles.  Continuer la lecture de Catastrophes naturelles : Kinshasa la ville qui subit toujours attend enterrer ses morts à l’arrivée de pluies

Climat : Journée internationale de la protection de la couche d’Ozone, Elie Umba plaide pour l’identification et l’encadrement des techniciens du froid en RDC

Le coordonnateur national du Bureau Ozone – RDC, Elie Umba a plaidé pour l’identification et l’encadrement des parties prenantes évoluant dans le secteur du froid afin de limiter l’impact de leur métier sur la couche d’ozone. Il a fait cette déclaration lors d’un plateau spécial Village 243, organisé par Environews TV, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la protection de la couche d’Ozone, le 16 septembre 2020, et dont le thème est « l’Ozone pour la vie ». 

« Il y a 35 ans, qu’il a été constaté qu’il y a un trou au niveau de la stratosphère, la couche située à partir de10 jusqu’à 50 km au-delà de la terre. Et pourtant, c’est cette couche qui nous protège contre les rayonnements solaires ultraviolets à l’origine du cancer de la peau, et de maladies telle que la cataracte avec toutes ses conséquences. Les gens se sont rendus compte que l’humanité est en danger surtout la vie humaine », a-t-il indiqué.

Les hydrofluorocarbures sont pointés du doigt dans la destruction de cette couche. Ces gaz dont les capacités de réchauffement sont redoutables sont utilisés souvent dans l’industrie du froid, notamment dans la climatisation. « Nous voudrons amener tout ce gens-là (Ndlr : les utilisateurs de ces gaz), à être certifiés parce que ces sont de substances sous haute surveillance. Même leur importation, nécessite que le Bureau national prépare le dossier pour le ministre en charge de l’Environnement qui doit donne l’autorisation à celui du Commerce extérieur pour permettre leur entrée », a déclaré le coordonnateur du bureau Ozone-RDC. Continuer la lecture de Climat : Journée internationale de la protection de la couche d’Ozone, Elie Umba plaide pour l’identification et l’encadrement des techniciens du froid en RDC

Environnement : Au moins cinq journalistes environnementaux tués en dix ans dans le monde

En une décennie, 20 journalistes ont été tués pour avoir traité de sujets environnementaux. Dix d’entre eux l’ont été au cours des cinq dernières années. Neuf de ces derniers ont été froidement assassinés en Colombie (2), au Mexique (1), aux Philippines (1), en Birmanie (1) et en Inde (4). Parmi eux, le correspondant du quotidien hindiphone Kampu Mail, Shubham Mani Tripathi, abattu de six balles dont trois en pleine tête en juin 2020. Le journaliste indien venait de partager sur Facebook ses craintes d’être assassiné par la “mafia du sable” en raison des enquêtes qu’il menait sur des cas d’expropriations illégales.

Sale temps pour le “journalisme environnemental”. Les exactions contre les journalistes qui travaillent sur des questions liées à l’environnement sont devenues courantes. Brandon Lee en sait quelque chose. Le 6 août 2019, ce journaliste américain basé aux Philippines et travaillant pour l’hebdomadaire Nordis a échappé de peu à une tentative d’assassinat. Ces dernières années, “j’étais suivi, sous surveillance, menacé de mort et signalé sur les réseaux sociaux”, se souvient le journaliste qui couvrait notamment, dans le nord de l’archipel, des sujets environnementaux qui dénoncent des injustices que tout gouvernement veut dissimuler”. 

Cet incident grave est l’un des 53 cas de violations du droit d’informer recensés par RSF depuis la publication du rapport Climat hostile contre les journalistes environnementaux qui dressait, fin 2015, un premier bilan des violations visant spécifiquement les journalistes travaillant sur cette thématique. Les tendances constatées il y a cinq ans se confirment et s’inscrivent désormais dans la durée : en moyenne, près de deux journalistes sont assassinés tous les ans pour avoir enquêté sur la déforestation, l’extraction minière illégale, l’accaparement des terres ou plus spécifiquement sur la pollution, les conséquences environnementales d’activités industrielles ou de projets de construction d’infrastructures majeures.

A ce bilan de journalistes brutalement éliminés, il convient d’ajouter la mort suspecte, en détention, de Muhammad Yusuf, sur l’île de Bornéo, en Indonésie, en 2018. Le journaliste, qui travaillait pour les sites d’information Kemajuan Rakyat et Berantas News, a été emprisonné, après avoir révélé des affaires d’expropriations illégales liées aux activités d’une société de production d’huile de palme, et après avoir été accusé de diffamation par cette dernière. Son épouse est convaincue que sa mort n’est pas naturelle, car le corps du journaliste montrait des traces de coups portés à la nuque.

Ce bilan pourrait être encore plus lourd. Ses articles sur les conséquences inhumaines de la pollution des hydrocarbures, ont valu au journaliste sud-soudanais du groupe de presse Nation Media Group (NMG) Joseph Oduha d’être détenu, torturé et sous une telle pression des consortiums pétroliers et des autorités qui l’accusaient de “menacer la sécurité nationale” qu’il a été contraint à l’exil en 2019. De même, en Colombie, Alberto Castaño et María Lourdes Zimmermann, tous deux spécialisés sur les questions environnementales pour Natural Press, ont dû quitter le territoire pour rester en vie. Dans ce pays, où deux journalistes communautaires, Maria Efigenia Vásquez Astudillo et Abelardo Liz, ont été assassinés en moins de trois ans pour avoir dénoncé l’accaparement des terres par des grands groupes privés, les menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux sont prises très au sérieux.

“Le journalisme environnemental est devenu considérablement plus dangereux qu’il ne l’était par le passé, constate le journaliste Peter Schwartzstein, spécialiste des questions environnementales au Proche Orient et en Afrique du Nord. Auteur du rapport The Authoritarian War on Environmental Journalism, il estime également que cette tendance est “intimement liée à une prise de conscience croissante de l’importance de l’environnement”. L’augmentation de la pollution et les effets visibles du réchauffement climatique ont contribué à sensibiliser le public mais aussi les gouvernements sur “des préoccupations qui étaient hier marginales” et auparavant hors des radars médiatiques.

L’Asie et l’Amérique, les deux zones rouges

Si les exactions contre les journalistes environnementaux se produisent sur l’ensemble des continents, deux régions du monde concentrent 66 % des incidents répertoriés : l’Asie et l’Amérique. En Asie, l’Inde est le pays de tous les records : celui du nombre de journalistes tués (4), du nombre d’agressions violentes (4) et de journalistes faisant l’objet de menaces et poursuites judiciaires (4). La quasi-totalité des cas d’exactions est liée à “la mafia du sable”.

Après l’eau, le sable est une ressource naturelle tout aussi précieuse, limitée et demandée”, explique la journaliste indienne Sandhya Ravishankar, et son extraction massive a un fort impact environnemental. Couvrir de tels sujets “représente une menace pour de nombreuses industries et industriels puissants dont les moyens de subsistance dépendent du sable comme matière première, poursuit la reporter, qui a enquêté sur la mafia du sable dans l’Etat du Tamil Nadu. C’est la raison pour laquelle il y a invariablement beaucoup de violences contre les journalistes qui rapportent l’extraction illégale de sable”, souligne celle qui fut notamment confrontée à une violente campagne de diffamation à la suite de ses enquêtes. Le harcèlement moral dont elle a été la cible de la part des mineurs et qui a conduit à sa marginalisation dans sa région, y compris par ses pairs, est pour elle “la blessure la plus grave et la plus durable” qu’elle ait subie.

La voie “légale” pour réduire les journalistes au silence

Il n’est pas forcément nécessaire de recourir aux méthodes les plus radicales pour réduire les journalistes au silence. Ceux qui tentent de révéler la vérité sur des pratiques destructrices de l’environnement par de puissants groupes privés peuvent aisément se retrouver dans le box des accusés, sur la base de législations sur la diffamation. Neuf journalistes ont ainsi récemment fait l’objet de procédures judiciaires à travers le monde.

Parmi eux, le journaliste thaïlandais Pratch Rujivanarom. Pour avoir rédigé un article pour le quotidien en langue anglaise The Nation dénonçant la pollution de l’eau par les activités de la compagnie minière MPC, il a été accusé de diffamation sur la base du Code pénal et de la loi sur les crimes informatiques (Computer Crimes Act) en 2017, avant que le géant minier, confronté à la solidité de son travail, ne retire sa plainte. En France, la journaliste indépendante Inès Léraud, qui enquête sur les conséquences environnementales de l’agriculture intensive en Bretagne, fait déjà l’objet de deux plaintes en diffamation en l’espace de deux ans. La première, déposée contre l’auteure de l’enquête ”Algues vertes, l’histoire interdite par une personnalité du paysage agroalimentaire breton qui n’hésitera pas à la dénigrer directement sur les ondes radio et par courriel, sera finalement retirée quelques jours avant l’audience prévue, début janvier 2020.

Si la plupart des poursuites judiciaires engagées dans des cas similaires aboutissent à la relaxe des journalistes, certaines procédures peuvent les conduire en prison pour longtemps. En Ouzbékistan, Solidjon Abdourakhmanov, auteur de nombreux articles sur les conséquences de la catastrophe écologique de la mer d’Araln’est redevenu un homme libre qu’en 2017, après neuf ans passés derrière les barreaux. Au Guatemala, le journaliste Carlos Choc risque 20 à 30 ans de prison pour avoir dénoncé la contamination d’un lac par la compagnie minière CGN-Pronico. En Inde, ce n’est qu’à l’issue de 22 ans de procédure que le journaliste de Newstime Shailendra Yashwant, son rédacteur en chef Ramoji Rao et le rédacteur en chef de Sanctuary Features, Bittu Sahgal, accusés de diffamation pour avoir écrit et publié un article faisant état de la pollution dans l’Etat du Gujarat, ont finalement été acquittés !

De multiples interpellations 

La violation la plus courante qui affecte le plus grand nombre de journalistes couvrant des sujets liés à l’environnement reste l’interpellation et la mise en garde à vue. En Russie, début juin 2020, une journaliste et un photographe, Elena Kostyuchenko et Youri Kozyrev, ont été détenus à plusieurs reprises alors qu’ils enquêtaient pour le journal Novaya Gazeta sur la catastrophe écologique de Norilsk, sous le prétexte d’avoir « violé la quarantaine ». Au Canada et aux Etats-Unis des dizaines de journalistes ont été interpellés entre 2016 et 2020 alors qu’ils couvraient des manifestations d’écologistes et de communautés autochtones opposés à la construction d’un gazoduc, d’un grand barrage hydroélectrique et d’un pipeline sur leurs terres ancestrales. Dans ces deux pays, plusieurs journalistes ont fait l’objet de poursuites pour intrusion de propriété privée, avant d’être finalement autorisés par la justice à couvrir les manifestations indigènes.

Suivre des militants écologistes n’est pas sans risque non plus au Royaume-Uni et en France. La couverture d’une action du mouvement Extinction Rébellion sur les aéroports de Londres en 2019 et d’Orly en 2020, a été dans le premier cas entravée par la police et dans le deuxième marquée par le maintien en garde à vue du journaliste de Reporterre Alexandre-Reza Kokabi pendant dix heures. En Australie, le journaliste français Hugo Clément et son équipe de tournage, qui enquêtaient pour France 2 sur le projet minier de Carmichael, particulièrement climaticide, ont également été arrêtés et placés en garde à vue alors qu’ils filmaient des manifestants écologistes.

Pressions palpables et insidieuses

Les pressions subies par les journalistes qui travaillent sur les questions environnementales peuvent être frontales, comme en Chine où la journaliste du Caixin Weekly, Zhou Chen, a été ouvertement suivie, menacée et harcelée par des officiels et la police d’une ville affectée par un incident de pollution industrielle en novembre 2018. Mais elles sont souvent plus insidieuses. C’est le cas en Egypte d’une journaliste spécialisée sur les questions environnementales et qui souhaite garder l’anonymat. A la suite de la publication d’articles sur un sujet sensible lié aux importations de charbon, elle a constaté être sous surveillance et ne peut plus voyager sans être bloquée pendant plusieurs heures à l’aéroport. Au Japon, des journalistes dénoncent l’autocensure en vigueur dans les grands médias sur tout ce qui a trait aux conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima – résultat, selon eux, des pressions du gouvernement et du lobby du nucléaire, qui souhaitent empêcher la publication d’informations donnant “une image négative du Japon” ou pouvant nuire à la préparation des Jeux olympiques 2020, qui devaient avoir lieu à Tokyo cet été.

Directes ou plus subtiles, l’ensemble de ces pressions et des violations du droit d’informer sur des questions environnementales ne sont pas sans conséquence. “Aussi importantes soient-elles, ces histoires d’exploitation de ressources naturelles, de liens avec le pouvoir et de violences subies par les populations ne seront pas rapportées. Tout simplement parce que les journalistes n’oseront pas les raconter, et ils auront raison d’avoir peur“, regrette la journaliste Sandhya Ravishankar. Cette répression contribue même à une dégradation accrue de l’environnement, estime son confrère Peter Schwartzstein : “La couverture largement insuffisante des catastrophes et des malheurs environnementaux contribue à aggraver d’énormes problèmes environnementaux, qui empirent dans ces trous noirs de l’actualité.” 

A défaut de pouvoir apporter une protection aux journalistes environnementaux ou, au minimum, “un semblant de protection”, plaide Sandhya Ravishankar, être journaliste environnemental restera plus que jamais “un défi”, pour reprendre les mots du journaliste Brandon Lee. Et pas seulement aux Philippines.

Avec RSF

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Salubrité : ETEC-ENVIRONNEMENT va accompagner la ville de Kinshasa dans la sensibilisation sur l’assainissement et le recyclage des déchets plastiques

En marge  de la journée mondiale sans sac plastique instituée par les Nations Unies et célébrée le 03 juillet de chaque année, le ministère provincial de l‘environnement, tourisme et Aménagement de la ville a organisé un mini atelier pour conscientiser la population de Kinshasa sur la nécessité de préserver les écosystèmes et l’environnement.

C’est dans cette optique que l’ASBL ETEC, connue pour ses services funèbres à travers la nécropole entre ciel et terre a saisi l’occasion pour présenter son côté écologique pour lequel, elle va s’investir aux cotés du gouvernement provincial dans la sensibilisation des masses.  

« Nous avons deux volets. Le premier consiste à sensibiliser la population par rapport au tri. Le deuxième volet consiste à recycler les déchets plastiques. Nous avons voulu démontrer à l’Hôtel de ville à travers le ministère de l’environnement que si nous facilitons le tri, il y’a des opérateurs qui existent et qui sont intéressés par le déchet tout en le recyclant et en le mettant en valeur », a déclaré Eric Mukuna, responsable de communication de l’ASBL ETEC. Continuer la lecture de Salubrité : ETEC-ENVIRONNEMENT va accompagner la ville de Kinshasa dans la sensibilisation sur l’assainissement et le recyclage des déchets plastiques

Forêt : La coordination nationale de la COMIFAC valide les données d’enquête 2018-2019 sur les forêts de la RDC

Dans le but de promouvoir les connaissances et améliorer la gestion durable des écosystèmes forestiers, la coordination nationale de la COMIFAC a oganisé un atelier de validation des données d’enquête 2018-2019 sur les forêts congolaises, à Kinshasa, ce mercredi 24 juin. 

Au cours de cette atelier, le coordonnateur national de cette institution sous régionale, Luc Atundu a tenu à démontrer avant tout l’importance de la campagne nationale de récolte des données. Des données qui serviront au pays de mieux réconforter son leadership dans le débat international sur les changements climatiques étant donné que la RDC possède 60% des forêts denses et humides d’Afrique centrale.

Il par ailleurs rappelé qu’à l’issue de séances de concertations organisées à l’échelle sous-régionale de révision d’indicateurs de collecte des données, « l’on est arrivé à harmoniser ces indicateurs de collecte des données aux objectifs globaux, dont le processus FRA-FAO, OIBT, ODD », d’une part. D’autres parts, l’on est arrivé à identifier de « nouvelles thématiques pertinentes pouvant contribuer de manière transversale à la mise en œuvre du Plan de convergence de la COMIFAC », a t-il souligné d’entrée de jeu.  Continuer la lecture de Forêt : La coordination nationale de la COMIFAC valide les données d’enquête 2018-2019 sur les forêts de la RDC

JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

Le 05 juin de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’environnement. Pour cette année 2020, l’ONU a choisi comme thème, la biodiversité. Ce thème fait appel à l’action pour lutter contre la dégradation du monde naturel et également la perte énorme des espèces sauvages et de leurs écosystèmes.

Que représente cette journée pour les habitants de Kinshasa, certains d’entre eux se sont exprimés à notre micro. « L’idée est là, par ce que nous sommes fleuristes horticulteurs », a déclaré Albert Ngombolo, président des horticulteurs du boulevard Lumumba dans la commune de Limete.  « L’environnement c’est nous. C’est nous qui plantons, nourrissons les arbres et vendons des fleurs qui embellissent la ville bref c’est notre journée. Mais hélas, je suis surpris d’apprendre qu’il y a  une journée dédiée à l’environnement. Les autorités de ce secteurs non seulement qu’elles ne nous associent à la célébration, mais elles ne nous informent même pas quand à l’existence de cette journée ».

Par ailleurs, Albert Ngombolo se dit indigné de ne pas être considéré bien que horticulture est l’une des pièces importante dans le secteur de l’environnement. « C’est depuis 2003 que  je suis là, c’est seulement une seule fois que les autorités de l’environnement nous ont visité. Mon message est que le ministre de l’Environnement accorde une attention particulière à notre métier qui est en danger, les fleuristes nous sommes négligés », a-t- il renchérit. Continuer la lecture de JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

La République démocratique du Congo est un grand pays environnemental au coeur de l’Afrique. Avec plus de 165 millions d’hectares de forêts représentant environ 60% des forêts du bassin du Congo, le pays se positionne comme le second poumon de la planète après l’Amazonie. Cependant, la RDC ne tire réellement pas profit de cette position stratégique qu’elle occupe au regard de services environnementaux que ses forêts rendent à la planète entière.

Jean-Marie Bolika, chef de projet gouverne forestière au WWF-RDC.

Pour Jean Marie-Bolika, expert en gouvernance forestière au WWW-RDC, le plus grand challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts. cette déclaration a été faite lors d’un entretien à l’occasion de la célébration de la Journaée mondiale de l’environnement. 

« Nous avons une superficie forestière importante et considérable en termes d’autant d’hectares des forêts protégées. Il faut que l’Etat congolais et sa communauté puisse tirer de bénéfices de ces forêts qu’on nous demande de protéger. C’est ça le challenge aujourd’hui », a-t-il précisé. Continuer la lecture de JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a au cours d’une adresse à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, invité la population congolaise à s’investir dans la préservation de la biodiversité, et la protection de l’environnement. 

Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, lors de la restitution de l COP25, à Kinshasa.

Pour Claude Nyamugabo, le thème choisi est un appel à l’action. «  Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction à travers le monde, en grande partie à cause des activités humaines. Cette journée nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement », a-t-il mentionné.

La République démocratique du Congo, pays de la Méga biodiversité, avec plus de dix mille espèces endogènes,  figure parmi les plus riches du continent en termes de ressources naturelles tant renouvelables que non–renouvelables.  Continuer la lecture de JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

JME2020 : Enjeux environnementaux, le Club PV interpelle les autorités

Le club PV représenté par son coordonateur Idris MUFUKA, a organisé une acitivité sur la place Echangeur dans la Commune de Limete. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement avait pour  objectif, consolider les engagements pris par la République démocratique du Congo en report avec la desserte en énergie et la préservation de l’environnement, et dresser un cahier de charge qui pourra aider le gouvernement congolais à mettre un accent sur la production de l’energie renouvelable notamment avec les tonnes de dechets qui sont produits et  ne sont pas valorisés.

À la même occasion, Madame Bosingizi Jeanette, Coordonatrice de l’ONG Logos premier , pense que l’energie et la conservetion des forets sont, entre-autre des éléments qui sont à la base du développement d’un pays.  Selon elle, tous les pays qui mettent les moyens dans l’énergie et qui donnent de la valeur à l’environnement, sont ceux qui avancent mieux dans tous les secteurs de la vie à l’instar du Maroc.

Pour conclure, Idris MUFUKA, coordonateur de la synergie panafricaine de profennels de métiers en energies renouvelable ( Club PV), pense que le gouvernement provincial ne réussi pas avec son programme de Kin – Bopeto car, il n’existe aucune politique claire de transformation des déchets en énergie renouvelable.

 » Kin – Bopeto ne marche pas parce que jusqu’ici on a pas encore maitrisé la stratégie de transformation de ce déchets. Il ne faut pas ramasser les déchets sur le point A pour aller déposer sur le point B. Il faut plutôt faire de déchets une source de revenu, mais également une source d’énergie « , a indiqué Monsieur Mufuka.

Il a par ailleurs exhorté  l’autorité urbaine à  investir dans la transformation des déchets pour produire de l’énergie électrique dont les kinios on t besoin pour leur développement.

Désiré WEMBOLOWA