Archives de catégorie : Forêt

Forêt : Le FONAREDD consulte les parties prenantes pour préparer le nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030)

Les enjeux au tour de la signature de la lettre d’intention entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI) pour la période 2021-2030, sont de taille. Il faut faire mieux que le premier volet signé en 2016. Le Fonds National REDD (FONAREDD) a réuni à Kinshasa, ce mardi 20 octobre, toutes les parties prenantes pour des objectifs bien précis, tirer les leçons apprises du premier partenariat RDC-CAFI, identifier les priorités du nouveau partenariat et formuler des nouveaux engagements nationaux.

« Notre rencontre de ce jour vise à puiser sur ce que nous avons bâti ensemble pour baliser l’avenir. En effet, les nombreux échanges que nous aurons durant ces trois jours vont effectivement définir et orienter les interventions du FONAREDD sur les dix prochaines années« , a déclaré Félicien Mulenda, coordonnateur du FONAREDD.

Selon lui, les présentes consultations sont organisées pour que la partie congolaise définisse ses priorités ainsi que des engagements réalistes qui sous-tendront le prochain accord avec CAFI. Les participants venants de toutes les provinces devront identifier, dans tous les secteurs concernés par la REDD, des innovations et des changements qu’ils poserons sur la table des négociations. Continuer la lecture de Forêt : Le FONAREDD consulte les parties prenantes pour préparer le nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030)

Biodiversité : Ambitions et action, la seule solution à la crise de la nature

Le Sommet sur la Biodiversité en clôture de la dernière Assemblée générale des Nations Unies du 15 au 30 septembre a été l’occasion aux chefs d’État et de gouvernement de reconnaître la perte de biodiversité dans le monde et de constater l’absence de mesures suffisantes pour s’attaquer à ce problème. Un certain nombre de pays ont pris des engagements, mais au niveau mondial, il faut faire beaucoup plus pour lutter contre la crise de la nature.

En septembre de chaque année, les dirigeants mondiaux représentant 193 États membres des Nations Unies se réunissent pour l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) afin de discuter de certains des problèmes les plus complexes du monde. Célébrant le 75e anniversaire des Nations Unies, l’AGNU de cette année a connu deux premières : premièrement, l’assemblée est devenue virtuelle en raison des restrictions imposées par la  COVID-19 et deuxièmement, la dégradation de la nature a enfin reçu l’attention qu’elle méritait avec une journée entière consacrée à des discussions axées sur des mesures urgentes en matière de biodiversité pour le développement durable. Continuer la lecture de Biodiversité : Ambitions et action, la seule solution à la crise de la nature

Forêt : La CNCEIB saisit le Chef d’Etat-Major de la Force navale et d’autres services étatiques pour l’évacuation des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole

La Coalition nationale contre l‘exploitation illégale du bois (CNCEIB), s’insurge contre la persistance des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole. Dans une correspondance adressée au Chef d’Etat major de la Force navale, avec en ampliation d’autres services étatiques, notamment ceux du ministère de transport et voies de communication, cette organisation de la société civile sollicite l’implication de la force navale pour que ces cargaisons des bois d’oeuvre soient saisies et ramenées dans les ports pour la vérification de leur légalité.

« Pour faciliter le contrôle des services de l’environnement et contribuer à la lutte contre la criminalité forestière, nous vous demandons d’instruire les éléments de la Force Navale en poste à Kinkole d’évacuer toutes les cargaisons des bois disséminées dans les ilots et les conduire vers les ports privés aménagés pour accueillir les grumes notamment MICA SARL (ex MOMBEMBE), IBRA (ex MBOMBOKIN) et SAFRICAS« , peut-on lire dans cette correspondance dont Environews s’est procurée une copie.

Cette situation est consécutive à la dénonciation de la Société Civile relative à l’exploitation illégale du bois par les artisanaux dont les marchandises se trouvent stockées et vendues dans les différents ports et ilots de Kinkole dans la Commune de la N’sele, et le long du fleuve.   Continuer la lecture de Forêt : La CNCEIB saisit le Chef d’Etat-Major de la Force navale et d’autres services étatiques pour l’évacuation des radeaux des grumes d’origine illégale dans les Ilots avoisinant les ports de Kinkole

Bassin du Congo : La huitième réunion du Conseil Directeur du PFBC se tiendra à Kinshasa en décembre 2020

La huitième réunion du Conseil Directeur du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC), se tiendra à Kinshasa en décembre 2020. L’annonce a été faite ce mardi 13 octobre, par le facilitateur de cette structure, Christian Rock, en séjour de travail à Kinshasa. 

Dr. Christian Ruck, facilitateur de la République Fédérale d’Allemagne au Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), lors d’une réunion avec la société civile à Kinshasa.

A en croire le facilitateur, la réunion de Kinshasa sera très stratégique et déterminante car, précise-t-il, elle devra aboutir à une position commune des pays de la sous région sur les questions de la biodiversité et du climat, étant donné que de grands sommets sont prévus en 2021.

« Le bassin du Congo c’est le deuxième poumon du monde. Il est important de faciliter et organiser une position commune de ses pays aux conférences et en direction de la communauté internationale », a-t-il indiqué.  Continuer la lecture de Bassin du Congo : La huitième réunion du Conseil Directeur du PFBC se tiendra à Kinshasa en décembre 2020

Forêt : La science doit étayer les initiatives de restauration des forêts d’Afrique, disent les experts

Selon les délégués de la conférence sur la plantation d’arbres organisée par CIFOR-ICRAF et Resilient Landscapes, il est crucial d’utiliser les données scientifiques et techniques comme levier pour reverdir la planète. Cette conclusion s’applique également à l’Afrique, dont les pays se sont engagés à restaurer 100 millions d’hectares de paysages déboisés et dégradés d’ici 2030 dans le cadre de l’Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains(AFR100).

Photo: Ministère de l’environnement, Rwanda

Les experts ont clairement fait savoir que les bonnes intentions ne suffisent pas pour améliorer les moyens de subsistance, façonner des paysages plus productifs et résoudre la crise climatique. « Si la restauration forestière, les plantations d’arbres, ne sont pas bien réalisées, tous ces efforts seront gâchés et pourraient même avoir des retombées négatives, » a déclaré Ramni Jamnadass, coresponsable du programme Productivité et diversité des arbres à l’ICRAF. « Les avancées scientifiques et technologiques augmentent les chances de réussite en nous aidant à planter la bonne essence d’arbre au bon endroit et pour un bon usage. »

Le forum intitulé « La plantation d’arbres peut-elle sauver notre planète ? » a rassemblé des chercheurs, des experts des forêts, des responsables de communauté et des jeunes pour discuter du besoin de transformer ces engagements en arbres et en forêts durables – une condition essentielle pour aider l’Afrique à atteindre ses objectifs de restauration. Continuer la lecture de Forêt : La science doit étayer les initiatives de restauration des forêts d’Afrique, disent les experts

Conservation : Félix Tshisekedi, « les menaces sur la biodiversité de la RDC sont accentuées par les groupes armés d’origine interne et externe »

S’exprimant lors du Sommet des Nations Unies sur la biodiversité, tenu le 30 septembre 2020, en marge de la 75ème Assemblée générale de l’ONU, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshsekedi a informé que les lourdes menaces qui pèsent sur la biodiversité de la RDC sont accentuées par l’activisme des groupes armés d’origine interne et externe.  A cela s’ajoute également, le commerce international illégal des ressources naturelles, en particulier dans la partie Est et Nord -Est du pays.

« L’un et l’autre de ces phénomènes anéantissent totalement tous les efforts de conservation et de gestion durable de la biodiversité. Je voudrais inviter la Communauté internationale à soutenir nos efforts en contrôlant plus efficacement le commerce international des ressources naturelles et en s’abstenant d’appuyer les groupes armés qui empêchent la République démocratique du Congo de bien gérer ses aires protégées« , a précisé le président de la RDC.

Par ailleurs, Félix Antoine Tshisekedi n’a pas hésité de rappeler aux nations, le rôle que joue la biodiversité congolaise, dans l’équilibre climatique mondial. Il a souhaité que tous les efforts consentis par la RDC pour la conservation de celle-ci soient compensés.

« Mon pays a le droit de bénéficier effectivement des compensations pour la conservation de ses forêts au profit de toute la planète« , a-t-il insisté.

Alfred NTUMBA

Forêt : Le nouveau Conseil d’administration du Fonds Forestier national installé 

Honoré Mulumba Kalala et son équipe ont pris officiellement les manettes de commande de l’établissement public, Fonds Forestier National, ce mercredi 30 septembre à Kinshasa, après une brève cérémonie de remise et reprise organisée à cette occasion en présence du ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Il remplace ainsi, Alain Kalangiro Chishugi,  qui lui a été nommé directeur général adjoint. 

Prenant la parole, Claude Nyamugabo a tenu  à rappeler à cette nouvelle équipe le travail dont la nation congolaise attend d’elle, encore que le FFN est un acteur majeur dans la gestion durable des écosystèmes forestiers et un bras séculier du Gouvernement Congolais en matière de financements des projets de reconstitution du capital forestier.

 « Il a plus au président de la République de nommer les membres du Conseil d’administration ainsi que les membres du comité de gestion de FFN. J’ai eu à ce jour à exécuter cette ordonnance  dans l’espoir que les personnes ici nommées puissent faire briller le Fonds Forestier national dans ses missions de reboiser et de veiller sur les couverts forestiers de la République Démocratique du Congo », a déclaré Claude Nyamugabo.  « Ils sont invités à la bonne gestion, à la transparence, au reboisement et surtout à se faire connaitre parce que le fonds forestier n’est pas très connu à travers les vingt-six provinces de notre pays« .  Continuer la lecture de Forêt : Le nouveau Conseil d’administration du Fonds Forestier national installé 

Forêt : Affaire 9 concessions, deux ONGs trainent les actes de Nyamugabo devant le Conseil d’Etat

Deux organisations de la société civile environnementale ont saisi le Conseil d’Etat pour exiger l’annulation des actes administratifs posés par le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. En janvier 2020, le ministre avait pris des arrêtés octroyant neuf concessions forestières aux entreprises chinoises dans les provinces de l’Equateur, Tshuapa, Mai Ndombe, Mongala et Ex-Province Orientale.  Les Ongs CODELT et OCEAN ont déposé leur recours en annulation, ce mercredi 30 septembre, devant cette institution judiciaire sensée connaitre les actes administratifs posés par les hauts fonctionnaires de l’Etat.

« Après avoir introduit un recours gracieux auprès du Ministre sans qu’aucune réponse n’y ait été réservée dans le délai légal, ce silence n’a pas laissé d’autre choix que d’initier une requête en annulation de ces arrêtés devant le Conseil d’Etat« , indique Augustin Mpoyi, conseiller principal technique du CODELT.

Selon ces deux organisations de la société civile, cette action s’inscrit dans la droite ligne de l’initiative « Plus jamais ça« , qui vise l’amélioration de la gouvernance dans le secteur des ressources naturelles, et l’amélioration de l’application de la loi dans ce secteur.

« La loi qui régit le secteur des forêts a été violée. Elle ne l’a pas été seule, mais avec un certain nombre de ses textes d’application dans l’attribution de ces neuf concessions. Nous avons saisi le Conseil d’Etat aujourd’hui, car c’est l’institution attirée pour vérifier la conformité à la loi des actes réglementaires qui sont pris au niveau du gouvernement », a renchéri Augustin Mpoyi.

Du coté du ministère de l’Environnement, aucune réaction n’a encore été signalée. En son temps, Claude Nyamugabo avait balayé du revers de main, les allégations de la société civile portées contre lui. Il avait fait remarqué que les actes pris par son ministère, ne violaient en rien le moratoire tel que cela était décrié par les acteurs de la société civile.

Bien avant cette action en direction du Conseil d’Etat, la société civile avait saisi le premier ministre pour solliciter son arbitrage quant à ce. Sylvestre Ilunga Ilunkamba avaient pris des mesures conservatoire et instruit l’Inspection Générale des Finances à mener des investigations sur la légalité et la facilité de différentes concessions forestières. A ce jour, aucune conclusion n’a encore été publiée sur ces enquêtes de l’IGF.

Les 9 concessions à problème, représentent plus de 2 millions d’hectares. Elles ont été octroyées aux entreprises chinoises Congo King Baisheng Forestery Development Sarlu et Congo Sunflower Forestry Development,  appartenant toutes à Ex. Maniema Union 2.

Alfred NTUMBA

Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Une nouvelle recherche révèle que plus de la moitié des sites importants pour la conservation se trouvent en République démocratique du Congo. Le monde entier reconnaît l’urgence de préserver les forêts intactes et la riche biodiversité d’Afrique centrale pour maintenir l’équilibre de la planète. Cependant, des organisations de conservation ne disposent pas toujours de données fiables et d’outils leur permettant de sélectionner des sites les plus appropriés pour la mise en œuvre des activités de conservation. 

Un éléphant parc national de Loango/ crédit photo wwf

Une équipe multi-institutionnelle de scientifiques coordonnée par la Wildlife Conservation Society (WCS) vient de combler ce vide. Dans une récente étude scientifique publiée dans la revue scientifique « Environmental Research Letters », ils ont identifié les forêts les plus importantes pour la conservation de la biodiversité qui subsistent encore en Afrique centrale.

Selon les résultats de l’étude, tous les pays de la région possèdent encore des zones hautement prioritaires pour la conservation, mais la République démocratique du Congo (RDC) arrive en tête du classement.

« Nous avons constaté que le pays le plus important est sans aucun doute la RDC, » indique Hedley Grantham, directeur de la planification de la conservation de WCS et auteur principal de l’étude. « Le pays abrite environ la moitié des lieux les plus importants identifiés, suivi par le Gabon, la République du Congo et le Cameroun. » Continuer la lecture de Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, le bassin du Congo héberge l’un des plus grands puits de carbone du monde. Selon les scientifiques, la forêt équatoriale loge dans ses entrailles une réserve de 30 milliards de tonnes de carbone. De quoi permettre à l’humanité de se caparaçonner du réchauffement climatique qui fait déjà des effets dans plusieurs coins du globe. Découvertes en 2017, les tourbières du bassin du Congo, ces zones marécageuses qui jouent un rôle prépondérant dans l’équilibre du climat sur l’échiquier planétaire, focalisent l’attention des environnementalistes qui battent campagne pour leur protection. Sensibilisées et mobilisées, les populations autochtones se muent en gardiennes du temple … au détriment de leur propre survie.

Situé à 45 km de la ville de Mbandaka, chef lieu de la province de l’Equateur, le village de Lokolama est devenu célèbre grâce à ses tourbières. Erigé le long de la route nationale n°8, ce berceau du puits de carbone, où vivent 600 âmes réparties entre 84 ménages, fait partie du secteur de Elanga dans le territoire de Bikoro.

Porte-parole de la communauté,  Valentin Egobo, nous a servi de guide tout le long de notre séjour. Avec lui, nous avons roulé pendant au moins deux heures sur une route cabossée, parsemée de nids de poule. C’est en fin de journée que nous avons posé le pied sur le sol de Lokolama. Continuer la lecture de Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)