Forêt : Claude Nyamugabo à la CAFI, « Nous voulons des financements conséquents pour le partenariat  2021-2030 »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe a informé à l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI), du souhait du gouvernement congolais de voir le nouveau partenariat qui pointe à l’horizon, apporter des financement conséquents, pour compenser les efforts de la RDC à préserver ses forêts, tout en assurant le développement de ses communautés. Il l’a fait savoir lors de la dixième session de la réunion du Conseil d’Administration du Fonds National REDD (FONAREDD), que le ministre a tenue par par visio conférence, ce mercredi 12 août.

Aerial view of forest in East Cameroon. Photo by Mokhamad Edliadi/CIFOR

«  Il est donc question de nous projeter dans l’avenir. Cette fois-ci pour un partenariat de 10 ans. Nous avons insisté sur des financements plus conséquents et qui tiennent compte du rôle du deuxième poumon vert du monde que joue la République démocratique du Congo », a martelé Claude Nyamugabo

Le ministre de l’Environnement et développement durable a par ailleurs suggéré que ces financements qui seront obtenus dans le cadre de ce nouveau partenariat RDC-CAFI pour la période 2021-2030, tiennent compte de toutes les provinces de la RDC, étant donné que le partenariat qui touche à sa fin n’a concerné que huit provinces sur les vingt-six.

Il a également insisté sur le fait que la partie congolaise soit impliquée dans la mise en ouvre de différents projets exécutés par les partenaires sur l’ensemble du territoire national.  

Notons que plusieurs membres du gouvernement congolais ont également pris par à cette 10ème réunion du Conseil d’Administration de la CAFI.

Alfred NTUMBA

Foncier : Les parties prenantes recommandent l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes encours en RDC

Les parties prenantes réunies autour de la Stratégie Nationale d’Engagement (SNE) ont recommandé l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes entreprises dans les différents secteurs en République démocratique du Congo. Elles l’ont fait savoir au cours d’un webinaire organisé ce mercredi 12 août. 

Pour Angelique Mbelu, facilitatrice de la SNE, la discussion et les échanges restent la premières étape lorsqu’on veut construire un processus participatif. 

« La reforme foncière nous a montré qu’on pouvait faire du participatif tout en restant étatique, en gardant le programme du gouvernement en ligne de mire. J’inviterais donc les autres reformes à pouvoir faire de même, afin de créer la cohérence dans notre cadre de gouvernance nationale », a-t-elle indiqué.

Plus de soixante-dix participants connectés à travers l’Afrique et la RDC ont partagé leurs expériences surtout sur la reforme foncière en cours. Ce webinaire était une occasion pour la CONAREF (Commission Nationale de la Réforme Foncière) de dérouler les avancées enregistrées jusque-là dans cette reforme initiée par le gouvernement congolais depuis 2013. Surtout des avancées relatives au processus d’adoption du document de politique foncière nationale du pays. Continuer la lecture de Foncier : Les parties prenantes recommandent l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes encours en RDC

JIPA 2020 : Il y’a une évolution positive de la situation des peuples autochtones pygmées de la RDC

Depuis le début du mouvement de défense des droits des peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo, l’on enregistre des avancées significatives. C’est l’essentiel de l’évaluation faite par les différentes organisations qui encadrent ces peuples réunies à Kinshasa à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de Peuples Autochtones, organisée ce dimanche 09 août à Kinshasa.

« Il faut retenir que les autorités du pays ont pris l’engagement qui va vers la reconnaissance des droits des peuples autochtones pygmées à travers la loi qui est en discussion à l’Assemblée nationale. Il y’a également la mise en place d’un fonds national qui vise le développement des PA, l’inscription des connaissances et pratiques traditionnelles des peuples autochtones pygmées dans le patrimoine national », a renseigné Patrick Saîdi, coordonnateur de la Dynamique des peuples autochtones pygmées (DGPA).

Pour le REPALEF, le bilan à ce jour est positif. Ce réseau des peuples autochtones entend capitaliser les succès d’hier et d’aujourd’hui afin de pacifier la Province de Tanganyika, qui connait actuellement des conflits intercommunautaires entre les peuples pygmées et les bantoues, mais aussi promouvoir le développement de ceux-ci.  Continuer la lecture de JIPA 2020 : Il y’a une évolution positive de la situation des peuples autochtones pygmées de la RDC

Congo : Lutte contre l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé au cœur d’une réflexion à Brazzaville 

Le Programme international du Service forestier des Etats-Unis en République du Congo (USFORESTS/IP) a organisé, du 26 juillet au 1er Août 2020, un atelier de formation des membres de la Task Force du projet « Renforcement du système en charge de la détection, de la répression et de la surveillance du commerce illégal du bois en République du Congo ainsi que le développement des mécanismes de veille transfrontalière avec le Cameroun et le Gabon ».

photo de forêt: © Greg Armfield/WWF-UK

Les travaux se sont déroulés sous la présidence des délégués des Ministères de l’Economie Forestière et de la Justice. L’objectif dudit atelier était de permettre aux bénéficiaires de mutualiser les connaissances et les compétences afin de mieux atteindre les objectifs du projet.  

Les échanges ont porté entre autres, sur l’audit forestier,  les techniques de renseignements et d’enquête sur l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé, le système de vérification de la conformité sur le territoire national et aux frontières, la surveillance indépendante  des forêts par les organisations de la société civile, les défis  et les obstacles liés à l’application des lois forestières et connexes y compris celle sur la faune et les aires protégées, le contentieux forestier, les outils technologiques associés à la surveillance forestière et à la transparence du secteur forestier.  Continuer la lecture de Congo : Lutte contre l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé au cœur d’une réflexion à Brazzaville 

JIPA 2020 : Procès Kasula, deux Batwa libérées sous caution en RDC et six restent en prison

Le 4 février dernier, dans l’Est de la RDC, huit Batwa ont été condamnés à l’issue d’un procès expéditif qui n’a pas respecté les garanties d’un procès équitables. Nous sommes heureux d’apprendre que deux d’entre eux, notamment les dames Nsimire M’Manda et Faida Bahati, ont été provisoirement libérées sous caution le 30 juillet. Cependant, six autres Batwa sont toujours en prison et tous les huit sont confrontés à une longue lutte pour la justice.   

Les huit prisonniers ont été condamnés pour des délits liés au Parc National de Kahuzi-Biega après un procès d’une journée au cours duquel ils n’ont pas eu droit à un interprète, encore moins le temps de choisir ou de consulter un avocat ou de citer des témoins. Mis à part le fait qu’ils contestent totalement leur culpabilité, la procédure qui a conduit à leur condamnation a été totalement irrégulière. Les six hommes du groupe ont été condamnés à 15 ans de prison chacun tandis que les deux femmes ont écopé de un an de prison chacune. Les huit prévenus ont immédiatement intenté un appel, qui devait finalement être entendu le 23 juillet. Continuer la lecture de JIPA 2020 : Procès Kasula, deux Batwa libérées sous caution en RDC et six restent en prison

JIPA 2020 : Un autochtone pygmée de Lokolama interpelle l’ONU et le gouvernement congolais sur leurs responsabilités

« Nous voulons que l’ONU et le gouvernement congolais quittent l’étape de déclarations pour la matérialisation des actions concrètes en faveur des peuples autochtones ». C’est en ces termes que s’est exprimé Valentin Engobo, président de l’Association des peuples pygmées de Lokolama, dans la province de l’Equateur, en République démocratique du Congo. Il a fait cette déclaration en marge de la célébration de la JIPA  (Journée Internationale des Peuples Autochtones), instaurée par l’ONU et célébrée le 09 août de chaque année. 

Valentin Engobo, président de l’Association des peuples pygmées de Lokolama.

« La déclaration de l’ONU consacre notamment le droit des peuples autochtones à la liberté, la sécurité et à participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’Etat. Mais, jusqu’à ce jour, en République démocratique du Congo, les pygmées sont  renvoyés au second plan. Nous voulons que l’Etat congolais s’investisse dans la défense de nos droits conformément à cette déclaration qu’elle a ratifiée », a-t-il déploré. « Nous n’avons accès aux postes de responsabilités, parce que nous n’avons pas étudié. Nos enfants aussi. Ceci est injuste ».

Selon le président de l’Association des peuples pygmées de Lokolama, il est impérieux que la situation des peuples autochtones préoccupe toutes les organisations du système des nations unies. Il est donc anormal que la question des peuples autochtones pygmées de Lokolama soit portée seulement par l’ONG Greenpeace Afrique qui les accompagne dans leurs plaidoyers.

Il a lancé ainsi un appel vibrant aux bailleurs des fonds et autres partenaires techniques et financiers  qui investissent dans la gestion durable des forêts congolaises, de bien vouloir  appuyer les efforts conjugués par les peuples autochtones de Lokolama dans le cadre de leur projet de foresterie communautaire dans la province de l’Equateur

Grâce à Greenpeace Afrique, les pygmées de Lokolama se sont vus octroyer  une concession de forêt des communautés locales en février 2019. Ces peuples autochtones sont les premiers en RDC, à avoir bénéficié de cette concession. « C’est avec l’aide de Greenpeace Afrique que nous avons notre forêt communautaire. Nous avons des documents légaux et personne autre ne pourrait nous empêcher d’en jouir », s’est félicité Valentin Engobo.

Il a par la même occasion déploré le délaissement dont les peuples autochtones pygmées sont victimes de la part des autorités à tous les niveaux. Pour Valentin Engobo, cette journée devrait être une occasion pour la communauté tant nationale qu’ internationale de réaliser les injustices que subissent les peuples autochtones pygmées sur l’ensemble du territoire national alors que le gouvernement de la RDC s’est engagée à protéger leurs droits ainsi que leur statut social 

« Nous sommes victimes de l’exploitation par les autres communautés notamment bantoues. Nous travaillons durement pour elles, pour des revenus dérisoires. Parfois, elles ne nous paient même pas et ce malheureusement sous un silence inquiétant des autorités locales. C’est vraiment une injustice. Et cela doit être réparée », a-t-il déclaré. 

Un peuple attaché à la forêt

Les peuples autochtones pygmées vivent dans la forêt. Leur lien avec  celle-ci n’est plus à démontrer. Toute leur survie dépend de la forêt où ils trouvent la nourriture, les plantes médicinales, et autres moyens de subsistances. Au-delà de tout, la forêt fait partie de leur identité et reste le lieu de prédilection pour les rituels ancestraux auxquels ils sont intimement liés . 

«Nous sommes ce peuple qui a découvert le feu. Aujourd’hui, nous protégeons  les forêts grâce aux pratiques que nous avons acquis de nos ancêtres qui ont vécu en harmonie avec ces forêts depuis des siècles, malheureusement nos efforts ne sont pas récompensés, ni reconnus. Notre pharmacopée est d’une grande importance pour l’humanité, mais, elle reste méconnue du public par manque de soutien et d’accompagnement de nos gouvernants, et des bailleurs de fonds », a informé Monsieur Engobo.   

Cependant, il est démontré que leurs milieux de vie sont menacés notamment par l’exploitation industrielle du bois d’œuvre, les projets agroalimentaires et les projets d’exploitation minière et des hydrocarbures.

«L’exploitation industrielle du bois a des impacts négatifs sur notre survie. Souvent les exploitants utilisent des engins qui, à cause de leurs bruits, repoussent très loin les gibiers. Ils polluent les eaux, et font disparaitre les poisons. En plus, ils coupent même les arbres à chenilles, et détruisent nos sites sacrés. Tout ceci constitue des menaces pour nous  les peuples autochtones pygmées qui n’avons pas de mot à dire face à cette situation d’injustice », s’est-il plaint.

Pour cette année, la journée internationale dédiées à ces populations est célébrée sous le thème Covid-19 et résilience des populations autochtones.

Bien que l’origine exacte de la COVID-19 n’ait pas encore été identifiée, le lien entre les dommages environnementaux, la destruction de l’habitat naturelle de la faune sauvage et les pandémies est connu des principaux organismes de recherche.

Ses effets néfastes sont encore plus palpables dans les campements pygmées déjà enclavés en République démocratique du Congo. «Economiquement, cette pandémie a renforcé notre misère. A cause des restrictions de déplacements, nous ne savons pas vendre nos produits, nous ne savons même pas pratiquer nos activités de pêche et de chasse. Nous survivons difficilement», a rajouté Vincent Engobo.

En grand danger face à la maladie de COVID-19, les peuples autochtones sont des partenaires indispensables dans la lutte contre la pandémie ne serait-ce que par leurs connaissances fines des écosystèmes, leurs relations  avec à l’environnement, leurs bonnes pratiques de guérison ou leurs savoirs traditionnels. Indique les nations unies.

« Nous n’avons pas encore des cas de cette maladie dans nos villages. Mais nous estimons que grâce aux connaissances ancestrales, nous pouvons contribuer à trouver de remèdes et lutter efficacement contre cette pandémie », a suggéré Monsieur Engobo, qui reconnaît toutefois l’observance des gestes barrières dans tous les villages pygmées dont il est président de leur association.

Notons par ailleurs que la pandémie de la COVID-19 aggrave la situation précaire dans laquelle vivent ces peuples autochtones déjà enclavées et dont leurs besoins sont souvent mis à l’écart par les dirigeants dans la prise en considération de leurs désidératas. 

Alfred NTUMBA

Forêt : Méthanisation des ménages congolais, le satisfecit du Ministre de l’Environnement et Développement durable

Quelques mois après le lancement du projet de lutte contre la déforestation par la méthanisation des ménages congolais, la deuxième évaluation à mi parcours est très satisfaisante et encourageante. Ceci est la conclusion du rapport d’activités présenté au ministre de l’Environnement et Développement durable, ce samedi 09 août par la Société SOGAZ, partenaire du gouvernement dans ce projet. Durant cette période, au moins 13 hectares des forêts ont été préservés grâce à l’usage du gaz domestique. 

« Excellence, votre visite d’aujourd’hui confirme votre engagement, celui du gouvernement, et celui du chef de l’Etat dans la lutte contre la déforestation, qui s’est matérialisé par le partenariat signé entre le Ministère de l’Environnement et Développement durable et notre société SOGAZ », a indiqué le directeur général adjoint de la SOGAZ, Philippe Mayele.

Ce partenariat signé depuis mars 2020, l’a été au tour d’un projet ambitieux qui consiste à apporter une alternative au bois énergie, considéré comme la principale source d’énergie des grandes villes et agglomérations de la RDC. 

« C’est un projet du gouvernement de la République, initié dans le cadre de la recherche des solutions à la déforestation au tour de Kinshasa. Le constat était que les provinces de Kongo central, Kwilu, Kwango connaissaient une forte déforestation. Il fallait donc que la ceinture verte au tour de la capitale soit sécurisée. Et, la solution était d’amener la population à utiliser le gaz domestique », a déclaré le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. « J’ai constaté que tout celui qui a utilisé le gaz domestique est resté avec le réchaud, et ils apprécient. J’encourage nos mamans à s’en servir ».

Dans la première phase de ce projet, les grandes villes notamment Muanda, Boma, Matadi, Kinshasa, Kikwit et Bandundu-ville ont été ciblées. Avec près de 2 millions de dollars américains de subvention du gouvernement congolais, ce projet a permis de rendre plus accessible les kits de cuisson propre à de faibles prix dans ces différentes villes.

« Ce bel envol, n’est que le début d’une lutte acharnée contre la déforestation de notre écosystème et pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations, vision qui s’aligne à la vision du chef de l’état de stabiliser le couvert forestier à 64% d’ici 2030 », a renchérit le DGA.

Une étude menée sur la vulgarisation de l’utilisation du gaz domestique comme alternative à l’usage massif du bois de chauffe et du charbon de bois à Kinshasa et dans centres urbains environnants, et dont les résultats ont été présentés au ministre a démontré que 50% des utilisateurs consultés se sont appropriés ce nouveau mode de cuisson propre. Contrairement aux appréhensions, ces utilisateurs confirment cependant que l’usage de gaz domestique est très économique et sécurisant pour les ménages et pour la santé. 

Des affirmations qui réconfortent la conviction de Claude Nyamugabo. Pour lui, ce projet est l’un des grands projets de la RDC. Il a un impact très significatif sur la contribution déterminée au niveau national (CDN), et mérite d’être étendu sur d’autres provinces qui connaissent les mêmes problèmes que Kinshasa. Sauf imprévue, dès l’années 2021, quelques provinces de la RDC, notamment celles de l’Est du pays pourront être desservies en gaz domestiques.

Alfred NTUMBA

Environnement : Voici les gagnants du concours A l’Encre Verte Edition 2020

Le confinement dû à la pandémie de la COVID-19 n’a pas du tout confiné l’intellect de près d’une cinquantaine d’élèves et étudiants de la RDC qui ont participé à la toute première édition du concours de dissertation dénommée A l’Encre Verte. Durant trois semaines, soit du 5 au 26 juin 2020, ces jeunes issus d’établissements scolaires et universitaires de la RDC ont discuté le thème suivant a l’occasion de la journée mondiale de l’environnement (JME2020): ”La conservation de la biodiversité est la condition sine qua non pour le maintien de la vie sur terre”.

Organisé par l’African Initiative for Environmental Education (AIEE) en partenariat avec l’ASBL CaLM (Café Littéraire de Missy) et l’organe de presse environnementale Environews RDC, ce concours vise à intéresser davantage les jeunes congolais, leaders de demain, aux questions relatives à l’environnement et au développement durable. Il s’agit aussi d’une invitation permanente à l’action adressée à ces jeunes pour s’engager dans les différentes luttes pour la conservation de l’environnement et de la biodiversité au Congo et dans le reste du monde.

Pour évaluer les textes de dissertation des candidats, un jury de huit professionnels évoluant dans les domaines des lettres, de la culture et de l’environnement a été mis en place par le comité organisateur du concours.

Trois jeunes étudiants se sont distingués par la qualité de leurs textes de dissertations. Il s’agit de :
– 1er prix: Thomas-Emmanuel NKASHAMA, étudiant en 3e Graduat Philosophie à l’Université Catholique du Congo (UCC) ;
– 2e prix: Sylvie Kinja MONGANE, étudiante en 3e Graduat Environnement à l’Université Catholique de Bukavu (UCB) ;
– 3e prix: Moïse Ezra AMISSI, étudiant en 2ème Licence à l’Institut Supérieur de Développement Rural(ISDR).

Le comité organisateur et les membres du jury présentent leurs sincères félicitations aux gagnants de la première édition du concours A l’Encre Verte et saluent la participation engagée de tous les autres candidats dont les textes ne manquaient pas d’originalité et d’enseignements sur la biodiversité.

Nous annonçons d’ores et déjà la tenue de la deuxième édition du concours A l’Encre Verte pour le mois d’Avril 2021.

Vous pouvez lire les textes des gagnants du concours en cliquant ici : #1_Thomas Nkashama_AEV2020#2_Sylvie Kinja Mongane_AEV2020 #3_Moise Amissi EZRA_AEV2020 

La Rédaction 

RDC : Black-out des plateformes utilisant l’extension .CD : MILRDC dénonce une gestion calamiteuse de la SCPT

L’Association des médias d’information en ligne de la RDC (MILRDC), membre de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) et interface entre les médias digitaux congolais et les instances de régulation et d’autorégulation des médias en RDC, informe la population congolaise que suite à une panne au niveau de la Société Congolaises des Postes etTélécommunications (SCPT) tous les sites internet utilisant le nom domaine .cd ne sont pas accessibles depuis lundi 3 août 2020.

MILRDC présente ses excuses auprès de nombreux internautes qui consultent les médias utilisant l’extension .cd

MILRDC constate que cette situation prive des millions de congolais de leur droit à une information plurielle et diversifiée.

L’Association note également les préjudices causés aux startups actives dans le secteur du commerce en ligne et aux plateformes d’enseignement à distance.

MILRDC interpelle la Société Congolaises des Postes et Télécommunications, le ministre de Postes télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication), le conseiller spécial du Chef de l’Etat en charge du numérique sur la gestion pour le moins calamiteuse de l’extension .cd

MILRDC en appelle à l’implication du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) dans les aspects médiatiques de la gestion de ce dossier.

MILRDC note que depuis la reprise du contrôle du domaine par la SCPT, le constat est que la gestion est passée du mode automatique au mode manuel alors qu’il existe des logiciels de gestion de domaines gratuits et qu’il y a de l’expertise au pays pour sa mise en place.

MILRDC rappelle que les médias digitaux congolais ont largement participé à la promotion de l’extension .cd qui est aujourd’hui reconnue comme une identité nationale en dépit de son prix exorbitant et de sa gestion peut rassurante.

Si cette situation perdure et face à la tentation légitime d’émigrer vers des noms de domaines plus sûrs, MILRDC n’hésitera pas d’encourager ses membres à se mettre à l’abris à l’extérieur du pays.

Fait à Kinshasa le 4 août 2020

Président MILRDC

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale