Alimentation : Un nouveau projet pour assurer la sécurité alimentaire dans 3 provinces de la RDC

La FAO a lancé le projet « Strengthening the livelihoods of vulnerable populations facing COVID-19 in the DRC ». Ce projet de 18 mois doit renforcer les moyens d’existence des populations vulnérables dans trois provinces de la République démocratique du Congo. Il permettra d’appuyer 8 500 ménages pour la production alimentaire, la gestion post récolte et l’accès au marché ​ ainsi que 3 000 autres bénéficiaires, en particulier les femmes et les jeunes pour la diversification des sources de revenus et d’épargne/crédit.

Ce projet sera exécuté dans les provinces de l’Ituri (Territoire d’Irumu), du Kasaï (Territoire de Kamonia) et du Kasaï Central (Territoire de Kazumba). Il sera financé à hauteur de 3 000 000 de dollars canadien (CAD), par le Canada. 

« Ces territoires sont déjà parmi les zones les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Leur situation a été exacerbée par la pandémie de COVID-19 et pourrait également conduire à la perte des acquis d’autres interventions déjà réalisées pour l’amélioration de la sécurité alimentaire », indique le communiqué annonçant ce projet.

23 des 26 provinces de la RDC ont été directement touchées par la pandémie de COVID 19. Cette situation a entraîné plusieurs conséquences sur le plan économique et social entre autres : la réduction d’accès aux actifs de production (intrants, main-d’œuvre, capital, accès à la terre, etc.), la flambée des prix des denrées alimentaires due à des fluctuations des taux de change et un ralentissement de la commercialisation des produits agricoles. 

L’impact de la pandémie à Covid-19 sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des communautés de ces trois provinces a été brutal, rapide et sans précédent, a précisé le représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame. 

« Les systèmes alimentaires et les chaînes d’approvisionnement ont été profondément fragilisés au point où la disponibilité alimentaire a été rompue », a-t- il déclaré. 

Notons par ailleurs que les bénéficiaires de ce projet seront sélectionnés selon des critères bien définis de vulnérabilité socio-économique à la pandémie de COVID-19. 

« Le ciblage suivra les recommandations du cluster sécurité alimentaire et inclura les PDI (personnes déplacées internes), les rapatriés, les retournés, les ménages avec des enfants souffrant de malnutrition, etc. Un système avancé d’identification numérique des bénéficiaires est actuellement mis en place », conclut ce communiqué.

Alfred NTUMBA 

Environnement : Greenpeace Afrique invite Eve Bazaiba à démontrer un nouvel élan en respectant les lois congolaises et les obligations internationales de la RDC

Réagissant à la nomination de Eve Bazaiba Masudi comme vice premier ministre chargée de l’Environnement, Greenpeace Afrique prend acte et invite la nouvelle locataire à démontrer un nouvel élan en respectant les lois congolaises et les obligations internationales de la RDC. 

« La nouvelle Ministre a le devoir de démontrer un nouvel engagement envers les droits de l’Homme, en particulier les droits de communautés locales et de peuples autochtones qui vivent et dépendent de la forêt», a précisé Irène Wabiwa Betoko.

Les relations entre cette Ong internationale avec les différents ministres qui ont défilé à la tête de ce ministère ont toujours étaient tortueuses.  Greenpeace Afrique demande à la ministre Bazaiba de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises. 

Les allégations auxquelles fait face monsieur Nyamugabo doivent faire l’objet d’une enquête judiciaire afin d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire et qu’un jugement soit rendu selon la rigueur de la loi”, précise ce communiqué.

Et de conclure que la mise à l’écart de l’ancien ministre Claude Nyamugabo était réclamée par un groupe de la société civile congolaise  à cause de ses nombreux déboires dans la violation du moratoire, notamment par les attributions illégales d’au moins 13 concessions forestières industrielles.

Alfred NTUMBA

Environnement : Eve Bazaiba Masudi, une Warrior dans la jungle avec ou sans arme ?

Eve Bazaiba est la nouvelle locataire du Ministère de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo. Contrairement à ce que nous affirmé dans notre précédent article, Eve Bazaiba est la deuxième femme à occuper ce poste, après Véronique Kiaba Lessendjina qui a inauguré le tout 1er ministère de l’environnement en RDC en   devenant Commissaire d’état (ministre) de 1975 à 1980, sous le règne de Mobutu. Un ministère élevé aujourd’hui au rang de vice primature, le lundi 11 avril 2021, par ordonnance présidentielle.

Surnommé « Gouvernement Warrior », la mouture présentée ce lundi, est le résultat d’un casting qui a duré 57 jours. Eve Bazaiba fait partie des Warriors qui composent l’équipe de Sama Lukonde, premier ministre de ce gouvernement de l’Union sacrée pour la nation. Une nouvelle coalition au pouvoir en RDC.

Femme politique au parcours éloquent dans « l’opposition », depuis plusieurs dizaines d’années. Elle est appelée aujourd’hui à gérer le secteur de l’environnement, l’un des plus stratégiques et critiques du pays.

Va-t-elle relever les défis qui l’attendent dans ce domaine ? Les plus sceptiques diront non, tandis que les optimistes diront le contraire. Car, elle sera tenue au devoir du résultat. Mais, à quel prix ? Va-t-elle s’y atteler avec ou sans armes ?

Comme dans un film de fiction, « les Warriors », ces personnalités mythiques sont souvent réputées pour leurs techniques de guerre assez exceptionnelles. Ce héros, l’est réellement lorsqu’il y va et revient avec la victoire. En effet, pour Eve, la victoire tient à beaucoup des paramètres, lorsqu’on sait percevoir les attentes innombrables de ce secteur.

Bien s’entourer

Bazayiba devra profiter de ce temps pour mener un casting rigoureux sans état d’âme pour se choisir de bonnes personnes. Elle doit s’entourer non pas d’experts de pacotilles, mais plutôt de personnes qui dispose de la fibre environnementale capables de lui apporter une vraie expertise dont elle a besoin pour atteindre des résultats, et sortir tête haute.

Elle devra se méfier du recrutement basé sur l’appartenance politique et ou tribale. Car, le domaine de l’environnement de la RDC ne pardonne pas. « Nos yeux sont grandement ouverts », ont réagi les acteurs et activistes de l’environnement, après sa nomination.

Certes, Eve Bazaiba est larguée dans une jungle aux allures d’un labyrinthe. Dans une forêt où les feuilles d’arbres sont l’argent qui coule à flot. Pourvue que l’on soit sevré du détournement et enrichissement illicite. Sinon, la tentation de s’enrichir hante toujours et toujours ceux qui s’y trouvent.

Des établissements classés aux ventes, mieux l’attribution, réattribution des concessions forestières. Les mots ne manquent jamais dans ce fourre tout. Bref, chaque vocable conviendrait et son verbe conjugué au temps voulu pourvu que l’on atteigne l’objectif. Alors, TIKA (laisser) serait le bon verbe de parole à utiliser quand l’envie de s’enrichir pourrait dominer le sens patriotique.

Se former et s’informer

Comme il en est de coutume en RDC, la vice primature en charge de l’Environnement est occupée par une femme politique. Bien que originaire d’une des provinces forestières du pays, Eve Bazaiba n’a rien d’environnement en elle. Du moins, au regard de son parcours. C’est pour la première fois qu’elle va gérer la chose publique. Parfois entre les ambitions et la réalité, il existe souvent un écart.

Si elle a passé presque toute sa jeunesse dans l’opposition, c’est bien sûr pour apporter sa touche particulière à la gestion de la Respublica. Ainsi, elle devra s’informer régulièrement, et se former sur l’état.

Dans ce domaine technique où tout est question du temps, celui-ci ne sera jamais son allié. Car, d’une part, la nation attend les résultats et de l’autre, la planète, sa réactivité.

Comprendre le sens de la diplomatie environnementale aujourd’hui serait un atout qui l’aidera à transcender les difficultés systémiques, pour s’engager dans un réel « Battle » entre Etats. Une véritable guerre sans merci, pour la conquête des opportunités et l’établissement d’un véritable leadership fort et redoutable de la RDC, comme deuxième puissance environnementale au monde.

On y reviendra…

Alfred NTUMBA

Environnement : Eve Bazaiba nommée à la tête du Ministère de l’Environnement de la RDC

Eve Bazaiba Masudi a été nommée Vice-premier ministre en Charge de l’Environnement et développement durable de la république démocratie du Congo. Elle remplace à ce poste, Claude Nyamugabo Bazibuhe. L’ordonnance de sa nomination a été lu à la télévision nationale congolaise.

Ancienne secrétaire nationale du Mouvement de Libération du Congo (MLC), de Jean-Pierre Mbemba, Eve Bazaiba Masudi est une combattante de la première ère.  Ancienne de l’UDPS, parti du Chef de l’Etat, elle a travaillé dans l’opposition avec le sphinx de Limete.

Elle est la deuxième femme qui occupe ce poste après Véronique Kiaba Lessendjina qui a inauguré le tout 1er ministère de l’environnement en RDC en   devenant Commissaire d’état (ministre) de 1975 à 1980, sous le règne de Mobutu.

Pour les observateurs, le Fait d’avoir ramené l’Environnement et Développement durable à la vice primature, est un signe qui marque l’importance qu’accorde le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à ce secteur. 

Alfred NTUMBA

Conservation : Vers un appui de l’ONUDC dans la lutte contre les crimes environnementaux en RDC

L’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), pourrait appuyer la République démocratique du Congo dans la lutte contre la criminalité faunique et floristique. Les échanges autour de cette problématique ont eu lieu entre le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo et le Chef du Programme mondial de lutte contre les criminalités liées à la faune et à la flore pour l’Afrique centrale, Jorge Eduardo, ce vendredi 09 avril, à Kinshasa.

Il s’agira surtout de lutter contre les crimes souvent organisés par des troupes armées bien préparées. Une donne qui a anéanti depuis plusieurs années, les efforts de la RDC dans l’éradication de l’insécurité dans certains parcs de l’est du pays.

« Nous allons supporter le ministère et le CorPPN avec des formations en ce qui concerne la chaîne pénale. Surtout en ce qui concerne l’aspect des crimes au niveau forestier. Nous allons les aider également à mener des enquêtes après interaction avec le gouvernement congolais au sujet de la loi régissant ce secteur », a renseigné Jorge Eduardo.

Cette coopération vise à tout prix à barrer la route aux grandes organisations criminelles qui détruisent l’écosystème, mais surtout la biodiversité de la République démocratique du Congo, considérée comme le deuxième poumon vert de la planète.

« Nous voulons développer une intervention opérationnelle avec le CorPPN qui est naturellement notre partenaire dans le travail que nous aurons à faire. Nous aurons également une discussion dans le but de savoir comment est-ce que nous pouvons faire pour réduire les attaques contre les écogardes à travers notre intervention », a révélé Jorge Eduardo.

Au moment où la contrebande des espèces bat son plein au pays, cette organisation des nations unies entend apporter son expertise afin de mettre fin à l’exploitation criminelle de la faune et de la flore de la RDC.

Cette lutte contre la criminalité faunique et environnementale se focalisera surtout sur le trafic illicite des espèces de faune et de flore, du bois et des ressources naturelles de la RDC et de l’Afrique. L’ONUDC compte travailler non seulement avec le gouvernement mais aussi avec les agences et la société civile.

Albert MUANDA

Conservation : La Rainforest Foundation Norwey salue l’adoption de loi portant promotion et protection de droits des pygméeS

La Rainforest Foundation Norway a manifesté sa satisfaction de voir la loi portant promotion et protection des droits des peuples autochtones pygmées de la RDC être adoptée, au cours de la plénière de l’Assemblée nationale, le 07 avril. La RFN se félicite d’avoir accompagné toutes les démarches entreprises pour l’atteinte de ce grand résultat. 

« Cette adoption vient participer à une sorte de mouvement politique qu’on observe ce dernier temps.  La RDC semble adopter une approche progressiste en termes de protection de l’environnement et promotion des droits des peuples autochtones longtemps marginalisés »,a déclaré Kevin Sasia, directeur pays du RFN.

Après dix ans de lutte, il y’a lieu de reconnaître le rôle que jouent ces peuples dans la préservation des forêts primaires du pays, a rappelé le directeur national du RFN. Cette Ong internationale entend voir les autres institutions du pays s’impliquer dans la réussite de cette loi.   

Pour RFN et ses collaborateurs, doter ces peuples des droits est une preuve convaincante de reconnaissance du rôle des gardiens des forêts congolaises que l’on attribue à ces différentes communautés. 

La Rainforest Foundation Norway appuie plus de 13 organisations de la société civile sur les questions liées à l’environnement, à la protection et promotion des droits des communautés autochtones pygmées.

Malgré cette prouesse, les organisations qui travaillent dans l’accompagnement des peuples autochtones pygmées vers le recouvrement réel de leurs droits, sont autant conscientes du défi de l’appropriation de cette loi par les pygmées eux-mêmes d’abord. 

« Il y’a lieu de marteler aussi sur la mobilisation des ressources pour arriver à bien mener ce travail. La mise en œuvre de cette loi ne va pas seulement retomber sur l’Etat congolais. Il nous revient également la tâche d’accompagner l’Etat pour que cette mise en œuvre soit effective »,a précisé le coordonnateur de la DGPA, Patrick Saidi. 

Nelphie Mie

Forêt : En RDC, la loi sur les droits des pygmées adoptée à l’Assemblée nationale

C’est une étape très importante que vient de franchir le projet de loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo.  près d’une année après son adoption à l’Assemblée nationale, cette loi vient d’être votée à l’unanimité par les députés nationaux, ce jeudi 07 avril.

Le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Mboso Nkondia, au sortir de la plénière sur l’adoption de loi sur les pygmées. (Photo – droits tierce)

Une action qui a réjouit tous les acteurs qui se sont toujours mobilisés pour la cause de ce peuple de forêt. “Nous venons de franchir une étape importante. A présent, nous attendons la relecture au Sénat et la promulgation de cette loi par le chef de l’Etat”, s’est félicité Patrick Saidi, coordonnateur de la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples Autochtones).

99% des députés présents à l’hémicycle ont voté pour cette loi. “ C’est une avancée significative vers l’intégration et l’égalité des chances envers nos semblables et compatriotes« , a déclaré le député Guy Mafuta, cité par Ouragan FM.

L’adoption de cette loi a été précédée d’un débat qui a permis de relever un amendement  sur la durée de sa mise en application, une fois qu’elle sera promulguée par le chef de l’Etat. Selon l’Article 142 de la constitution qui ouvre une brèche sur cette disposition, cette durée est de 30 jours. Le député Garry Sakata a sollicité un délai de 60 jours en lieu et place de 30 jours. un amendement qui a été accepté.

Pour le député Ruben Rachidi Bukanga qui a porté cette loi au cours de la législative en cours, cette adoption est historique. “Je dois être sincère. Depuis que je suis député, c’est la première fois qu’une loi est votée par tous les députés, avec seulement un seul non”, a-t-il indiqué. “ Ca veut dire que les députés ont compris les problèmes que nous avons soulevé pour ces peuples” 

Notons par ailleurs que les associations des peuples autochtones et celles des bantoues qui travaillent pour leur accompagnement se préparent déjà pour les étapes suivantes de cette loi. Surtout, sa vulgarisation et son application. 

Alfred NTUMBA

Alimentation : ‘‘Célébrons la cuisine congolaise sans viande de brousse’’, une nouvelle manière de manger à Kinshasa

A Kinshasa, une campagne multimédia novatrice et positive, qui s’articule autour d’une nouvelle tendance de la cuisine Congolaise, ouvre une nouvelle page de l’histoire de la gastronomie de la ville. Sous le slogan “Célébrons la cuisine Congolaise sans viande de brousse”, cette campagne a été lancée le 24 mars dernier, par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. 

Célébrons la cuisine congolaise sans viande de brousse est une invitation aux kinois et kinoises à explorer des recettes congolaises simples et délicieuses sans viande de brousse, afin d’apporter une solution à la problématique de la surconsommation de la viande de brousse à Kinshasa.

Le Ministre de l’Environnement et Développement Durable, « Je vous invite à privilégier les repas sans viande de brousse, lorsque que vous vous retrouvez en famille ou dans des restaurants entre amis, et collègues. Appropriez-vous ce nouveau mode de vie”. 

Le lancement de cette campagne a également connu la participation de Madame Godelive Muvaro, surnommée “Maman Malewa” par les kinois. Reconnue pour son charisme et l’exquisité de ses plats, elle montrera au cours de la campagne comment préparer facilement de bonnes recettes congolaises sans viande de brousse, en favorisant d’autres aliments locaux disponibles dans les marchés de la ville, tels que le poisson, la viande de chèvre, les chenilles, et autres.

Les kinoises et kinois disposent désormais d’une campagne pour les accompagner vers une nouvelle manière de manger sans viande de brousse, en explorant une cuisine congolaise délicieuse et avantageuse qui permet de réduire la demande de viande de brousse à Kinshasa et en même temps de contribuer au maintien de la faune sauvage congolaise, et par conséquent à la sécurité alimentaire des communautés rurales qui en dépendent. 

Une variété de supports de communication, notamment le site web de la campagne, les réseaux sociaux, et dans les prochains mois, des parutions à la télévision, la radio, et l’affichage public dans la capitale congolaise va permettre de promouvoir cette campagne qui promet d’attirer des millions de kinoises et  kinois à explorer la bonne cuisine congolaise sans viande de brousse. 

A suivre…

LA Rédaction

Médias : La deuxième édition de la Foire des Femmes des Médias, ENVIRONEWS RDC y était présente

Organisée par l’Union Congolaise des Femmes des Médias « UCOFEM » et l’Association Congolaise des Femmes de la Presse Ecrite « ACOFEPE », cette foire s’était inscrite dans le cadre du plaidoyer de la réforme du cadre légal des médias pour une meilleure jouissance de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo, levant ainsi les barrières à une forte représentativité des femmes dans les médias. 

Cette deuxième édition qui a eu lieu à Kinshasa du 29 au 31 mars 2021, a permis de mettre en lumière le travail des femmes des médias. 

Au menu de ces assises, des panels d’échanges et des réflexions sur plusieurs thèmes tels que : le leadership dans le milieu du travail, les femmes des médias et environnement de travail en période de Covid-19, la représentation des femmes dans les médias en période de Covid-19, la situation de la femme congolaise en période de Covid-19 et rôle des médias, les technologies de la communication en période de Covid-19 : défis et opportunités pour la femme des médias en RDC ; ainsi que des expositions du travail des femmes des médias en vue de valoriser le travail abattu par les femmes pendant ce contexte difficile lié à la Covid-19.

Au total treize intervenants dont douze femmes et un homme sont intervenus dans six panels prévus pour ce forum. Il a été question de conscientiser les femmes des médias afin qu’elles se rappellent toujours le rôle qu’elles ont à jouer dans la société. 

Outre les travaux en atelier, cette édition a également permis aux médias d’exposer leurs activités.  Au total, quarante-cinq médias se sont partagés les stands érigés dans le chapiteau du collège culturel Boboto. 

Chaque jour, quinze médias ont exposé leurs savoir-faire. Ouverte en présence de la Directrice Générale Adjointe d’Internews, Noémie Kilembe, cette foire avait été lancée par la déléguée générale de la francophonie en RDC, Néfertiti Chibamba.

Le dernier jour, l’assistance a eu droit au partage d’expériences de deux femmes des médias qui se sont distinguées pendant la Covid-19. Il s’agit de Jolie Tshidibi, Journaliste et Secrétaire de rédaction à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) et Lynn Mazianda, Jounaliste à la Samba News et Habari RDC.net.

Notons par ailleurs que cette foire n’a pas seulement réuni les professionnels des médias, mais également les organisations de défense et de promotion de la liberté de la presse et des droits des femmes dans les médias. Elle était donc ouverte tant aux utilisateurs qu’aux consommateurs des médias.

Sarah Mangaza

Conservation : Le Parc national de la Lomami sera désormais co-géré par l’ICCN et la Société Zoologique de Frankfurt

L’option de co-gérer ce jeune parc national de la République démocratique du Congo a été levée le 30 mars dernier, lors d’un atelier organisé à Kinshasa. Créé en 2016, ce parc a toujours été géré par l’ICCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature). Désormais, il le sera également par l’Institut Zoologique de Frankfurt. 

« Je crois qu’il est question que les acteurs opérationnels puissent muer leurs efforts sur les nouveau statut ou mode de gestion de cette aire protégée. Nous avons présenté la boussole de ce contrat », a expliqué Jeff Mapilanga, directeur technique et scientifique de l’ICCN, cité par le média en ligne RTEC Tropicana.

Pour Matthieu MIRAMBO, Directeur de programme de la Société Zoologique de Frankfurt, le Parc national de la Lomami est le seul parc qui a été créé avec une implication particulière de toutes les couches de la population locale. C’est ainsi qu’il y a moins de pressions de la population riveraine sur l’aire protégée, aussi, toutes les normes qui sont dans la loi qui régissent le secteur de la conservation de la nature en République Démocratique du Congo ont été prises en compte

« Ce parc a les atouts possibles pour être classé dans la liste des patrimoines mondiaux», a-t-il fait savoir. 

Le plus jeune de tous les parcs de la République Démocratique du Congo a été créé par le décret n°16024 du 19 juillet 2016. Le Parc national de la Lomami est situé à cheval sur les provinces de Maniama et Tshopo. Il a une superficie de 8 874 Km² et s’inscrit dans un paysage écologique de plus de 22 000 Km². 

Avec RTEC Tropicana.

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale