Santé : L’accès à des médicaments et vaccins de très bonne qualité et à un prix abordable, un défi pour la CEDEAO

Renforcer le système de contrôle qualité des médicaments dans l’espace de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), tel a été le thème d’un débat scientifique organisé au Togo par la cellule de l’Organisation ouest africaine de la santé.

Cette rencontre qui avait pour but, de marquer la célébration du 32ième anniversaire de la création de cette organisation au Togo, a permis de situer le public sur le processus du contrôle de la qualité des médicaments commercialisés au sein de ces pays.

A en croire la directrice générale de la Centrale d’achats des médicaments génériques, Dr. Mamèssilé Assih, «  la qualité d’un médicament repose sur la traçabilité qui consiste à identifier d’abord la firme pharmaceutique et à s’assurer  qu’elle est légalement reconnue par les autorités du pays dans lequel elle est installée ». Continuer la lecture de Santé : L’accès à des médicaments et vaccins de très bonne qualité et à un prix abordable, un défi pour la CEDEAO

Santé : l’OMS alerte sur des risques généralisés pour les écosystèmes aquatiques

« Si les émissions de plastique dans l’environnement se poursuivent au rythme actuel, les microplastiques pourraient présenter des risques généralisés pour les écosystèmes aquatiques d’ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur la santé humaine », a alerté le rapport des risques pour la santé liés aux microplastiques publié ce jeudi.

Des déchets plastiques sur une plage. (Crédit photo, WWF).

Ce rapport  a porté essentiellement sur  le risque d’ingestion, les risques chimiques et les risques liées à la présence de bactéries agglomérées a  présenté la  synthèse de dernières connaissances sur les microplastiques dans l’eau du robinet, dans  l’eau en bouteille et sur ses effets sur la santé humaine.

« L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle aujourd’hui à mener une évaluation approfondie des microplastiques présents dans l’environnement et de leurs conséquences potentielles sur la santé humaine, à réduire la pollution par le plastique pour protéger l’environnement et réduire l’exposition humaine. Il est urgent d’en savoir plus sur les conséquences des microplastiques sur la santé, car ceux-ci sont présents partout, y compris dans l’eau que nous buvons», a déclaré la Dre Maria Neira, Directrice du Département Santé Publique, environnement et déterminants sociaux de la santé à l’OMS.

Selon les experts de l’OMS, il est décevant qu’une grande partie de la population mondiale ne bénéficie pas encore de systèmes adaptés de traitement des eaux usées, pourtant c’est un cycle  d’une  importance capitale qui permet de retirer plus de 90% des microplastiques présents dans ces eaux.

« D’après les informations limitées que nous disposons, les microplastiques présents dans l’eau de boisson ne semblent pas présenter de risques pour la santé, du moins aux niveaux actuels. Mais nous devons approfondir la question. Nous devons aussi enrayer l’augmentation de la  pollution plastique partout dans le monde. Le message clé par cette analyse vise à rassurer les consommateurs d’eau potable du monde entier qu’après cette évaluation, nous estimons que le risque à présent est faible mais il n’en sera pas le cas dans un futur proche », a annoncé le coordonnateur de l’Unité Eau, assainissement, hygiène et santé de l’OMS, Bruce Gordon, lors d’une conférence de presse.

Notons que cette analyse, qui présente la synthèse des dernières connaissances sur les microplastiques dans l’eau de boisson, l’absorption et la distribution de particules microplastiques et de nanoparticules, devraient cependant être plus élevées, même si les données à ce sujet sont très limitées. L’OMS prône que tous les Etats du monde mettent au point des méthodes standardisées pour mesurer les particules de microplastique dans l’eau, pour réaliser de nouvelles études sur les sources et la présence de microplastiques dans l’eau douce ainsi qu’à évaluer l’efficacité de différents procédés de traitement.

Fanny MENGA

Alimentation : 47 États Membres de l’OMS-Afrique adoptent deux plans stratégiques pouvant assurer la santé des Africains

Engager les ressources financières nécessaires (intérieures et extérieures) pour les interventions prioritaires, assurer un bon leadership et des cadres de responsabilisation rigoureux, promouvoir la disponibilité de travailleurs sanitaires qualifiés à tous les niveaux, fournir une rétroaction aux communautés, partager les informations entre États membres, renforcer une surveillance communautaire de qualité, réduire le double fardeau de la malnutrition, signaler rapidement les maladies prioritaires et améliorer les laboratoires nationaux ainsi que  la mise en place d’un système de surveillance solide et plus renforcé, telles sont les propositions qui constituent le fond des stratégies adoptées par les ministres et délégués africains, participants à la 69ème session du Comité Oms/Afro qui se tient présentement à Brazzaville.

Un enfant atteint de malnutrition. (Photo, BBC)

Ces plans adoptés pour réduire le double fardeau de la malnutrition dans la Région africaine 2019-2025 et d’assurer la surveillance intégrée de la maladie et la riposte 2020-2030, visent à proposer une alimentation saine sur le continent ainsi qu’à lutter plus efficacement contre les urgences de santé publique telles les épidémies qui touchent le continent plus que partout ailleurs. Continuer la lecture de Alimentation : 47 États Membres de l’OMS-Afrique adoptent deux plans stratégiques pouvant assurer la santé des Africains

Energie : Le Forum des Jeunes pour les Ressources Naturelles appelle à la mise en place de « are fonctionnelle »

Contrairement au vœu exprimé par le Président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI  TSHILOMBO, lors de l’ouverture du premier forum sur l’énergie électrique à Matadi dans la province du Congo centrale, le Forum des Jeunes pour les Ressources Naturelles préconise la mise en place d’une autorité de régulation du secteur de l’électricité  « are fonctionnelle » à la place des décisions réglementaires, annonce  un communiqué publié ce 21 aout à Kinshasa par cette plate-forme.

Dans ce document auquel Environews s’est procuré une copie, ce forum  des jeunes pour les ressources naturelles prévient que les décisions règlementaires n’étant pas  affectées par le pouvoir politique, ne seront pas convaincantes pour attirer les investisseurs dans ce secteur au pays.

« Le Forum des jeunes invite à comprendre qu’une autorité de régulation du secteur de l’électricité pleinement fonctionnelle  possédant des connaissances techniques et exerçant  ses pouvoirs de manière autonome et distincte du ministère de l’énergie et ressources hydrauliques, est importante pour tout investisseur qui a besoin de certitude selon lesquelles,  les décisions réglementaires ne seront  pas affectées par le pouvoir politique, les changements de gouvernement ou les décisions ambiguës », peut-on lire dans ce communiqué.

Au moment où la loi n°14/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité stipule en son article 90 que   le gouvernement central prévoie la création de l’autorité de régulation du secteur de l’électricité, il est anormal pour ce forum de voir ce décret délibéré en conseil des ministres, en fixe l’organisation et le fonctionnement ne soit jusqu’à présent mise en place jusqu’à ce jour. Continuer la lecture de Energie : Le Forum des Jeunes pour les Ressources Naturelles appelle à la mise en place de « are fonctionnelle »

 Salubrité : « Dealer Avec Ses Déchets », un livre qui présente une analyse introspective de la gestion des déchets en Afrique

« Nous devons apprendre à composer avec nos déchets de telle sorte qu’ils ne nous empoisonnent plus l’existence. Mon livre, Dealer Avec Ses Déchets, est une invitation à l’amitié ou à l’amour avec nos déchets ». C’est lessentiel de la conclusion dune expérience personnelle sur la gestion des déchets dans les grandes agglomérations africaines.  Une expérience que partage Patrick Kasele Mbungu, auteur et activiste congolais de lenvironnement connu pour son implication dans la recherche des solutions durables pour la gestion des déchets à Kinshasa.

Pour cet auteur dont la plume ne cesse de séduire les amoureux de la nature et de la lecture, la question de la consommation et de la production durables (CPD) en Afrique reste une préoccupation pour les âmes sensibles. « Durant ces 7 dernières années, j’ai lu des documents, suivi des documentaires, participé à des conférences et ateliers, observé comment les déchets sont perçus et traités dans différents pays d’Afrique, échangé avec des spécialistes et les consommateurs eux-mêmes. C’est tout un cocktail d’expériences qui m’a tant donné en termes de savoirs et savoir-faire. Il m’a paru essentiel de partager ce que j’ai reçu jusque-là à travers ce petit ouvrage », s’est-il livré à cœur ouvert au micro d’Environews. Continuer la lecture de  Salubrité : « Dealer Avec Ses Déchets », un livre qui présente une analyse introspective de la gestion des déchets en Afrique

Énergie  :  La société civile de Nord-Ubangi interpelle Félix Tshisekedi sur la situation de Mobayi Mbongo

En marge des travaux du premier forum sur lénergie électrique qui a ouvert ses portes à Matadi dans la province du Kongo central, la société civile du Nord-Ubangi a saisi loccasion pour attirer lattention du Chef de lEtat. sur la situation qui prévaux actuellement dans la province. Dans une correspondance lui adressée, la société civile du Nord Ubangi sollicite l’implication de Félix Tshisekedi dans la réhabilitation et à la rénovation de la centrale hydroélectrique de Mobayi -Mbongo. Une requête motivée par la détermination du chef de l’Etat daméliorer le taux de desserte en énergie électrique sur l’ensemble du pays.

« La Société civile du Nord-Ubangi sollicite l’implication personnelle du Chef de l’Etat, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi  pour l’implémentation effective du projet financé par la Banque Mondiale, à hauteur de 22 millions de dollars américains visant à rénover la centrale Hydroélectrique de Mobayi-Mbongo, d’assainir le  réseau de distribution afin d’éliminer des poches noires dans la Ville de Gbadolite et ses environs », indique ce mémorandum dont une copié est parvenue à la rédaction d’Environews.

Pour la société civile de cette province, la réhabilitation de Mobayi Mbongo, dont le puissance initialement prévue était de  30 mégawatt, reste un facteur clé pour booster l’industrialisation et stimuler le développement de la sous-région en électrifiant les Province du Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Mongala et du Bas-Uélée ainsi que la Région de Basse-Kotto en République Centrafricaine. Continuer la lecture de Énergie  :  La société civile de Nord-Ubangi interpelle Félix Tshisekedi sur la situation de Mobayi Mbongo

Energie : Félix Tshisekedi attend des recommandations fortes du 1er forum sur l’énergie

S’adressant à la nation congolaise lors du lancement des travaux du premier forum sur l’énergie électrique de la RDC, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a exhorté les participants à sortir de ces assises, des recommandations fortes susceptibles de pousser à l’action car l’urgence s’impose.

« Nous avons la responsabilité historique de relever le défi de l’électrification en République démocratique du Congo. Nous devons vaincre le paradoxe d’un pays au potentiel électrique parmi les cinq premiers au monde, mais qui se retrouve malheureusement au dernier rang dans le taux d’accès à l’électricité », a-t-il indiqué.

Dans une salle archicomble de l’Hôtel Ledya à Matadi,  Félix Tshisekedi  a dressé un tableau sombre du secteur énergétique de la RDC, qui selon lui, ne reflète nullement pas le potentiel énergétique incommensurable que dispose le pays. Selon le Chef de l’Etat, la RDC au lieu d’avancer, a reculé avec un taux d’accès à l’électricité estimé à 8% actuellement,  par rapport à 9% en 2011. Continuer la lecture de Energie : Félix Tshisekedi attend des recommandations fortes du 1er forum sur l’énergie

Environnement : validation de la note de position de la société civile environnementale sur la réforme de l’aménagement en RDC

Les organisations de la société civiles environnementales réunies en atelier multisectoriel ont procédé à la validation de leur note de position sur la réforme de l’aménagement du territoire en république démocratique du Congo. Ce document produit permettra à l’aboutissement d’un plaidoyer pour la reconnaissance de la place et des droits des communautés locales, des peuples autochtones pygmées, des femmes et des jeunes dans ce processus d’affectation des terres et des espaces.

Ce cadre d’échange a permis aux participants qui jadis n’avaient pas été associés dans ce processus en cours, de proposer une loi cadre, un schéma national d’aménagement, les plans d’aménagement locaux et provinciaux. Des contributions jugées indispensables avant la mise en forme officielle des outils, de la loi et de la politique nationale portant sur l’aménagement du territoire par le gouvernement de la RDC.

« Les travaux de cet atelier constituent  le résultat final du projet d’analyse sur le secteur de l’aménagement initié par le Centre des Technologies Innovatrices et  de Développement Durable. Ce projet avait procédé par faire une analyse sur le secteur d’aménagement de la RDC et là nous sommes arrivés à proposer une note de position dans laquelle toutes les recommandations reformulées ont été appropriées tout au long du projet auprès des acteurs de la société civile et aux différents ministères ayant trait avec l’aménagement du territoire », a rapporté Trésor  Monzombo, directeur  exécutif de ce centre. Continuer la lecture de Environnement : validation de la note de position de la société civile environnementale sur la réforme de l’aménagement en RDC

Energie : Forum sur l’énergie à Matadi, Joseph Bobia alerte Tshisekedi

Joseph Bobia, membre de la société civile environnementale congolaise a alerté le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, sur l’existence d’un document stratégique très important qui devrait attirer l’attention des panelistes à ces assises. Dans une tribune produite en marge du Forum sur l’Energie à Matadi du 20 au 22 août, cet activiste connu pour ses positions tranchées, invite le Président de la République à s’impliquer personnellement pour que s’arrête la léthargie observée dans la mise en œuvre de cette stratégie. Nous vous proposons l’intégralité de sa réflexion.

En prévision de ce que la Présidence la République projette d’organiser comme forum à Matadi sur l’énergie du 20 au 22 août, savez-vous qu’il existe un document stratégique « SE4ALL »?
C’est un document stratégique conçu depuis 2012 qui est très important et qui doit être bien lu et relu.
Il existe une grande léthargie dans l’avancement des processus ou reformes en RDC.
Pour le cas de l’énergie, Continuer la lecture de Energie : Forum sur l’énergie à Matadi, Joseph Bobia alerte Tshisekedi

Interview with Jeffrie Nawej

1. Comment nous dépeindriez-vous vous Patrick Kasele ?

Il n’est jamais facile pour quiconque de parler objectivement de soi. Je n’échappe pas à cette règle. Je me définis comme un simple être humain qui fait de son mieux pour vivre en accord avec les lois de la nature.

2. D’où vous est venue la passion pour l’environnement ?

La passion pour l’environnement m’est venue de feu mon père à la fin des années 90. S’il n’était en train d’écrire ses romans et recueils de poèmes, Il passait son temps libre à suivre les documentaires environnementaux tels que Ushuaia ou Faut Pas Rêver sur une chaine française très connue. A l’époque je n’avais pas la liberté totale de sortir le soir selon mon gré, alors je suivais ces documentaires avec mon père. Tout est parti de là.

3. Quels aspects de la protection de l’environnement vous intéressent le plus ? On parle aujourd’hui d’énergies renouvelables, green economy, d’économie circulaire, d’économie de la fonctionnalité. Est-il un aspect qui tient particulièrement à coeur ?

Tous ses aspects font partie directement ou indirectement de mon spectre d’intérêts pour les questions environnementales. Cependant, j’ai un réel penchant pour la conservation des ressources forestières, l’économie circulaire, la consommation et la production durables (CPD) et l’éducation environnement. L’éducation environnementale demeure pour moi l’aspect le plus important dans la protection de l’environnement et le développement durable. J’estime qu’il est impossible de promouvoir tous ces sous-secteurs environnementaux dont vous faites allusion sans promouvoir l’éducation environnementale des enfants, des jeunes et mêmes des adultes.

4. Il y a un grand problème d’écoresponsabilité dans certains pays sous-développé, tel que la RDC, d’où vous êtes originaire. Avez-vous pris des initiatives pour lutter contre les problèmes environnementaux en présence, notamment la gestion des déchets, la déforestation pour le bois de chauffe.

A travers ma structure associative et d’autres structures partenaires j’ai pris part activement à différents projets et activités de lutte contre la mauvaise gestion des déchets au Congo. La plupart de ces activités étaient portaient sur l’éducation, la sensibilisation et l’information environnementales. Par exemple en février 2017, nous avons conduit une pétition pour l’interdiction des sacs et bouteilles en plastiques à usage unique sur toute l’étendue de la RDC. Cette pétition avait davantage suscité un réel intérêt chez des citoyens non congolais vivant dans d’autres pays. Nous n’avions pas atteint le nombre de signatures voulu mais cela nous avait permis de mieux cerner la question de la production et de l’utilisation des sacs et bouteilles en plastique en RDC. Aujourd’hui, nous continuons à éduquer et à sensibiliser mais nous concevons aussi des projets-solutions pour différentes cibles. Actuellement nous sommes en train de travailler sur deux projets phares, notamment ETEYELO PETO qui est un programme d’éducation au tri et à la valorisation des déchets a l’école et aussi YALALA qui sera la première foire de l’économie circulaire en RDC. Elle réunira les petites entreprises et les associations qui évoluent dans la collecte et le recyclage des déchets en RDC. Il s’agira de les promouvoir et de leur donner une meilleure visibilité locale parce qu’elles sont très peu connues.

5. Aurons-nous le plaisir de connaître l’une des pistes de solution que vous proposez dans votre ouvrage pour mieux dealer avec les déchets au quotidien ?

Evidemment !! Une piste que je propose c’est l’abandon total des sacs et bouteilles en plastique à usage unique. Je passerai peut-être pour un malade pour certains et plus particulièrement pour les femmes mais c’est tout à fait possible. J’ai abandonné l’usage des sacs et bouteilles en plastique à usage unique en 2013. A la place j’utilise des sacs réutilisables. J’ai toujours un ou deux sacs réutilisables dans mon sac à dos ou dans ma valise quand je dois voyager. J’avoue que cela nécessite une certaine discipline et beaucoup d’effort mais c’est possible. Pour les femmes qui change de sacs à main plus d’une fois par semaine prévoyez un sac réutilisation dans chacun de vos sacs. Et si vous êtes véhicule, gardez aussi un ou deux sacs réutilisables dans votre véhicule. La bonne nouvelle c’est que ces sacs réutilisables ne coutent pas du tout cher contrairement à ce que beaucoup pensent.

6. Vous rédigez actuellement un livre : « Dealer avec ses déchets », que vous destinez principalement à l’Afrique. Que pensez-vous être les plus grands défis en matière de gestion de déchets dans cette partie du monde, spécialement en RDC ?

En réalité la rédaction du livre est terminée depuis le mois de juin dernier. Concernant les défis, je pense qu’ils sont multiples et multisectoriels. Ce sont des défis d’ordre économique, social, politique, sanitaire, écologique, éducationnel, informationnel et comportemental. Et la liste n’est peut-être pas exhaustive. Le défi le plus important selon moi est la prise de conscience de chaque citoyen africain ou qu’il se trouve et quel que soit son niveau de vie. Prendre conscience et se dire qu’en tant qu’individu j’ai le pouvoir de faire quelque chose pour moi et pour ma communauté en ce qui concerne la gestion responsable des déchets. Et le petit guide Dealer Avec Ses Déchets tente de donner des pistes pour ce faire. Un autre défi majeur c’est la promotion des initiatives de recyclage et de valorisation des déchets dans nos pays africains. Les investisseurs privés et publics ont le devoir d’appuyer tous ces jeunes talentueux qui innovent tous les jours pour mieux gérer les déchets et améliorer les conditions de vie des communautés. Ces jeunes sont partout en Afrique mais nos Etats africains semblent les ignorer.

 

7. L’entrepreneuriat est un sujet phare aujourd’hui en Afrique. Les jeunes sont de plus en plus inspirés pour des projets très novateurs, notamment dans les nouvelles technologies, mais aussi l’agrobusiness et tout ce qui a rapport à l’économie verte. Le défi reste le même cependant, pour l’un ou l’autre secteur : le financement. Quelle piste suggéreriez-vous à ces jeunes qui veulent entreprendre pour ou dans l’écologie, pour trouver les fonds nécessaires ?

Je pense que ce problème ne date pas d’aujourd’hui en Afrique. Peu importe le secteur d’activité dans lequel on évolue il est toujours difficile de trouver un financement pour mettre son projet sur les rails. Mais heureusement que le 21e siècle a son lot d’avancées qui permettent aux jeunes du monde entier de financer leurs projets sans avoir recours aux systèmes de financement classiques (banques de crédit, organisation de microfinances, banques d’investissement, etc.). Aujourd’hui il y a des modes de financement alternatifs qui permettent à des milliers d’entrepreneurs de lancer leurs projets. Le mode alternatif de financement le plus éloquent c’est le financement participatif ou le crowdfunding.

C’est ce mode auquel je fais recours pour lever les fonds pour financer l’impression et la distribution mon ouvrage. Au-delà du simple aspect financier, le financement participatif vous permet de créer des liens forts entre vous et la future communauté de vos clients pour une utilisation optimale de votre produit ou service.

Je profite de cette occasion pour inviter les citoyens africains et d’autres continent à visiter mon espace de financement en cliquant ici https://fr.ulule.com/dealer-avec-ses-dechets/ pour lire et comprendre davantage ce qui a motivé la rédaction de ce guide et éventuellement effectuer une contribution.

 

 

 

 

Interview Alfred Ntumba

1. Qu’est qui vous a inspiré à publier ce livre ?

La question de la consommation et de la production durables (CPD) en Afrique m’a toujours préoccupé au plus haut point. Un de ses aspects qui me préoccupe le plus c’est la gestion des déchets. Durant ces 7 dernières années j’ai lu des documents, suivi des documentaires, participé à des conférences et ateliers, observé comment les déchets sont perçus et traité dans différents pays d’Afrique, échangé avec des spécialistes et les consommateurs eux-mêmes. C’est tout un cocktail d’expériences qui m’a tant donné en termes de savoirs et savoir-faire. Il m’a paru essentiel de partager ce que j’ai reçu jusque-là à travers ce petit ouvrage.

2. Pourquoi l’avez-vous consacré aux déchets ?  Et ce par proximité ou par un besoin réveil du changement ?

Les déchets sont omniprésents dans les paysages urbains en Afrique pour la simple et unique raison que rien ou presque n’est fait pour leur gestion rationnelle. Nous devons apprendre à composer avec nos déchets de telle sorte qu’ils ne nous empoisonnent plus l’existence. Mon livre, Dealer Avec Ses Déchets, est une invitation à l’amitié ou à l’amour avec nos déchets. L’existence humaine est conditionnée aux déchets. Il est donc crucial pour chaque citoyen africain de créer les meilleures conditions pour une cohabitation harmonieuse entre l’homme et ses déchets. Autrement ça pue. C’est ce que ce guide cherche à susciter dans nos communautés africaines.

3. Quelles sont les grandes observations qui ont motivé votre instinct d’intellectuel pour consacrer votre plume à la problématique de la gestion des déchets en Afrique ?

Une observation en particulier : la plupart des citoyens africains pensent que les problèmes liés à la mauvaise gestion des déchets doivent être exclusivement résolus par l’Etat. Je ne cherche pas à dédouaner l’Etat de ses responsabilités, mais j’estime qu’en tant que citoyens africains qui aspirent une vie de meilleure qualité grâce à un environnement sain, nous avons les moyens et le pouvoir de poser des actes individuels et communautaires durables pour limite les dégâts de l’inaction qui caractérise les Etats africains dans ce domaine. Il ne s’agit pas de se substituer à l’Etat. Dans ce guide je démontre ce postulat.

4. Quelles sont les grandes leçons tirées de ces observations ?

Il n’y a pas de leçons à tirer selon moi. Il faut que chaque citoyen commence à poser de petits actes individuels au quotidien en termes de consommation et de gestion de déchets plus responsables. C’est aussi simple que ça.

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale