COP24 : Les représentants de la société civile ont reçu un refus d’entrer en Pologne

Des organisations de la société civile ont affirmé que les autorités polonaises avaient refusé l’entrée et / ou expulsé au moins 14 de leurs collègues en raison de leur participation aux négociations sur le climat menées par les Nations Unies en Pologne, rapporte ENVIRONEWS-NIGERIA.

Les expulsions présumées font suite à l’adoption d’une législation nationale adoptée plus tôt cette année par le gouvernement polonais à l’occasion de la 24ème session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC COP24), actuellement en cours à Katowice, dans le sud du pays. Plusieurs experts des droits de l’homme des Nations Unies ont publiquement mis en doute la compatibilité de la loi avec les normes internationales des droits de l’homme.

« Le fait que ces cas ne soient pas isolés est extrêmement préoccupant et nous considérons les actions des autorités frontalières polonaises sous un angle extrêmement grave», a déclaré le Dr Stephan Singer, point focal exécutif par intérim du Climate Action Network (CAN).  Continuer la lecture de COP24 : Les représentants de la société civile ont reçu un refus d’entrer en Pologne

Alimentation : La pollution du sol met en danger la sécurité alimentaire

A l’occasion de la Journée mondiale des sols, la FAO a appelé à une action urgente pour réduire l’utilisation des polluants. Cette action s’inscrit comme urgente et nécessaire pour lutter contre la pollution des sols et contenir les multiples menaces qu’elle fait peser sur la sécurité et la salubrité alimentaires à l’échelle mondiale.

Les jeunes volontaires de Greenpeace en plein assainissement des espaces à la FIKIN.

Cette année, le thème choisi est «Soyez la solution à la pollution des sols». A cet égard, la FAO a proposé un certain nombre de recommandations sur la manière de réduire la contamination des sols au niveau de l’Etat, des industries et des consommateurs.

Selon les analyses de la FAO, Près de 60% de meilleurs sols agricoles dans 11 pays de l’espace européen renferment des résidus de pesticides dont la moitié est désormais illégale. C’est ainsi que la FAO exhorte les gouvernements à promouvoir une gestion responsable et durable des fertilisants industriels.

« Des milliers de produits chimiques industriels, des déchets plastiques, électroniques et les eaux usées non traitées sont autant de sources de pollution des sols, ouvrant ainsi la voie aux polluants l’accès  dans la chaîne alimentaire avec des conséquences graves pour la santé et le bien-être des personnes », a souligné le rapport de la  FAO. Continuer la lecture de Alimentation : La pollution du sol met en danger la sécurité alimentaire

Santé : Attention, la dipyrone tue !

La molécule de la Noramidopyrine connue sous l’appellation de « dypirone, Novalgine» tue. L’alerte a été lancée par le Conseil National de l’Ordre de Pharmaciens. Dans une correspondance adressée à l’attention de tous les pharmaciens congolais, ce jeudi  06 à Kinshasa, cette organisation interdit toute production (fabrication),  distribution et administration de cette molécule, et de deux autres à savoir, Alpha beta Arteéther et Nimésulide.

« Noramidopyrine (Dipyrone), peut entrainer une agranulocytose potentiellement mortelle et ce plusieurs mois après la prise », affirme cette organisation. « Alpha Beta Arteéther en solution huileuse intramusculaire présente une faible biodisponibilité, d’où le risque  de développement d’une  résistance aux dérivés de l’artémisinine, ce qui constituerait un problème majeur dans les zones impaludées ».

Conformément à la note circulaire du Secrétaire général à la Santé publique n° MS1251 /P/YRS/2018 à l’intention  des professionnels de santé de la RDC, l’Ordre des Pharmaciens informe que la molécule de Nimésulide connue sous les noms de ZAPAIN, MARSUPIN, NESUPAIN doivent être purement et simplement retirés du marché pour raison d’hepatotoxicité grave non dose dépendant.

Alfred NTUMBA

Climat : l’œil vigilant des scientifiques sur les engagements des Etats de l’Afrique centrale

Une nouvelle note d’orientation politique des experts du climat, publiée par l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC), a analysé les difficultés auxquelles sont confrontés les pays d’Afrique centrale pour transformer en action leurs actes d’engagement de lutte contre le réchauffement de la planète, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.


Cette note publiée en marge de ma COP24, émet des recommandations de principes de la responsabilité partagée et différenciée, afin de pousser les pays d’Afrique centrale, signataires de l’accord de paris à s’engager sur le long chemin du développement de la situation du climat.

Les experts plaident pour plus d’initiatives et de responsabilités de la part des hommes politiques. « Il est nécessaire que les principaux ministères, comme ceux de la Planification et des Finances, et même le Premier ministre et la Présidence, s’impliquent davantage », explique Dénis Sonwa, l’un des experts à la base de cette note. « Ils doivent passer d’un rôle de suivi à une véritable participation à la planification et à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national(CDN) ». Continuer la lecture de Climat : l’œil vigilant des scientifiques sur les engagements des Etats de l’Afrique centrale

FORETS : UN FORUM NATIONAL DE LA CEFDHAC SUR LA BONNE GOUVERNANCE FORESTIÈRE EN RDC

En vue de contribuer à la définition des stratégies de gestion durable des forêts et au consensus minimum sur les reformes du secteur forestier en cours, les acteurs de la société civile, les partenaires au développement et ceux des institutions gouvernementales ont entamé des discussions pour le relever le défi de gestion et de la bonne gouvernance des ressources forestières, ce jeudi 06 décembre à Kinshasa.

Durant 3 jours, il sera question de partager les états des lieux des aspects de la gestion durable et de gouvernance forestière en RDC, consolider les informations pertinentes sur les initiatives de contributions aux réformes en cours, produire une note de contribution en terme de consensus, ainsi formuler les recommandations dans la perspective de gestion durable des forêts en RDC aux décideurs présents et futurs.

Pour le Président de la CEFDHAC-RDC (Conférence sur les Écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale), Bienvenu Ngoy Isikimo, ce forum devra produire de réflexions sur la gestion durable des forêts, les acquis et le bilan, et le développement des reformes en cours portant entre autre sur la politique forestière, la révision du code forestier et l’aménagement durable des forêts. Continuer la lecture de FORETS : UN FORUM NATIONAL DE LA CEFDHAC SUR LA BONNE GOUVERNANCE FORESTIÈRE EN RDC

Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Comment lutter contre la résurgence des épidémies et des maladies endémiques qui dictent leur loi funeste aux populations congolaises dans certaines parties du pays? La représentation nationale octroie le dixième du budget national au secteur de la santé.

Ainsi en a décidé l’Assemblée nationale en adoptant fin Novembre, dans les mêmes termes que le Sénat, la loi de finances pour l’exercice 2019 qui s’élève à 10 352,3 milliards de francs congolais. Ce, après examen des allocations budgétaires par nature, axe et programme ; tenant compte de l’évolution de l’exécution des dépenses de l’Etat de 2013 au 30 Juin 2017 et des priorités des politiques publiques définies par le gouvernement.

L’absence d’une couverture universelle des soins de santé de la population et l’insuffisance des crédits destinés à la lutte contre la tuberculose, trouve du répondant avec une hausse des allocations équivalant à près de 10% du budget général. Continuer la lecture de Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Climat : COP24, « Il faut surmonter les divergences politiques pour secourir le climat »

Les représentants de près de deux cents pays ont entamé de discussions dans le cadre de la COP24 destinée à surmonter les divergences politiques afin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant le recours aux énergies fossiles pour deux semaines dans la ville de Katowice (Pologne).

Lundi soir, près de 40 pays selon un premier décompte de la présidence de la COP24  avaient rejoint cet appel à la transition juste. Invité à s’exprimer devant l’assemblée des 196 Etats liés par l’accord de Paris, le président polonais, Andrzej Duda, a insisté sur l’importance du consensus social comme condition de la réussite des politiques environnementales.

Sur la base des dernières données compilées par une équipe internationale de scientifiques, le constat sur le réchauffement climatique est sans appel. Pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement, le GIEC invitent les pays membres à tripler le niveau de leur effort, voir  le multiplier par cinq pour ne pas aller au-delà de 1,5 °C.

Plaidant pour les causes africaines,  le roi Mohammed VI compte poursuivre l’accompagnement du  Maroc au processus de mise en œuvre des trois Commissions climat, issues du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, tenu en marge de la COP 22: sur le Bassin du Congo, la Région du Sahel et les Etats insulaires.

Face aux défis à relever, le souverain invite à un sursaut collectif dans le but de renforcer les bases de solidarité entre les pays et de concrétiser la transition vers un modèle économique adapté.

En ce moment où tous les indicateurs du réchauffement climatique sont dans le rouge, témoignant de l’urgence à agir, la Banque mondiale compte mobiliser au sortir de ces pourparlers un chèque d’environ 200 milliards de dollars allant de 2021 à 2025 pour financer les pays en développement face au changement climatique, soit un « doublement » par rapport à la période précédente.

Cette enveloppe de 200 milliards annoncée sera composée de 100 milliards de dollars de « financements directs » de la Banque mondiale. L’autre moitié est répartie entre environ un tiers de fonds directs de deux agences dépendant du groupe de la Banque mondiale et deux tiers de fonds privés mobilisés par leur intermédiaire, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) le responsable du dossier climat de la Banque mondiale, John Roome.

« Cela fait environ 40 milliards par an, dont 27 milliards de fonds directs ». Au cours de l’année fiscale juillet 2017 à juin 2018, la Banque a engagé 20,5 milliards de dollars de financements sur le climat et en moyenne environ 13,5 milliards par an pour la période 2014-2018 », a-t-il précisé.

Dans une première ébauche de sa Déclaration sur l’état du climat mondial en 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), estime qu’en état actuel, la température risque d’augmenter de 3 à 5°C d’ici à la fin du siècle.

A en croire John Roome, si  nous ne réduisons pas les émissions et ne mettons pas en place des mesures d’adaptation maintenant, il y aura 100 millions de personnes supplémentaires qui vivront dans la pauvreté et qui subiront directement les effets du changement climatique d’ici à 2030 ; Et le nombre des « migrants climatiques » pourrait se multiplier, pour atteindre 143 millions d’ici à 2050 en  Afrique, en Asie du Sud et en  Amérique latine.

Selon la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, combattre les causes et  permettre  l’adaptation des plus pauvres  aux conséquences, sont des gestes nobles et plus impressionnants à leur vue.

Bien que les Etats-Unis ont réaffirmé lors du G20 en Argentine leur décision de se retirer de l’accord de 2015 et ont répété leur détermination à utiliser toutes les sources d’énergie disponibles ; les autres pays industrialisés, dont la Chine, ont renouvelé leur engagement pris lors de la COP21 tout en faisant valoir leurs particularités nationales et leurs capacités à s’adapter.

La Conférence de Katowice de 2018 est la 24e des conférences annuelles (COP24) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle est présidée cette année  par Michal Kurtyka, secrétaire d’État au ministère de l’Énergie polonais.

Albert MUANDA

Conservation : Vers une collaboration entre le RECEIAC et le projet ECOFAC VI

Faire connaissance avec l’ensemble du RECEIAC (Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale), et présenter les lignes directrices d’une prochaine collaboration entre le projet ECOFAC VI (Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale), financé par l’UE et ce réseau sous régional, tel a été l’objectif de la rencontre entre Daniella Biciu et les membres du RECEIAC à Bruxelles.

Pour la chargée de communication de l’ECOFAC VI, au regard du  rôle que joue les médias dans la diffusion des messages, il est important de nouer un partenariat avec ce réseau spécialisé dans l’information et la communication environnementale en Afrique centrale.

« Nous voulons vraiment avoir une coopération étroite avec ces médias et les intégrer dans tout ce qui est processus de communication », a-t-elle déclaré. « Nous sommes en train de travailler sur la mise en œuvre de mécanisme de coordination qui est très important. Je crois qu’on va faire appelle déjà à tout ce qui est nouvelle technologie par exemple, les groupes Whatsapp qui sont des moyens très rapides et directs de communiquer, d’informer et de transmettre l’information ». Continuer la lecture de Conservation : Vers une collaboration entre le RECEIAC et le projet ECOFAC VI

Climat : La deuxième édition du Forum des jeunes sur le climat ouvre ses portes à Kinshasa

Informer la jeunesse sur les impacts négatifs du changement climatique dans la vie quotidienne et la préservation de la biodiversité, c’est l’objectif poursuivi par la deuxième édition du Forum des jeunes sur le climat. Les travaux de ces assises ont été lancés à Kinshasa, ce lundi 03 décembre par la DYGEDD (Dynamique des jeunes pour l’environnement et le développement durable).

Lancés en marge de la 24ème conférence des parties sur le Climat (Cop24), ces assises de 3 jours visent à responsabiliser les jeunes faces aux enjeux climatiques. A leur tour, les participants devront sensibiliser toutes les couches de la population, notamment les populations autochtones, les communautés locales dans le milieu scolaire, universitaire et socio professionnel à tous les niveaux afin de susciter une prise de conscience réelle face à ces enjeux de l’heure.

« Nous avons compris que les jeunes n’étaient pas actifs en ce qui concerne les notions du réchauffement climatique. Raison pour laquelle nous avons voulu les sensibiliser afin qu’ils  optent de nouvelles approches de développement durable, et poser un geste qui entre dans le cadre du changement des mentalités. Cette action parait autant bénéficiaire  sur le plan énergie, agricole et conservation car les générations futures  dépendront du bienfait de cette lutte contre le changement climatique », a déclaré Rigobert Mola, coordonnateur de la DYJEDD. Continuer la lecture de Climat : La deuxième édition du Forum des jeunes sur le climat ouvre ses portes à Kinshasa

Forêts : Projet CAWHFI, 5 millions d’euros de l’Union européenne pour préserver les forêts du bassin du Congo

Dans le cadre de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du bassin du Congo (PFBC), l’UNESCO a présenté le projet « Initiative pour le patrimoine mondial forestier d’Afrique centrale (CAWHFI) », mis en œuvre par l’UNESCO et ses partenaires (WWF, Zoological Society of London, ANPN, Wildlife Conservation Society, African Wildlife Foundation, Fondation du Trinational de la Sangha). L’échange entre la directrice du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et les délégués des pays de la sous région avait pour but de présenter les défis et les efforts  conjugués jusque-là par son institution en vue de promouvoir la conservation de la biodiversité dans ces sites. 

«On a les sites qui sont en péril. On a beaucoup de menaces dans les sites. Et on travaille ensemble avec les différents acteurs sur le terrain, avec le financement de l’Union européenne », a déclaré la directrice du Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO, Mechtild Rössler.

A en croire la directrice du Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO, cet engagement de protéger les sites du patrimoine mondial dans le bassin du Congo est un travail de collaboration. Une collaboration entre les pays, les autorités et les populations locales dans le but de protéger plus d’hectares des forets dans cette région afin de mieux préserver l’environnement et la diversité biologique pour atteindre les Objectifs du développement durable d’ici à 2030. Continuer la lecture de Forêts : Projet CAWHFI, 5 millions d’euros de l’Union européenne pour préserver les forêts du bassin du Congo