Forêts : La Réserve de Biosphère de Luki pourrait disparaître si rien n’est fait

La Coalition Nationale Contre l’Exploitation Illégale du Bois  (CNCEIB), a alerté sur une éventuelle disparition de la Réserve de Biosphère de Luki dans la province du Kongo centrale. Dans une communication faite ce samedi 29 décembre à Kinshasa, cette organisation de la société civile dénonce l’exploitation illégale et abusive du bois dans la réserve, avec la complicité des agents de l’administration forestière, et des autorités politico-administratives locales, provinciales et nationales.

Du bois coupé et abandonné dans la Réserve de Biosphère de Luki. (Crédit photo, Philippe Nzita – CNCEIB)

« Ce qui se passe actuellement dans la réserve de Biosphère de Luki est punissable. Et, si on n’agit pas en urgence, dix ans c’est trop, je crois que cette réserve va disparaître », a déclaré Philippe Nzita, coordonnateur de l’ONG AMAR,  et observateur indépendant de la CNCEIB.

Ce sont les blocs 04, 05, 48, 49 et la zone centrale de la Reserve de Biosphère qui sont les plus touchés par cette dévastation due à l’exploitation illégale du bois et la carbonisation. Les exploitants travaillent en toute impunité avec la bénédiction des autorités. La CNCEIB déplore l’impunité que bénéficient les auteurs de ces crimes environnementaux qui opèrent aux vues et au su de tous.

« Parfois, on arrive à identifier ces inciviques environnementaux. Le système est tellement organisé qu’il est difficile de le trouver sur le terrain. Les opérations de coupe se font entre 00h et 2h et l’évacuation se fait à partir de 03 heures du matin», a-t-il précisé. Continuer la lecture de Forêts : La Réserve de Biosphère de Luki pourrait disparaître si rien n’est fait

Alimentation : « l’Afrique devrait tripler sa productivité agricole pour son autosuffisance »

Une étude du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), a révélé que la demande en produits alimentaires va être multipliée par 2,6 à l’horizon 2050 en Afrique subsaharienne, et que si la production agricole de l’Afrique tout entière veut suivre un autre rythme, il faudrait que cette productivité agricole triple son rendement où, l’espace cultivé augmentera de 80% et le nombre d’actifs agricoles à 20%.

The  » Niébé  » from the Muanda’s market.

« Toutes les marges de manœuvre sont donc à explorer pour desserrer les contraintes qui se présente sur l’agriculture africaine. A commencer par le doublement de la productivité de la terre, puisque la région reste, en la matière, très loin de l’Asie ou de l’Europe », ont rapporté les scientifiques.

Pour les chercheurs, l’Afrique ne serait autosuffisant dans aucun groupe de produits sauf pour les tubercules (manioc, patates douces, ignames). Seuls les échanges de fruits, de fibres, et d’autres produits tropicaux pourraient être positifs.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour son autosuffisance l’Afrique peut compter sur la mise en culture de 51 millions d’hectares supplémentaires et sur l’irrigation à la limite de 3% à l’horizon 2050. Continuer la lecture de Alimentation : « l’Afrique devrait tripler sa productivité agricole pour son autosuffisance »

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Alimentation : 3 millions de dollars de la Russie pour le projet de la FAO à Alep

La FAO a lancé un projet de soutenance et de nutrition au profit des agriculteurs et éleveurs d’Alep touchés par le conflit en Syrie. D’une durée de deux ans, ce  projet vise à relancer l’économie locale d’Alep, à réduire la pauvreté et à améliorer la nutrition des groupes cibles.

«Un grand nombre d’agriculteurs ont abandonné leurs terres en Syrie à cause de l’insécurité qui a eu un impact dévastateur sur leur production agricole et détruit les infrastructures et les services. Les disponibilités réduites et coûteuses des intrants agricoles handicapent considérablement les agriculteurs locaux ; c’est pourquoi  ce projet mis en place entend offrir les conditions initiales pour le développement et de  stimuler l’économie locale afin de contribuer à réduire la pauvreté dans la région tout en améliorant la nutrition de ceux qui en ont le plus besoin», a déclaré Daniel Gustafson, Directeur général adjoint de la FAO.

Ce projet de rétablissement des services d’Alep  a bénéficié de la part de la Fédération Russe un don de 3 millions de dollars, un soutien essentiel en matière de moyens de subsistance et de nutrition.

Un don qui entre dans les fonds  de soutenances des 60 000 ménages vulnérables (ou 360 000 agriculteurs et éleveurs) de la région d’Alep, durement touchés par la crise et de rétablir leurs capacités de production tout en améliorant leur sécurité alimentaire et leur nutrition. Continuer la lecture de Alimentation : 3 millions de dollars de la Russie pour le projet de la FAO à Alep

Conservation : 60 kilos d’ivoire d’éléphant saisis à Kinshasa

60 kilogrammes d’ivoire d’éléphants ont été saisis ce jeudi 20 décembre à Kinshasa par les éléments de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), en collaboration avec CONSERV CONGO et la CITES. Au cours de cette opération d’infiltration contre la vente et la commercialisation de l’ivoire, deux suspects ont été également appréhendés et arrêtés.

L’ivoire taillé saisi à Kinshasa. (Crédit photo, Conserv Congo)

Les deux suspects dont les identités ne peuvent être dévoilées à ce stade à cause du principe de la présomption, font partie d’un grand syndicat de marchands d’ivoire situé en RDC et à Kinshasa en particulier. Ils ont été arrêtés après une organisation orchestrée et dirigée par CONSERV CONGO, une organisation locale dont l’objectif est de combattre la criminalité faunique.

« Nous souhaitions récupérer un colis beaucoup plus volumineux mais, grâce à Dieu, nous avons procédé à une arrestation car chaque pièce d’ivoire représente un éléphant mort », a déclaré Augustin Ngumbi Amuri, Directeur de la Coordination de la CITES en RDC. Continuer la lecture de Conservation : 60 kilos d’ivoire d’éléphant saisis à Kinshasa

PAYS-BAS : INTERDICTION TOTALE DU COMMERCE DE L’IVOIRE BRUT

A l’occasion de la présentation des résultats  d’une importante opération contre le trafic d’espèces animales et végétales en danger, la ministre néerlandaise de l’agriculture a annoncé que, dès le 1er mars 2019, le commerce de l’ivoire brut serait totalement interdit afin d’éviter le blanchiment des produits du braconnage.

La ministre a révélé  les résultats d’une opération nationale de lutte contre le commerce illégal d’espèces en danger qui a impliqué deux mois durant la police, les douanes et les inspecteurs des services de sécurité alimentaire.

dénommée « Toucan », cette opération a permis la saisie de milliers de cactus venus du Panama et du Pérou. Parmi ces saisies figurent six Boas constricteurs envoyés par la poste depuis les Etats Unis et Capucins venus comme animaux de compagnie avec deux Toucans morts arrivés d’Uruguay. Continuer la lecture de PAYS-BAS : INTERDICTION TOTALE DU COMMERCE DE L’IVOIRE BRUT

Biodiversité : 2019, quel vision pour le projet Biopama?

Tanya Merceron est la nouvelle coordinatrice régionale du BIOPAMA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, basée à Ouagadougou, au Burkina Faso, auprès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Dans cette interview, elle nous raconte son parcours professionnel avant de rejoindre l’UICN, la stratégie de mise en œuvre et les principales activités de BIOPAMA dans la région pour l’année 2019.

Tanya a pris ses fonctions chez BIOPAMA à la mi-septembre, parallèlement au lancement de la deuxième phase du programme dans cette région. Tanya est une ressortissante haïtienne ayant une formation en droit, spécialisée en éthique des droits de l’homme. Elle est également titulaire d’une maîtrise en développement de l’Université Senghor, axée sur la gestion de l’environnement.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel avant de rejoindre l’UICN?

Je viens d’une ville du sud d’Haïti appelée Les Cayes. En tant que bénévole, j’ai débuté mes activités professionnelles en apportant un soutien au Programme d’entraîneurs pour jeunes femmes et enfants (PEJEFE), une organisation haïtienne à but non lucratif travaillant dans les quartiers défavorisés de Port-au-Prince et des zones rurales d’Haïti. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à comprendre les liens entre les communautés et leur environnement, et à partir de là mon fort engagement envers la paysannerie et le projet de société qu’elle porte.

J’ai ensuite poursuivi par des postes et des consultations avec des organisations nationales telles qu’Enfofanm, la PAPDA, le Mouvement des agriculteurs de Papay, mais également avec des ONG internationales telles qu’Oxfam et Action Aid, qui ont contribué à affiner cette orientation.

La connexion avec les communautés m’a permis de découvrir des dynamiques très intéressantes analysant les liens entre l’état actuel des ressources naturelles, les pressions anthropiques auxquelles elles sont soumises et leurs conséquences sur le mode de vie des populations.

Tout cela m’a donné les outils nécessaires pour concevoir des stratégies tenant compte à la fois des défis environnementaux et des politiques publiques afin de garantir une gouvernance environnementale participative lorsque je suis devenu membre du système des Nations Unies. J’ai d’abord travaillé au PNUD pour mettre en œuvre un projet de renforcement des capacités pour le ministère de l’Environnement d’Haïti, à travers lequel je devais mettre en place un système de gestion décentralisée des ressources naturelles avec les autorités locales. J’ai également facilité la prise en compte des évaluations environnementales dans la conception des politiques.

Ensuite, j’ai rejoint l’équipe des Nations Unies pour l’environnement dans la gestion du projet « Approche écosystémique de la côte sud d’Haïti », qui comporte un volet important sur les aires marines protégées. Cette initiative m’a permis de contribuer au développement participatif des plans de gestion de ces AMP tout en formant la population locale et en introduisant des activités génératrices de revenus afin de réduire la pression exercée sur les ressources en poisson.

Enfin, j’ai également enseigné à la Faculté d’agronomie de l’Université Notre Dame d’Haïti. J’étais responsable du cours d’initiation à la gestion de l’environnement et l’un de mes objectifs était de permettre aux étudiants de concevoir un système combinant agriculture, respect de l’environnement et respect des droits de l’homme. Nous avons mis en place des projets très intéressants sur le campus universitaire, notamment un jardin périurbain. C’était vraiment une belle expérience.

Quelle est votre vision de l’avenir du BIOPAMA?

BIOPAMA est un programme mondial qui vise à améliorer la conservation à long terme et l’utilisation durable des ressources naturelles dans les zones protégées et les communautés environnantes. Le programme soutient le développement et l’application d’outils de gestion des données et d’informations, ainsi que de services pour l’amélioration des connaissances et des capacités, toujours par l’intermédiaire des observatoires régionaux, afin d’améliorer la planification et la prise de décisions concernant les aires protégées aux niveaux national et local.

Nous en sommes au début de sa deuxième phase. Il est donc essentiel de capitaliser sur les acquis et les leçons apprises au cours des cinq dernières années tout en introduisant un esprit novateur, en vue de trouver des solutions aux défis déjà identifiés et de garantir la réalisation des activités grâce à de nouvelles technologies. partenariats pour atteindre des résultats à long terme.

En fait, début décembre, nous avons lancé l’initiative BIOPAMA Experiences Capitalisation, qui vise à identifier, analyser et documenter les expériences de la première phase du programme BIOPAMA afin d’orienter la seconde phase des interventions sur la base des résultats, des enseignements tirés et des bonnes pratiques identifiées.

Nous espérons que cette initiative aboutira, entre autres, à l’élaboration d’une série de brèves publications et d’autres produits de communication décrivant les expériences du programme, sur la base d’une analyse des expériences, des points de vue individuels et institutionnels. Cela permettrait également de disposer d’un plus grand nombre de données qualitatives à l’appui de la mise à l’échelle des initiatives BIOPAMA.

Quelle stratégie sera utilisée pour la mise en œuvre de la deuxième phase du BIOPAMA?

La stratégie de mise en œuvre s’articulera autour de 3 axes:

  1. Renforcement des partenariats, pour la création de l’observatoire en Afrique de l’Ouest et la consolidation de l’observatoire en Afrique centrale.
  2. Création de synergies avec d’autres acteurs liés au secteur de la protection de la biodiversité et de la gestion des aires protégées dans la région, mais également dans d’autres zones d’intervention du BIOPAMA, telles que l’Afrique de l’Est, les Caraïbes et le Pacifique.
  3. Un plan d’action, élaboré de manière participative et basé sur les besoins spécifiques de la sous-région.

Quelles sont les actions clés prévues pour la poursuite du programme en Afrique centrale?

La première étape est la signature d’un mémorandum d’accord entre la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), principal partenaire de la région, et l’UICN, qui produira des effets au-delà du BIOPAMA, puis la conclusion d’un accord pour la mise en œuvre de BIOPAMA.

En outre, notre priorité consiste à apporter un soutien à la COMIFAC par le biais de l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC) afin de:
• Développer le rapport sur l’état des zones protégées, parmi d’autres produits de la connaissance pour la protection de la biodiversité et l’amélioration de la gestion des zones protégées en Afrique centrale; ;
• promouvoir l’engagement des fournisseurs et des utilisateurs de données dans un système d’information régional efficace;
• apporter un soutien aux institutions des aires protégées aux niveaux national et régional tout en veillant au renforcement des capacités, le cas échéant;
• Promouvoir l’utilisation des données et du système d’information régional par les institutions des aires protégées aux niveaux national et régional afin d’orienter les politiques et stratégies publiques fondées sur des bases factuelles.

S’il vous plaît partagez avec nous les perspectives pour l’Afrique de l’Ouest.

La dynamique en Afrique occidentale est légèrement différente de celle en Afrique centrale. Ainsi, la première étape consiste à mettre en place l’Observatoire des Aires Protégées d’Afrique de l’Ouest en collaboration avec l’UEMOA et les acteurs de la sous-région tels que le Réseau des aires marines protégées de l’Afrique de l’Ouest (RAMPAO). Une feuille de route a déjà été élaborée à cet effet.

La prochaine étape est l’élaboration et la signature d’une charte de la gouvernance des aires protégées en Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une initiative qui sera soumise aux États concernés afin que les activités mises en œuvre sur le terrain s’harmonisent avec les grandes orientations politiques. Certaines activités plus concrètes sur le site seront menées dans le cadre de la mise en œuvre des EIPMFavec les agences / directions nationales responsables des zones protégées.

Existe-t-il une différence entre les deux phases du programme BIOPAMA?

Le mécanisme d’octroi de subventions est une nouvelle composante du BIOPAMA qui vise à contribuer à la réalisation des objectifs de gestion et de gouvernance par le biais d’actions concrètes mises en œuvre dans et autour des aires protégées sur la base de priorités clairement définies. Cette initiative est intéressante car elle permettra de:

  • Améliorer les mécanismes de conservation à long terme et d’utilisation durable de la biodiversité et des ressources naturelles dans les zones protégées;
  • Renforcer les capacités des institutions nationales concernées par les aires protégées, notamment en utilisant les résultats des évaluations pour la planification et la prise de décision;
  • Soutenir les initiatives communautaires visant à renforcer les moyens de subsistance des populations locales tout en contribuant efficacement à la gestion des zones protégées.

Le premier appel à propositions va bientôt être lancé et je saisis cette occasion pour inviter les agences nationales des aires protégées, les organisations de la société civile, les municipalités, les organisations communautaires, les organisations régionales, les ONG locales et internationales.

Quel est votre message pour les partenaires BIOPAMA?

BIOPAMA est un programme prometteur, mais il est important que toutes les parties prenantes, en particulier celles qui vivent au quotidien dans et autour des aires protégées, y participent, afin d’obtenir des résultats pouvant avoir un impact à long terme.

Le message serait d’inviter toutes les parties prenantes du secteur des aires protégées et de la protection de la biodiversité à collaborer avec les observatoires régionaux afin de mettre en place un puissant système d’information permettant à tous les acteurs qui produisent des données de les mettre à la disposition des parties prenantes qui en ont besoin pour prendre des décisions. soit au niveau local, pour améliorer l’efficacité de la gestion des aires protégées, soit au niveau national, pour influencer les politiques publiques en faveur de la protection de la biodiversité. Ensemble, nous pourrons ainsi passer de la connaissance à l’action pour une planète protégée!

Biopama

 

Environnement : Un dialogue national sur la prise en compte des droits des peuples autochtones

Le consortium REPALEF, LINAPYCO, DGPA et PIDP s’est fixé un rendez-vous à Kinshasa, ce lundi 17 décembre, afin de discuter sur la prise en compte des droits des peuples autochtones pygmées dans la réforme foncière et de l’aménagement du territoire en cours en RDC.

Le Groupe Bikoki na biso au siège de la DGPA à Kinshasa.

Selon ce consortium, le dialogue engagé à Kinshasa est capital, car il réconforte les dispositions légales dans le projet de loi portant principes fondamentaux relatifs à la protection des droits des peuples autochtones en RDC, qui est en phase de considération à l’Assemblée nationale.

« Lorsque nous ferons l’état des lieux du processus de la réforme, nous le ferons aussi pour les revendications des peuples autochtones pygmées. Les présentes assises ouvrent une brèche, pour porter haute la voix de cette population pour que l’année prochaine qui va voir la loi être révisée, puisse être l’année ou ils diront que notre voix a été entendue », a informé Joseph Itongwa, président de la coordination africaine REPALEF. Continuer la lecture de Environnement : Un dialogue national sur la prise en compte des droits des peuples autochtones

Biodiversité : Les éléphants sans défenses, une évolution génétique !

« De plus en plus les éléphants naîtront sans leurs défenses en Afrique », il s’agit pour certains chercheurs d’une évolution génétique destinée à protéger cette espèce des pachydermes la plus prisée par les braconniers, à cause de l’or blanc que l’éléphant porte sur lui.  

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

Un éléphant mâle de 50 ans peut avoir des défenses pesant jusqu’à 49 kilos chacune. Avec un prix mondial de l’ivoire de l’ordre de 1000 dollars le kilo, le braconnage d’un tel spécimen, est un véritable pactole pour les contrebandiers

Plus leurs défenses sont longues, plus les éléphants  courent le risque d’être abattus par des braconniers.  « Ceux qui n’en ont pas, ont davantage de chances de survivre, d’où la propagation du gène de l’absence de défenses dans l’espèce. Il ne s’agit pas d’une évolution naturelle, mais d’un changement induit par la force des armes », a indiqué Zhang Li, professeur de Zoologie. Continuer la lecture de Biodiversité : Les éléphants sans défenses, une évolution génétique !

Conservation : Plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain saisies au Cambodge

Le service des douanes Cambodgien ont déclaré avoir saisi plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain caché dans un conteneur de stockage en provenance du Mozambique,  a annoncé BBC.

Cette saisie record de 1.026  défenses au port autonome de Phnom Penh découle d’un renseignement de l’ambassade des Etats-Unis.

La cargaison est arrivée dans le pays l’année dernière et son destinataire inconnu n’est pas arrivé au port pour le récupérer.

Ces défenses d’éléphant étaient cachées dans du marbre dans un conteneur abandonné, a déclaré un fonctionnaire des douanes

«  Je ne sais pas si l’envoi était destiné à d’autres pays », a-t-il conclut

La demande de la Chine et du Vietnam a fait du Cambodge un point de transit essentiel pour le commerce illicite des espèces sauvages.

Au cours des cinq dernières années, le Cambodge a procédé à un certain nombre d’arrestations très médiatisées en ce qui concerne le trafic d’espèces protégées.

La plus importante avant cette semaine a eu lieu en 2014, lorsque les douaniers ont saisi environ trois tonnes d’ivoire cachées dans un conteneur de haricots dans le port sud-ouest de Sihanoukvile.

Environews et BBC