Angola : Bornito de Sousa, « l’Angola s’engage à inverser la tendance de la destruction de mangrove »

Le vice-président angolais Bornito de Sousa, a annoncé l’engagement de son pays à inverser la tendance des écosystèmes naturels, spécifiquement  les mangroves. Il l’a fait savoir lors de la Conférence sur le renforcement des engagements politiques pour l’amélioration et la conservation des mangroves en Afrique, dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de l’environnement et de la Journée Wangari Maathai, 3 – 4 mars 2021.

« Les écosystèmes de mangrove font partie de nous. C’est le territoire même où nous vivons, où nous produisons de la nourriture, où nous travaillons et faisons du tourisme et des loisirs.  Mais les mangroves ont été détruites par les dépôts de déchets, les logements et la construction commerciale, l’utilisation agricole et par la pollution par le plastique, le pétrole brut et les déchets électroniques », a-t-il déploré.

Pour faire face à cette situation déplorable, l’Angola s’engage à reboiser le mangrove. Le pays de envisage planter 1 million de mangroves au cours de l’année 2021. 

« Pour ce faire, nous comptons sur la contribution et l’implication des institutions publiques, telles que le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Environnement et celui de l’Agriculture, les  organisations de la société civile telles que OTCHIVA », a-t-il indiqué 

A en croire le vice-président angolais, depuis son indépendance, l’Angola s’est imposé comme un État où les questions environnementales ont toujours été au premier plan des priorités. « L’Angola fait entendre sa voix, alignée sur les grands engagements mondiaux en matière d’environnement, tels que le Développement Durable. Objectifs et accord de Paris sur le climat », a-t-il souligné.

En interne, les questions environnementales sont acceptées dans la Constitution de la République d’Angola elle-même, qui consacre la responsabilité de l’État d’adopter des mesures pour protéger l’environnement et les espèces de la flore et de la faune sur tout le territoire national, pour maintenir l’équilibre écologique, l’exploitation et l’utilisation rationnelle des toutes les ressources naturelles dans le cadre du développement durable et du respect des droits des générations futures.

Notons par ailleurs que le nouveau Code pénal angolais en vigueur depuis le mois de février de cette année prévoit une augmentation des peines pour les délits de nature environnementale.

Économie bleu

En abordant la question des écosystèmes de mangroves en Afrique, il est opportun de se pencher également sur la stratégie africaine de l’économie bleue. Une économie qui implique entre autres activités, la pêche, l’aquaculture et la conservation et la durabilité des écosystèmes aquatiques, est directement liée au thème environnemental et au climat, à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie.

« En ce qui concerne l’économie bleue, l’Angola a pris des mesures pour une utilisation durable des innombrables ressources marines dont il dispose. L’Angola bénéficie de 1650 km de côtes baignées par l’océan atlantique et d’une vaste mer avec d’excellentes conditions de navigation, de belles plages avec des paysages idylliques et d’excellentes conditions pour l’investissement dans le tourisme solaire et maritime », a indiqué le vice-président. .

L’Angola est riche en ressources en eau, avec environ 77 occurrences hydrographiques où émergent d’importants fleuves tels que le Zaïre, le Zambèze, Cuanza, Cuvelai, Cassai, Chiloango et Okavango, un fleuve qui disparaît dans les sables du Botswana. En conséquence, l’Angola est signataire de la Déclaration de Gaberone sur la durabilité en Afrique.

En ce qui concerne l’importance pour la vie humaine, l’eau, l’alimentation et l’énergie ont au moins un dénominateur commun: le climat. Il est évident que la disponibilité de l’eau, que ce soit pour la consommation humaine ou à d’autres fins, y compris à des fins industrielles, dépend dans une large mesure des conditions climatiques. Il en va de même pour l’alimentation et l’énergie, qui nécessitent clairement une approche de durabilité.

Alfred NTUMBA

Forêt : Lancement de la deuxième phase du programme de lutte contre la déforestation grâce au gaz domestique

Après le succès de la première phase de son programme de lutte contre la déforestation à travers l’utilisation de gaz domestique, le gouvernement de la République Démocratique du Congo à travers le ministère de l’Environnement et Développement Durable en partenariat avec la Société congolaise de gaz (SOGAS) a procédé au lancement de la deuxième phase de ce programme, ce vendredi 05 mars à Kinshasa.

Deux millions de dollars est le montant qui a été alloué dans cette nouvelle phase. Une initiative qui  vient appuyer la vision du chef de l’Etat dans la  réduction des émissions de  gaz à effet de serre, à l’horizon 2030.

« Le chef de l’Etat avait pris des engagements pour notre pays à savoir, la lutte contre la déforestation pour stabiliser le couvert forestier de notre pays. Nous avons remarqué que la ville province de Kinshasa et ses alentours étaient menacés par la déforestation. A travers ce projet, le gouvernement de la RDC veut, en subventionnant  la société SOGAS, répondre au besoin de cuisson des foyers kinois », a rapporté le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamungabo.

La campage “Sauvons nos forêts en utilisant le gaz domestique” dont la première phase a démarré depuis le 19 mars 2020, a donné jusqu’à maintenant de bons résultats. Rien n’est plus urgent pour le ministre, de décourager le recours au bois de chauffe et au charbon de bois pour préserver le couvert forestier du deuxième poumon vert mondial.

« Ce projet consiste à appuyer la province de Kinshasa, du Kongo central, du Kwilu, de Kwango et de Mai-Ndombe pour sauver plus d’hectares des forêts.  Nous avons vendu avec notre partenaire 50 mille kits de gaz domestique et cela a permis de sauver 250 hectares de forêt », a déclaré Claude Nyamungabo.

Dans sa quête de rendre accessible le gaz domestique, Sogaz attend baisser les prix de ces kits de cuisson pour toucher toutes les couches de la population congolaise.

« Vous constaterez que les kits de 6 kilos seront vendus à 20 dollars au lieu de 33 et la double plaque avec la bonbonne de 12 kilos sera à 40 dollars. Voilà de nouveaux prix de nos produits en cette deuxième phase. Bien que la fixation se fera de manière intermittente mais de manière récurrente nous reviendrons avec une proposition de promo  de réduction pour que la population puisse acquérir son kit à un prix abordable », a renseigné Lilas Pezo, responsable  marketing de Sogaz RDC

La stratégie de commercialisation de Sogaz séduit les usagers kinois. L’entreprise se positionne de plus en plus comme un levier de l’économie pour les dealers et autres gestionnaires des restaurants..

« J’ai choisi le gaz parce qu’il impacte positivement les activités. Je ne me plains plus du problème du courant et je bénéficie d’un bon service. Je loue également une autre qualité, celle de la rapidité dans la cuisson des aliments. C’est très classe je n’ai pas à me salir à tout moment. Pour ces raisons, je demanderai à mes consœurs d’emboiter les pas», a précisé Gina Matalatala, responsable d’un restaurant à Kinshasa.

La deuxième phase interviendra du 8 mars au 31 mars. La particularité de cette tranche résulte dans l’extension géographique du projet qui va s’étendre dans cinq provinces du pays en premier temps et de toute la République à long terme.

Nelphie Mie

Conservation : L’AWF et l’ICCN mènent des réflexions sur la lutte contre la criminalité faunique transnationale

African Wildlife Foundation (AWF) et l’Institut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont organisé, du 23 au 25 février 2021 à Kinshasa, une conférence d’assistance judiciaire mutuelle dans la poursuite des infractions sur la faune sauvage. 

Placée sous le thème, « Combattre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages en Afrique Centrale », cette a eu comme objectifs, comprendre la nature transfrontière de la conservation de la faune, comprendre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages et ses impacts, apprendre les moyens de lutter contre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages et renforcer la coopération régionale dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Cette conférence a réuni les procureurs, les enquêteurs, les agents de gestion de la faune et les huissiers de justice statuant sur les crimes contre les espèces sauvages en République démocratique du Congo, République centrafricaine, Cameroun et en République du Congo. 

Selon les organisateurs, « Le renforcement des capacités des acteurs du secteur judiciaire et de l’application de la loi garantira des enquêtes, des poursuites et des peines efficaces suffisamment dissuasives contre les criminels contre la faune ». 

La conférence de Kinshasa a été également un cadre de rassemblement des parties prenantes de la région pour assurer l’harmonisation de l’application des lois sur la faune afin de mettre fin à la criminalité liée aux espèces sauvages de la région.

Ces assises ont permis aux parties prenantes d’avoir un point de vue commun sur les menaces qui pèsent sur la faune sauvage de la sous-région. A l’issue de ces travaux, quelques recommandations ont été formulées notamment, la création d’un réseau régional des juges et magistrats spécialisés dans la criminalité environnementale et particulièrement sur la faune, la promotion de la plateforme Africa Twix, la promotion du plaidoyer à AWF et ses bailleurs de fonds, spécialement INL, pour la continuité des séances de renforcement des capacités des acteurs clés et aussi la fréquence des échanges sous régionaux qui sont enrichissants.

Les participants se sont par ailleurs convenus d’encourager, là où ça n’existe pas, la signature des traités d’extradition et de coopération judiciaire et le partage des informations en temps réel tout en protégeant les sources.

Notons par ailleurs que cette conférence a été financée par le département d’État des États-Unis, Affaires internationales en matière de stupéfiants et d’application de la loi (INL). 

Alfred NTUMBA

Vers la fin des travaux de la 7ème Session du Forum Régional Africain sur le Développement Durable lancés à Brazzaville en République du Congo

Les travaux de la septième session du Forum régional africain sur le développement durable organisé sous le thème « Mieux construire l’avenir : vers une Afrique résiliente et verte pour la réalisation du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 » et placé sous le parrainage du Président de la République du Congo Son Excellence Denis SASOU NGUESSO ont effectivement ont démarré le 1er mars 2021 en modes virtuel et présentiel au Centre international des conférences de Kintélé à Brazzaville en République du Congo.


Le démarrage de ces travaux qui se tiennent sur quatre jours du 1er au 4 mars, a été présidé par le Professeur Paul MAVIMA, Ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale du Zimbabwe et président du bureau sortant de la sixième session du Forum régional africain sur le développement durable, qui a d’abord tenu à saluer l’hospitalité de la République du Congo qui abrite cet évènement et ensuite a convié Monsieur Jean-Paul Adam , directeur de la division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles de la Commission Économique Africaine, à procéder à la consultation des participants afin de constituer le nouveau bureau des travaux lequel a porté à sa tête Madame Arlette SOUDAN-NONAULT , Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo.
Ouvrant les travaux en sa qualité de présidente de la septième session du Forum régional africain sur le développement durable, Madame Arlette SOUDAN-NONAULT a salué le travail effectué par le bureau sortant sous la présidence du Professeur Paul MAVIMA avant de procéder à l’adoption de l’ordre du jour et du programme des travaux.
Il est à noter que la cérémonie officielle de haut niveau pour cet évènement interviendra le mercredi 3 mars 2021 dans l’après-midi en modes virtuel et présentiel au centre international des conférences de Kintélé sous le parrainage du Président de la République du Congo, Son Excellence Denis SASOU NGUESSO.
AFRIQUE ENVIRONNEMENT PLUS

Faune sauvage : Préservation de la biodiversité et sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, des objectifs liés

La journée internationale de la vie sauvage célébrée le 03 mars met en avant cette année le thème « Forêts et moyens d’existence : préserver la planète et ses habitants ». A cet effet, la FAO et ses partenaires rappellent le lien particulièrement étroit existant entre la préservation des forêts, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et plus largement les moyens d’existence des populations en République démocratique du Congo, ainsi que les défis et opportunités pour concilier ces enjeux.

Photo ©WCS-François Sandrin

La forêt au service des besoins des populations congolaises

La RD Congo est recouverte à 67% de forêts qui représentent les deux tiers des forêts du Bassin du Congo. Cependant, la pression exercée par la population croissante ainsi que des activités extractives et agricoles qui se développent sans planification, dégrade ces écosystèmes à un rythme qui reste historiquement élevé. Entre 2000 et 2014, on estime que de plus de 18 millions d’ha de forêts ont été perdus. Et pourtant, 70% de la population congolaise, soit plus de 56 millions de personnes, dépendent quasi-exclusivement des ressources forestières pour leurs moyens d’existence. 

En effet, les populations recourent notamment aux forêts pour s’approvisionner en nourriture, notamment en viande d’espèces sauvages (« viande de brousse ») et poissons d’eaux douces, en racines, en feuilles et autres produits forestiers non ligneux. Les ressources forestières constituent de véritables « filets » pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle mais aussi pour les moyens d’existence. On estime ainsi qu’un chasseur va consommer environ 10% des produits de sa chasse et vendre les 90% restant pour couvrir ses autres besoins de base que sont l’éducation, la santé et l’hygiène. L’absence de contrôle efficace pour réguler l’accès aux ressources forestières et leur utilisation compromet aujourd’hui la durabilité des ressources fauniques.

Le Programme de Gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme)

En vue de contribuer à la conservation de la faune sauvage, des écosystèmes et des services qu’elle rend, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie et de sécurité alimentaire des populations qui dépendent de ces ressources, la FAO et ses partenaires la Wildlife Conservation Society (WCS), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), et le Centre International en Recherches Forestières (CIFOR), mettent en œuvre le Programme de Gestion durable de la faune sauvage, une initiative de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) financée par l’Union Européenne. 

Lancé en 2018, le SWM Programme travaille dans et autour de la Réserve de faune à Okapis en Ituri, à renforcer les droits et les capacités de gestion de la chasse des communautés autochtones et locales et les cadres de gouvernance communautaire des ressources naturelles, à réduire la demande en viande de brousse dans les villes à travers des stratégies de changements de comportements et en accroissant l’offre en viandes et poissons d’élevage produits de manière durable, et à diversifier les opportunités de générer des revenus, alternatives à la chasse et au commerce de viande d’espèces sauvages pour les communautés locales et les autres acteurs des chaînes de valeur concernées. 

« Nous savons que la production alimentaire doit coexister avec la conservation de la biodiversité si l’on veut avoir un réel espoir de mettre fin à la pauvreté et à la faim. Pour atteindre ces objectifs de développement durable, nous préconisons des systèmes alimentaires respectueux de la biodiversité qui nourrissent l’humanité, tout en équilibrant la conservation et l’utilisation durable des ressources », explique le Représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame.

Selon la Coordonnatrice régionale du SWM Programme à la FAO, Sandra Ratiarison, « L’approche multi-sectorielle du SWM Programme est ambitieuse mais elle vise à s’attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité et de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. Nous espérons que la collaboration fructueuse que nous avons avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et l’Institut Congolais de la Conservation de la Nature nous permettra de mettre à l’échelle nos résultats, notamment à travers une amélioration du cadre juridique et un renforcement des capacités à bien l’appliquer».

Les approches utilisées en Ituri se veulent novatrices et résolument tournées vers une prise en compte des droits des communautés. François Sandrin, Coordonnateur du site SWM pour WCS, précise notamment que « la participation des communautés est considérée comme un élément essentiel dans l’atteinte des objectifs de conservation et de bien être humain du SWM Programme. Pour cela, nous appliquons les principes du Consentement libre, informé et préalable dans notre travail avec toutes les communautés, qu’elles soient ou non autochtones». 

La FAO encourage une transition de niveaux non durables à des niveaux durables de chasse pour la viande d’espèces sauvages par le biais de politiques, de pratiques et de nouvelles possibilités inclusives de génération de revenus qui tirent le meilleur parti, à la fois, des connaissances traditionnelles et des technologies les plus récentes.

La Redaction

ENVIRONNEMENT : EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE EN RDC, LE CM2E ET PARTENAIRES Y RÉFLÉCHISSENT

Le Cabinet Management et Étude Environnementale en partenariat avec le Ministère provincial de l’Environnement de la ville de Kinshasa ont réuni au tour de la table, les experts du secteur de l’environnement, les entrepreneurs mais aussi quelques personnalités politiques en vue d’échanger sur l’impact tant négatif que positif de l’environnement en RDC,ainsi que l’importance de l’évaluation environnementale et sociale pour un développement durable. C’était au cours d’un forum de haut niveau organisé à Kinshasa, ce vendredi 26 février.

« Ce forum est pour nous une façon de rassembler le secteur privé et le secteur public sur un processus de la protection de l’environnement. L’environnement est une question de droit, et qui regarde tout le monde. Ceux qui polluent et ceux qui réglementent doivent se mettre ensemble pour comprendre les choses de la même façon, en vue d’établir le trait commun environnemental et social, pour que nous puissions accomplir la vision politique du chef de l’Etat qui veut nous emmener vers le développement durable« , a fait savoir le directeur technique de CM2E, Daddy Mbedi.

Ce forum marque également l’installation effective de ce cabinet international en République démocratique du Congo. Pour son directeur technique, le CM2E va accompagner non seulement les sociétés qui sont dans le domaine industriel à la mise en œuvre de leurs plans de gestion environnementale , mais aussi aider celles qui ne sont pas encore en ordre, à se conformer aux normes édictées par les lois congolaises en la matière. 

Pour Laeticia Bena, commissaire générale en charge de l’Environnement de la Ville Province de Kinshasa, au regard des enjeux environnementaux, et de l’expertise avérée que dispose le cabinet CM2E notamment dans le domaine d’audit d’impact environnemental , social et l’évaluation environnementale, il est donc important que ce cabinet déjà opérationnel à Brazzaville, le soit aussi à Kinshasa.

« Le Gouverneur de la Ville de Kinshasa nous a demandé de travailler d’arrache-pied pour savoir qui fait quoi, où et comment? Cela en vue de faire respecter les lois et règles environnementales, car il se fait que l’homme est lui-même l’auteur de la destruction méchante de son environnement« , a-t-elle informé.

Elle a par ailleurs précisé que la ville de Kinshasa travaille sur la mise sur pied d’un plan stratégique environnemental qui servira de boussole de suivi et évaluation environnementale. Ce suivi se fera de porte à porte auprès des entreprises, industries et magasins sur l’ensemble de la capitale congolaise. 

Il sied de noter que ce forum visait comme objectif, sensibiliser les acteurs du développement, y compris les ONGs sur la place des évaluations environnementales et sociales dans le processus de développement socioéconomique, pour un développement durable et la prise en compte des enjeux environnementaux dans les projets, les plans et les programmes des industries et entreprises congolaises. 

Désiré WEMBOLOWA

Forêt : Attribution de 4 concessions forestières, certains acteurs de la société civile dénoncent la manipulation de l’opinion

Quelques acteurs de la société civile environnementale ont accusé certains de leurs collègues d’avoir été manipulés par Greenpeace Afrique, à tenir des accusations gratuites, précipitées,  non concertées et non documentées concernant d’attribution de quatre concessions forestières par le ministre de l’Environnement et Développement Durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe.  Ils l’ont fait savoir lors d’un point de presse organisé ce samedi 27 février,  à Kinshasa.

 « C’est une mise au point de la société civile environnementale contre la manipulation et la politisation des questions administratives et techniques autour de la gestion des ressources forestières. Nous pensons  qu’il est  important de mener des enquêtes participatives et représentatives avant d’aller à des conclusions hâtives. Nous avons demandé aux structures spécialisées comme la DIAF et la DGF  de  nous produire un rapport clair pouvant véritablement justifier cette mauvaise gestion », a renseigné Patrick Bakwa, communicateur principal de cette frange de la société civile environnementale en RDC.

Pour ces acteurs, on ne peut pas confondre la violation du moratoire à la réattribution des concessions forestières, étant donné que la violation du moratoire concerne l’attribution des nouvelles concessions  forestières.

« Le ministre avait constaté qu’il y avait un problème de prise en charge au niveau local. Raison pour laquelle il a pensé  réattribuer conformément ces concessions à d’autres occupants entant que ministre. Nos arguments se basent sur le décret 05/116 du 24 octobre 2005 fixant les modalités de conversion des anciens titres forestiers et portant extension du moratoire en matière d’octroi des titres d’exploitations forestières », a déclaré Jean Mpia Bikopo, membre de la société civile.

A l’avenir, la société civile souhaiterait qu’un dialogue franc et sincère avec les partenaires financiers et techniques ainsi que les ministères sectoriels et ses services techniques soit maintenu  pour relever  le défis lié à la gestion durable des ressources naturelles pour l’intérêt des communautés locales et peuples autochtones pygmées de la RDC. 

Nelphie MIE

Mobilité durable : Mopepe solution lance ses dix premiers taxis électriques à Kinshasa

C’est ce vendredi 26 janvier que le projet des taxis électriques a été officiellement lancé à Kinshasa. Devant le ministre de l’environnement et développement durable, les opérateurs économiques et personnalités, Yassine Fyla l’initiateur du projet a tenu à préciser qu’il veut apporter sa contribution à la réduction de l’impact du transport sur l’environnement. 

«  D’ici 2030 beaucoup envisagent de se retirer du montage des véhicules polluants pour migrer vers   les voitures électriques. Le Congo doit se préparer pour être en action non en réaction. Nous devrons nous préparer pour faire notre transition écologique. Aujourd’hui nous avons pu mettre en œuvre un  ce projet. Nous espérons pouvoir faire plus. Ces véhicules vont commencer à fonctionner avec une application », Yacine Fylla, DG  entreprise Mopepe 

L’application et les technologies qui vont aider cette entreprise de transport en commun sont l’œuvre de Vodacom Congo, un réseau de télécommunication qui se veut respectueuse de l’environnement. 

Par l’acceptation de l’implantation de cette entreprise, le gouvernement de la RDC s’est engagé  dans le développement de la mobilité électrique, a renseigné le ministre de l’environnement, Claude Nyamugabo Bazibuhe.

« Je suis satisfait de constater que la jeunesse congolaise a compris qu’elle a un rôle à jouer dans la protection de notre environnement. D’autant plus que cette entreprise créée à 100% par les jeunes congolais vise à appuyer le gouvernement à réduire ces émissions de gaz à effet de serre. L’entreprise démontre qu’il est possible de rouler verts à Kinshasa »,s’est félicité le ministre.« Nous voulons encourager cette entreprise parce qu’elle  nous aide à atteindre les objectifs fixés par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi à réduire nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2060. Mon rôle entant que ministre de l’Environnement est de démontrer au gouvernement l’importance du projet et demander l’accompagnement des autres ministères comme celui des finances». 

L’initiative d’importer les voitures électriques destinées à assurer le transport en commun en République Démocratique du Congo est une innovation louable pour les partenaires de Mopepe.

 « Aujourd’hui nous sommes tous émis. Nous attendons apporter plus de soutien que possible à ces jeunes. Nous avons espoir que le  projet des taxis électriques réussira à remplacer  les taxis à gaz. C’est un projet gagnant- gagnant nous y tenons. Pour que cela soit possible le gouvernement devrait faciliter les fiscs dans un premier temps  et permettre à l’entreprise d’importer beaucoup de véhicules de telle sorte que dans le mois à venir d’autres villes soient dotées de ces genres de véhicules. C’est une initiative qui va renflouer les caisses de l’Etat »,a indiqué le directeur général de la Rawbank.

L’entreprise «  Mopepe Solution »  est une première qui s’inscrit dans la suite logique de l’économie verte. Elle vient apporter une pierre à la vision du chef de l’Etat qui a inscrit le secteur du transport à la Contribution déterminée au niveau national. 

MUANDA Albert

Forêt : Ouverture de la première réunion du Conseil consultatif national des forêts à Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable Claude Nyamugabo, a lancé les travaux de la première réunion du Conseil consultatif national des forêts, à Kinshasa, ce vendredi 26 février. Cet atelier national va tabler sur les voies et moyens d’améliorer la bonne gouvernance forestière à travers un processus indispensable de concertation entre toutes les parties prenantes concernées dans la gestion des ressources forestières de la République démocratique du Congo.

La démarche vise de manière spécifique à soutenir l’aboutissement du processus en cours de l’élaboration de la politique forestière nationale de la République démocratique du Congo. 

« Les participants ont approuvé le projet de ce décret qui a été soumis à leur disposition. Il nous reste la feuille de route qui a déjà été préparé pour l’opérationnalisation effective de ce Conseil consultatif. L’un de points clés à discuter aussi est l’élaboration de la politique nationale forestière et la révision légale de notre code forestier de 2002 », a rapporté Benjamin Toirarmbe, secrétaire générale à l’Environnement et Développement Durable.

Il était également question de consolider l’étude de la revue légale des concessions forestières de la RDC, en vue d’asseoir la gouvernance forestière tout en garantissant le dialogue et la concertation entre parties prenantes. 

«  Mon souhait est que ce que nous venons de faire puisse aboutir à un résultat. Que le conseil consultatif national des forêts de la RDC puisse être opérationnel. Je demande à toutes les parties prenantes qui sont présents dans cette réunion de nous appuyer dans la démarche»,a précisé le secrétaire générale à l’Environnement et Développement Durable. 

Retenons que le Conseil Consultatif National des Forêts a été Créé par le décret n°08/03 du 26 janvier 2018.

Nelphie MIE

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