Bassin du Congo : Une étude alerte sur l’extinction des espèces du genre Entandrophragma

Une nouvelle étude publiée dans la revue du CIRAD (Centre français de recherche agronomique pour le développement), alerte sur une possible disparition des quelques espèces de bois du genre Entandrophragma qui font l’objet d’une intense exploitation, susceptible de compromettre leur pérennité en l’absence d’une gestion durable. L’étude dresse un état de la situation de cinq espèces commerciales principales de ce genre : Entandrophragma angolense, E. congoense (souvent assimilée par erreur à E. angolense), E. candollei, E. cylindricum et E. utile. Elle propose des pistes de recherche pour améliorer les stratégies de gestion durable au sein de ce genre.

« La forte exploitation industrielle et artisanale de ces espèces ne s’effectue pas toujours dans le respect d’un plan d’aménagement validé, ni de la durée minimum des rotations qui permettraient l’un et l’autre un taux de reconstitution pérennisant cette ressource. Leur gestion durable exige notamment le développement et le respect de mesures d’aménagement pour rendre leur exploitation renouvelable à long terme », indiquent les chercheurs.

L’étude est principalement basée sur les données scientifiques (publications), économiques (statistiques de production et d’exportation) et juridiques (lois et réglementations), mais aussi sur les plans d’aménagement et les rapports d’inventaire. Les connaissances sur leur gestion sont encore fragmentaires alors qu’elles sont considérées comme vulnérables dans la liste rouge de l’UICN. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Une étude alerte sur l’extinction des espèces du genre Entandrophragma

Journée de la terre : une marche pour sensibiliser les automobilistes kinois

« La chaussée n’est pas une poubelle », tel était le mot interpellatif de L’ong Logos 1er et Green Team Network, à l’égard des automobilistes  kinois, lors d’une marche de sensibilisation des chauffeurs des taxis et taxi-bus sur la gestion durable des déchets. Cette action rentre dans le cadre de la Journée Internationale de la terre nourricière,  célébrée chaque 22 avril.

Organisée en  collaboration avec la Banque Commerciale du Congo (BCDC), l’activité de l’Ong Logos premier avait pour but d’inciter les automobilistes kinois à adopter un comportement écologique afin d’éviter de faire des artères de la ville des dépotoirs des immondices.

« Nous avons commencé à sensibiliser d’abord les usagers de la route parce qu’il ya des gens qui jettent des déchets sans pour autant savoir l’endroit approprié pour la décharge de leurs déchets. Ensuite la sensibilisation va continuer dans toutes les communes de la ville », a  déclaré  Jeannette Bosingizi, coordonnatrice de Logos 1er. Continuer la lecture de Journée de la terre : une marche pour sensibiliser les automobilistes kinois

Climat : le monde célèbre la Journée internationale de la Terre nourricière 22 avril

La Terre que nous habitons

L’expression « Terre nourricière » est couramment utilisée dans de nombreux pays et régions pour désigner la planète Terre. Elle illustre l’interdépendance qui existe entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous.

La Journée internationale de la Terre nourricière est célébrée chaque année pour nous rappeler que la Terre et ses écosystèmes nous soutiennent et nous nourrissent durant toute notre vie. C’est pourquoi il devient de plus en plus crucial de sensibiliser les habitants de la planète aux problèmes qui l’affecte, en rappelant notamment les différentes formes de vie qui s’y développent.

Cette Journée est aussi l’occasion de renouveler notre engagement collectif à vivre en harmonie avec la nature, comme le souligne la Déclaration de Rio de 1992. Continuer la lecture de Climat : le monde célèbre la Journée internationale de la Terre nourricière 22 avril

Santé : Malawi, premier test à grande échelle d’un vaccin contre le paludisme

 C’est ce mardi 23 avril que le Malawi donnera le coup d’envoi du premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme, une maladie qui tue chaque année plusieurs centaines de personnes en Afrique.  Cette campagne de vaccination vise à confirmer l’efficacité du vaccin sur des enfants âgés de moins de 2 ans qui sont les plus vulnérables à la malaria.

Baptisé Mosquirix ou RTSS, ce vaccin  est le fruit de  plus de trente ans de travaux et d’un milliard de dollars. Il a été développé par le géant pharmaceutique britannique Glaxosmithkline et l’ONG Path, et finance par l’Alliance du vaccin (GAVI), le Fonds mondial de lutte contre le sida et le paludisme et l’Unicef.

Pour demain, c’est donc  un  centre de santé de la capitale Malawite Lilongwe qui bénéficiera en premier de ce test expérimental qui se poursuivra ensuite  la semaine prochaine au Ghana et au Kenya, deux autres pays pilotes du programme.

Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé espère vacciner 120.000 enfants dans chacun de ces trois pays d’ici à 2020. Continuer la lecture de Santé : Malawi, premier test à grande échelle d’un vaccin contre le paludisme

Climat : L’Angola assume la première vice-présidence du forum sur le développement africain durable

La République d’Angola va assumer la fonction de la première vice-présidence du Forum sur le développement durable en Afrique. L’annonce a été faite lors de la 5ème session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD 5), qui s’est tenu à Marrakech, au Maroc, le 18 avril dernier. Pendant une période de 12 ans à la tête de la vice-présidence, l’Angola travaillera à la coordination de groupes de travail sur le changement climatique, en particulier sur les questions liées à l’adaptation et l’atténuation, ainsi que sur les systèmes d’innovation technologique, dans le secteur de l’environnement.

Également lors de cette réunion, la délégation angolaise présidée par le ministre de l’Environnement, Paula Francisco Coelho, a présenté le Plan national pour les technologies environnementales, lors d’une réunion avec la société civile.

Toujours en marge du forum, la délégation angolaise a tenu une réunion bilatérale avec la secrétaire d’État au Développement durable du Royaume du Maroc, Nezha El Ouafi, et a convenu que les deux entités devraient œuvrer au renforcement d’une position commune et un consensus au tour de la question du développement durable à la politique de l’ONU et de l’Union Africaine. Continuer la lecture de Climat : L’Angola assume la première vice-présidence du forum sur le développement africain durable

Lubumbashi : APRONAPAKAT accompagne 25 communautés locales dans la lutte contre la déforestation abusive

C’est dans le souci de promouvoir la culture de reboisement que s’inscrit le projet de l’Ong Action pour la Protection de la Nature et les Peuples Autochtones du Katanga, (APRONAPAKAT), s’est engagée à accompagner 25 communautés locales pour lutter contre la déforestation abusive à laquelle la province fait face.  L’Ong mène depuis peu des actions de terrain dans plusieurs communautés réparties sur différents axes, dont l’axe Likasi, Kasenga, Kasumbalesa et le regroupement Kasongo.

Ce projet a pour l’objectif de promouvoir la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers de Miombo, afin de réduire les émissions de carbone issue de la déforestation et la dégradation des forêts, mais également d’améliorer la durabilité des moyens subsistance des communautés locales par le biais de la commercialisation du bois-énergie et des produits forestiers non ligneux (PFNL), des récoltes provenant des forêts gérées durablement. Continuer la lecture de Lubumbashi : APRONAPAKAT accompagne 25 communautés locales dans la lutte contre la déforestation abusive

Conservation : Ouverture du procès des trafiquants de bonobo à Kinshasa

C’est une première, le procès en appel de Kiala Kiala folry et consort,  accusés pour commercialisation des bonobos s’est ouvert ce vendredi 19 avril à la prison de Makala.   Accompagné de deux autres trafiquants Bokanga et Kimona, ces trois trafiquants ont été attrapés en fragrance d’élit par l’Ong Conserv Congo avec un bonobo, des cranes et des mains sèches des bonobos, ainsi que des trophées d’autres espèces intégralement protégées en RDC, dont les léopards.

« S’agissant des détenus, suivant les méthodes avec lesquelles ils capturent et vendent les espèces, on comprend très bien qu’ils savaient que c’était interdit.  Ils voulaient tirer les bénéfices de ces espèces parce que ce qui est rare est cher », a déclaré Roger Cishugi, avocat de l’Ong Conserv Congo.

Selon cette Ong, les deux crânes des bonobos saisies reviendraient à cinq cents dollars américains, les mains représentent quant à elles  une valeur de 1100 dollars américains tandis que la peau de Civet reviendrait à 100 dollars américains. Continuer la lecture de Conservation : Ouverture du procès des trafiquants de bonobo à Kinshasa

Eau : Vers un consensus sur l’exportation des eaux du fleuve Congo vers le Lac Tchad? 

La question vaut son pesant d’or au regard des réactions qu’elle suscite chaque fois qu’elle est posée sur la place publique. Les derniers développements sur cette problématique laissent transparaitre un consensus à venir entre les acteurs de la société civile et les scientifiques au tour de cette question. Dans les échanges partagés sur la toile, et auxquels Environews RDC qui suit de prêt cette question a eu accès, les différents acteurs semblent s’accorder sur une possible exportation de l’or bleu du majestueux fleuve Congo vers le lac Tchad, mais à une seule condition, « la réalisation des études des impacts environnementaux et socioéconomiques » de ce projet pharaonique, afin d’en dégager le niveau de conséquences possibles avant toute action.

Une position qui rejoint celle soutenue par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, lors de son passage à Kigali.

Tout est parti d’une séance de cours dispensé dans un auditoire de l’UNIKIN (Université de Kinshasa) par le professeur Dieudonné Musibono, conseiller spécial du Chef de l’État en matière de l’environnement.

Au cours cette séance de travail, l’expert, connu souvent pour ses recherches assez pointues sur les questions de l’eau et de la pollution, n’est pas passé outre pour informer à ses étudiants qu’il ne voyait aucun inconvénient à exporter l’eau du fleuve Congo vers le lac Tchad via les pipelines, à quelques kilomètres de l’embouchure du fleuve Congo.

« Je soutiens qu’il est possible, après études environnementales, techniques et économiques. Le Lesotho vit du transfèrement de son eau vers la RSA. Seules les études montreront la décision finale à prendre », indique le professeur Musibono. Continuer la lecture de Eau : Vers un consensus sur l’exportation des eaux du fleuve Congo vers le Lac Tchad? 

SANTE : l’OMS divulgue les premières lignes directives sur les interventions de santé numérique

C’est pour améliorer la santé des populations et les services essentiels que l’OMS vient de rendre  public des nouvelles recommandations sur 10 manières dont les pays peuvent faire usage des technologies numériques, a indiqué un communiqué de presse émis par cette agence de l’ONU. Des recommandations qui représentent  les résultats de  deux ans d’études menées par l’OMS  sur  les données identifiables relatives à ces technologies.

« Il est essentiel d’exploiter les possibilités offertes  par les technologies numériques pour parvenir à la couverture sanitaire universelle. Ces technologies ne sont pas une fin en soi, ce sont des outils indispensables qui permettent de promouvoir la santé, de préserver la sécurité mondiale et de servir les populations vulnérables », a dit Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Cette publication résulte  du constat fait par l’OMS, notifiant que l’envoi des rappels aux patients est une intervention numérique ayant déjà des effets positifs dans certaines régions et que grâce à la technologie, les agents de santé peuvent prodiguer des soins et consulter sur des questions de santé même situer  à une longue distance. Continuer la lecture de SANTE : l’OMS divulgue les premières lignes directives sur les interventions de santé numérique

Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Il s’observe depuis le début de ce mois d’avril dans la ville de Goma au Nord-Kivu, des mouvements irréguliers des camions bennes transportant des moellons et grosses pierres du volcan Nyiragongo qui sont déversés dans le lac pour la construction  des nouveaux ports, alerte l’ASBL Barbara dans une correspondance adressée au président de la République.  Selon ce document consulté par Environews, il se développe à Goma une culture de construction des ports privés à des fins commerciales qui constitue des graves menaces non seulement  pour les eaux de ce lac mais aussi pour l’environnement, les ressources halieutiques et la santé de la population locale.

Constituant l’eau de boisson de plus d’un  million de personne et riche en ichtyologies, sources de protéines animales, le lac Kivu est une richesse qui doit à tout prix être protégée. Ce qui malheureusement n’est pas le cas au regard du  foisonnement des ports sur ce lac. Ceux qui sont abandonnés se  sont mués en véritable marché, avec toutes les conséquences environnementales qui vont avec.

S’agissant de  la construction de ces nouveaux ports, l’Asbl Barbara exprime sa crainte sur le déversement des moellons et pierres du volcan qui est susceptible de modifier la composition chimique  des eaux,  les rendant très acides et diminuant la productivité des poissons surtout que ces ports sont construits sur des baies. Continuer la lecture de Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

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