Angola : Une équipe multisectorielle pour lutter contre le choléra et le paludisme

Une équipe multisectorielle coordonnée par la ministre angolaise de l’environnement Paula Francisco a travaillé à l’intérieur de certains quartiers de la municipalité de Cacuaco dans le but de sensibiliser la communauté locale à la lutte contre le choléra, le paludisme et la gestion des déchets.

L’équipe animée par le souci de sensibiliser la masse sur les conséquences d’une mauvaise de gestion des déchets, a fait du porte à porte, après avoir sensibilisé les vendeurs du marché de Sabadão, considéré comme le point de départ de cette campagne. Au cours de cette action de sensibilisation et d’éducation, des savons, des produits de désinfection de l’eau, des affiches et des dépliants contenant des informations utiles ont été distribués aux familles. Continuer la lecture de Angola : Une équipe multisectorielle pour lutter contre le choléra et le paludisme

Santé : l’insécurité au Nord-Kivu menace la riposte contre l’épidémie d’Ebola

Les conflits actifs dans la région du Nord-Kivu dans l’est de la RDC constituent un obstacle majeur pour lutter  correctement contre  l’épidémie d’Ebola qui sévit dans cette partie du pays, a annoncé l’OMS dans un communiqué rendu publique samedi dernier.

Selon ce communiqué consulté par Environews RDC, cette agence de Nations-Unies, affirme que   sans un accès libre et sécurisé dans cette zone touchée par l’épidémie, il lui est impossible, d’apporter une assistance adéquate aux  personnes infectées, car les déplacements des humanitaires ne se font que sous escorte militaire.

Pour faciliter son travail, l’OMS plaide pour  un accès sécurisé pour des humanitaires et pour la population du nord Kivu car selon elle, cette situation  risque de décourager  les populations de fréquenter les centres de traitement pour se faire soigner.

« Tous ceux qui participent à la riposte doivent pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans les zones de conflit pour effectuer le travail nécessaire pour maîtriser l’épidémie », a déclaré le  Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus après sa visite de deux jours dans le pays.

En attendant, le bilan quant à lui continue de s’alourdir.  A en croire le ministère de la Santé,  un nouveau décès parmi les cas confirmés  a été enregistré, portant à 38 le nombre de décès.

Par ailleurs, le ministère de la sante a annoncé l’arrivée de deux laboratoires mobiles à Goma et Mangina, et compte  par la même occasion assurer la gratuité des soins dans les zones touchées.

Pour sa part, l’OMS interpelle que,  pour être efficaces  les équipes sur le terrain devraient visiter les personnes en contact avec les malades au moins deux fois par jour pendant trois semaines. Une tâche, qui d’après elle  est difficile à accomplir tant que la sécurité n’est pas garantie.

En lançant cet appel, l’organisation entend d’abord informer l’opinion pour qu’elle soit consciente des difficultés que rencontrent les humanitaires sur le terrain et elle  espère que son appel sera entendu par les groupes armés pour éviter qu’ils entravent le travail du personnel.

Pour rappel,  49 cas dont 22 confirmés et 27 probables, ainsi que 53 cas suspects en cours d’investigation sont signalés à ce jour.

ALBERT MUANDA

Forêts : le Général Tango Four accusé d’exploitation illégale de bois

La société civile de l’ancienne province de l’Equateur accuse le chef d’état-major adjoint des forces armées de la RDC, le général Gabriel  Amisi Tango Four de l’exploitation illégale des bois dans cette partie  du pays. Une exploitation jugée illégale  au regard du moratoire  encore en vigueur sur les forêts congolaises, signé par le gouvernement de la RDC.

Le général Amisi Tango Four semble avoir plusieurs cordes à son arc quand il s’agit du business. Après avoir été cité dans une affaire de ventes de minutions au sein de l’armée, le voilà encore aujourd’hui épinglé dans une affaire d’exploitation illégale du bois dans l’ancienne province de l’Equateur.

D’après la société civile de cette province,  cet officier de  l’armée congolaise serait propriétaire de Maniema Union 2, une société gérée par sa femme et qui emploie des ouvriers chinois. Ces derniers mois,  cette société d’exploitation des bois s’est vue attribuer deux concessions dans les territoires de Bikoro et de Boende. Une attribution qui constitue une violation du moratoire sur les forêts congolaises.

Pour le ministère de l’environnement, cette attribution n’est entachée d’aucune irrégularité car il s’agissait de concessions déjà attribuées, mais dont les concessionnaires n’auraient pas respecté leur cahier des charges.

C’est faux, rétorque Greenpeace qui affirme que les attributions de ces concessions sont contraires à l’article 23 du moratoire signé par le président Kabila qui suspendait toute acquisition de droit d’exploitation, y compris pour les anciens titres.

«Le ministre n’a pas le droit de réhabiliter d’anciens titres au profit de nouveaux acquéreurs », a déclaré Irène Wabiwa, responsable de campagne forêt de Greenpeace à Kinshasa.

Pour rappel, Greenpeace et la société civile ne sont pas les seuls à se plaindre. Il y a peu, deux sociétés qui détenaient ces permis d’exploitation ont adressé une correspondance au ministre de l’environnement, pour dénoncer le débarquement des ouvriers chinois de Maniema Union 2 sur leurs concessions, alors qu’ils disent, selon ces lettres, être en train de régulariser la situation, notamment en termes de clauses sociales.

Signalons que jeudi dernier, cette affaire avait viré au drame, après des échauffourées qui ont éclaté entre des chinois exploitant le bois pour le compte de Maniema Union 2 et la population de Nsamba, dans le territoire Boende, causant ainsi 2 morts dont un chinois, a indiqué la société civile.

Une situation consécutive aux mauvais traitements infligés par le personnel de cette société et l’absence de ces fameuses clauses sociales, toutes les compensations prévues au bénéfice de la population.

 

Thierry-Paul KALONJI

SANTÉ : DEBUT DE LA VACCINATION CONTRE EBOLA

Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé, pour mercredi, le début de la vaccination contre la fièvre hémorragique à virus Ebola à Mangina, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

« La vaccination commence mercredi. Les équipes sont sur le terrain pour identifier les contacts autour des cas confirmés », a déclaré le Dr.Bathe Ndjokolo, directeur général de la lutte contre Ebola, au ministère de la santé.

Pour cela, plus de 3220 doses des vaccins sont disponibles au dépôt central à Kinshasa. Ne sont concernés à cette vaccination que le personnel soignant, les contacts des malades ainsi que leurs contacts, a supposé le directeur général. Continuer la lecture de SANTÉ : DEBUT DE LA VACCINATION CONTRE EBOLA

Environnement : L’ONU invite les pays d’Afrique à adopter un système d’approvisionnement écologique

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a dans un rapport publié récemment, appelé les pays d’Afrique à adopter un système d’approvisionnement écologique permettant de se procurer des produits et services de manière à provoquer le moins possible d’impact sur l’environnement.

Au cours d’un séminaire organisé à Entebe en Ouganda, la directrice de programme au bureau du PNUE pour l’Afrique, Ernest Kamala, a précisé que les gouvernements devraient adopter des pratiques d’approvisionnement vertes afin de préserver leur environnement, pour réaliser un développement durable.

« Les ressources naturelles sont le facteur de production de base pour les produits, services et infrastructures que nous utilisons tous. La manière dont les sociétés utilisent, gèrent et protègent les ressources naturelles façonne de manière fondamentale le bien-être de l’humanité, de l’environnement et de l’économie », a-t-elle insisté. Continuer la lecture de Environnement : L’ONU invite les pays d’Afrique à adopter un système d’approvisionnement écologique

Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Avec l’appui de la banque mondiale, un projet de transformation de l’agriculture en Afrique centrale et de l’est va être lancé en vue d’améliorer la collaboration régionale, révèle un communiqué du ministère de la recherche scientifique et technologique.

Ce communiqué indique que le projet en gestation vise à augmenter la productivité, la résilience et la compétitivité des chaines de valeur d’une sélection des denrées agricoles. Il s’agit aussi accroître l’accès de petits exploitants agricoles au marché régional de denrées et des produits alimentaires, rapporte l’Agence congolaise de Presse.

Il souligne également que, ce projet comprend quatre composantes et sera exécuté dans les provinces de la Lomami, la Tshopo, le Sud- Kivu, l’Ituri et le Kongo central. Continuer la lecture de Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Le 11ème Forum sur la gouvernance forestière (FGF) se tiendra  du 30 au 31 octobre prochain à Brazzaville, capitale congolaise. C’est la première édition, qui sera organisée dans le cadre du projet CV4C financé par l’Union européenne.

Ce forum régional qui sera organisé en collaboration avec le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo( PFBC), aura comme différents thèmes: le processus législatifs en matière forestière dans le Bassin du Congo, le REDD+ zéro déforestation , l’Agrobusiness, les synergies entre FLEGT, REDD+ et la gouvernance de l’utilisation des terres. Continuer la lecture de Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Angola : Paula Francisco recommande la création des instruments juridiques pour lutter contre les ravins

La ministre angolaise de l’Environnement, Paula Francisco Coelho, a recommandé jeudi à Luena (Moxico) la création des instruments  juridiques visant à détecter, identifier, et surveiller les zones à risque pour les éliminer l’émergence des ravins. Elle a fait cette recommandation lors du lancement de l’atelier sur les ravins sur le territoire angolais.

Paula Franciso Cohelo, ministre angolais de l’Environnement s’adressant aux représentants des communautés lors du lancement de l’atelier sur la lutte anti érosive à Luena.

Pour la ministre de l’environnement, « la propagation des ravins affecte non seulement les communautés, mais conditionne aussi le développement durable et la conservation des écosystèmes », a-t-elle déclaré. Afin d’inverser la situation, le ministre a souligné, entre autres, la nécessité d’adopter de bonnes pratiques environnementales, de prêter davantage attention aux facteurs déclenchant les ravins, qu’ils soient naturels ou artificiels, entraînant la destruction du couvert végétal. Continuer la lecture de Angola : Paula Francisco recommande la création des instruments juridiques pour lutter contre les ravins

Santé : Le master ECOM-ALGER s’apprête à décerner des diplômes aux experts en écologie de la santé

Le master Ecologie des Maladies infectieuses Aléas naturels et Gestion des Risques (ECO-ALGER) de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, a procédé ce 2 août 2018, aux soutenances des mémoires de ses étudiants pour l’année académique 2017 -2018.  Au total, 17 étudiants inscrits à ce master 1 ont tour à tour défendu leurs projets d’étude devant un jury composé d’éminents professeurs de cet établissement universitaire, avant de se voir décerner le titre d’expert en écologie de la santé.

Séance de soutenance des mémoires à l’ECOM-ALGER, (Photo, Glody MFULU – Environews).

Après près de 10 mois de formation, l’heure est venue pour les apprenants de ECOM-ALGER, de présenter leurs travaux de recherche afin de couronner leur parcours au sein de cette institution qui consacre sa formation aux moyens de gestion et de contrôle des différentes maladies en s’appuyant sur une transdisciplinarité, conciliant l’homme et son environnement. Continuer la lecture de Santé : Le master ECOM-ALGER s’apprête à décerner des diplômes aux experts en écologie de la santé

Forêt : SOMICONGO, la vraie fausse homologation d’Amy Ambatobe ?

Le Certificat d’homologation a été signé en avril dernier par Amy Ambatobe, ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, en faveur de SOMICONGO FOREST CONSERVATION SARL, sur une superficie de 294.014 hectares dans la concession 52/2014, à Inongo dans la Province de Mai Ndombe. Depuis, la  question s’invite sur la place publique. Bien que l’acte posé par le ministre ne soit pas contraire aux prérogatives lui dévolues,  cependant, il laisse sans mot les observateurs de par la précipitation avec laquelle il a été signé révèlent les analyses.

Certains acteurs de la société civile environnementale décrient leur indignation face à ce qu’ils qualifient de supercherie. « Je pense qu’il nous faut rapidement arrêter une position. Il n’est pas à ce jour possible pour la RDC de délivrer un Certificat d’homologation. C’est inacceptable », s’indigne un expert. « Certaines conditionnalités pour confirmer l’homologation de cette concession sont loin d’être remplies ».

D’aucun pense que le Ministre s’est arrangé avec SOMICONGO pour changer la nature de sa concession en vue d’échapper aux réclamations des communautés locales pour lesquelles les clauses sociales n’ont pas été respectées par le concessionnaires. Continuer la lecture de Forêt : SOMICONGO, la vraie fausse homologation d’Amy Ambatobe ?