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Forêt : Claude Nyamugabo rappelle au secteur privé ses obligations fiscales

Le ministre de lEnvironnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a échangé avec la délégation de la Fédération des industriels du bois (FIB). Au cours de cette séance de travail, organisée à Kinshasa, ce jeudi 17 octobre, les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour la gestion durable du secteur forestier de la République démocratique du Congo.   

Claude Nyamugabo a tenu à rassurer la FIB du respect de devoirs de l’Etat envers la Fédération. Il a par ailleurs invité cette organisation à tourner le regard vers le bien-être social tel que voulu par le chef de l’Etat. Les industriels du bois se doivent également de respecter leurs engagements vis-à-vis de l’Etat congolais et des communautés locales, surtout en ce qui concerne les respects de leurs cahiers de charges signés avec les communautés.

Le président de la FIB, Gabriel Mola Motiya a promis au ministre le soutien de la fédération dans l’accomplissement de la mission dévolue au Ministère de l’Environnement et Développement durable, notamment la gestion durable des forêts, et la contribution à l’assiette fiscale.

« C’est un impératif que tous les acteurs économiques puissent contribuer à la réalisation de ce budget pour permettre au gouvernement de la République de réaliser sa mission. Nous allons tout faire pour accompagner nos membres afin qu’ils s’acquittent de leurs obligations fiscales vis-à-vis de l’Etat», a-t-il rassuré.

Notons que depuis plusieurs années, les relations entre la FIB et le ministère de l’Environnement et Développement durable ont été caractérisées par une crise de manque de confiance entre les deux parties. Cette crise a été exacerbée par les multiples violations du moratoire, et les attributions arbitraires des concessions forestières au détriment des membres de cette association.

Alfred NTUMBA

Forêt : plusieurs tonnes des grumes bloquées à Matadi

La Fédération des industriels du bois (FIB), s’insurge contre la mesure prise par le gouvernement de Kinshasa, interdisant l’exportation des grumes non sciés.
 

La RDC a décidé d’interdire il y a quelques semaines l’exportation de grumes pour créer de « la valeur ajoutée et des emplois », avec au moins une transformation sur place du bois, a indiqué à l’AFP un conseiller au ministère de l’Environnement.

L’Agence nationale des renseignements (ANR) exige désormais  que le bois à exporter soit scié. Elle exige aux exportateurs du bois, une autorisation dûment signé  par le Ministère de  l’Environnement et développement  durable.  Dans une note circulaire publiée à cette occasion, l’ANR précise que cette condition est impérative.

Une décision qui n’enchante pas les exploitants industriels du bois d’oeuvre. « Depuis le 17 juin, nos cargaisons de grumes ne sont pas admises aux procédures d’exportation par tous les services de l’Etat opérant aux frontières », a déclaré à l’AFP le président de la Fédération des industriels du bois (FIB), Gabriel Mola Motya.
Pour la FIB, cette mesure mettra en péril plus de 6.000 emplois, compromettra des projets sociaux de plus de 13 millions de dollars ainsi que des relations contractuelles avec des importateurs qui avaient préfinancé leurs commandes.

La FIB note également que le pays enregistrera un manque à gagner de plusieurs millions de dollars en termes d’impôts et taxes et ne pourra pas compter sur le rapatriement de devises en cette période de pénurie et de chute du franc congolais.

Pour les exploitants, cette mesure viole le code forestier qui autorise au concessionnaire forestier, dans les limites de leurs concessions, « de prélever tous les bois exploitables pour leur transformation locale ou leur exportation ».

 

Alfred NTUMBA