Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

La province du Nord Ubangi fait partie de 200 écorégions terrestres prioritaires sur le plan global et est classée parmi les 3 zones prioritaires de la RDC pour la conservation de la diversité biologique. En marge de la journée mondiale de la biodiversité, le ministre en charge de l’Environnement, mines et affaires foncières de la province du Nord-Ubangi, Koyagialo Te Gerengbo Jean Louis a réitéré son engagement d’atteindre 17% du territoire alloué à la conservation de la nature.

A l’en croire, un grand nombre d’espèces non encore découvertes pourront fournir à l’humanité des produits utiles, et que la biodiversité représentait une ressource riche et inexploitée pour des utilisations futures. Continuer la lecture de Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

Biodiversité : 25 ans après l’entrée en vigueur de la CDB, le défi reste énorme

Selon une étude de l’Institut Max-Planck rendu publique récemment, près de 100 000 orangs-outans ont disparu à Bornéo en Malaisie entre 1999 et 2015. Une disparition jugée inéluctable de cette espèce.

crédit photo wwf.be

Classée  désormais  parmi les espèces protégées par l’Union internationale pour la conservation de la nature, UICN, l’orang-outan devient une espèce en danger critique d’extinction.

Selon Marc Ancrenaz, directeur scientifique et cofondateur de l’ONG Hutan installée dans l’état de Sabah (Bornéo-Malaisie), << La population des orangs-outans continue à décliner de façon très rapide du fait de la déforestation due à la culture intensive du palmier à huile, de l’exploitation minière, mais aussi du braconnage. Néanmoins, dans ce tableau très sombre, une bonne nouvelle : les orangs-outans parviennent à s’adapter à ces forêts très dégradées et morcelées >>, a-t-il fait savoir.

Voilà encore un défit à relever pour cette année qui marque le 25ème  anniversaire de l’entrée en vigueur de la convention sur la diversité biologique qui poursuit trois principaux objectifs dont la conservation de la diversité biologique, une préoccupation urgente de toute l’humanité.

Pour le secrétaire général  des Nations unies, Antonio Guterres « La protection et la restauration des écosystèmes ainsi que l’accès aux services écosystémiques sont nécessaires à l’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim. »

Rappelons que  après l’adoption du plan stratégique 2011-2020 sur la diversité biologique, aujourd’hui le plan stratégique d’Aichi sur la biodiversité a pour mission de prendre des mesures efficaces et urgentes en vue de mettre un terme à l’appauvrissement de la diversité biologique, afin de s’assurer que, d’ici à 2020, les écosystèmes soient résilients et continuent de fournir des services essentiels, préservant ainsi la diversité de la vie sur Terre, et contribuant au bien-être humain et à l’élimination de la pauvreté.

 

Jennifer LABARRE

Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

La société civile environnementale de la RDC décrie la supercherie orchestrée dans l’arrêté sur l’homologation des projets REDD, par le Directeur de Cabinet adjoint du Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe.

Les élèves se préparant à planter les arbres à Kinshasa (Photo, Serge Ntumba)

« Supercherie et tricherie. Le texte de l’arrêté n’est pas celui qui a été discuté entre parties invitées à la concertation. Deux textes ont circulé et c’est le deuxième sur lequel rien n’a été porté qui a constitué l’arrêté décrié du Ministre », a indiqué un activiste de la société civile qui avait pris part à cette réunion. Continuer la lecture de Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

Santé: 3200 doses supplémentaires de vaccins contre Ebola arrivent à Kinshasa

Un nouveau lot de 3200 doses de vaccins contre la maladie à virus Ebola fourni par l’OMS est arrivé dans la capitale congolaise récemment pour compléter les 4300 doses arrivées dernièrement pour faire un total de 7500 doses afin de lutter efficacement contre la propagation de cette épidémie est à sa neuvième phase de révélation en RDC. 

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Outre les équipements dont 7.000 combinaisons, envoyés par l’OMS à Mbandaka, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé également  le déploiement des épidémiologistes et du personnel médical dans la capitale congolaise pour porter une main forte aux équipes qui travaillent déjà sur terrain. Indique le communiqué de l’OMS. Continuer la lecture de Santé: 3200 doses supplémentaires de vaccins contre Ebola arrivent à Kinshasa

Santé : Début de vaccination contre Ebola à Mbandaka

L’opération de vaccination contre la fièvre hémorragique à virus Ebola a été lancée par les experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), venus de Kinshasa, sous la supervision du ministre de la Santé, Oly Ilunga. Cette première vaccination en RDC a commencé avec les prestataires qui ont des contacts directs avec les malades. Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Allarangar Yokoude, en ce début de l’épidémie, la vaccination reste efficace pour vite couper la chaîne de contamination.

Le directeur du Programme élargi de vaccination de la RDC, le premier à recevoir le vaccin contre Ebola à Mbandaka.

«Si on arrive à vacciner ces cibles déterminées, à savoir le personnel de santé, les contacts des cas confirmés, et les contacts de ces contacts, on a plus de chance de vaincre cette maladie» , a-t-il précisé. Continuer la lecture de Santé : Début de vaccination contre Ebola à Mbandaka

Catastrophes naturelles : Le Kilauea de nouveau en éruption

La lave du volcan hawaïen Kilauea a atteint l’Océan Pacifique, et  provoqué un gaz toxique. Les deux coulées de lave « ont atteint l’océan sur la côte sud-est de Puna » sur la Grande Ile d’Hawaï, selon un communiqué de l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (US Geological Survey – USGS). La rencontre de la lave incandescente et de l’eau produit des fumées acides, un phénomène appelé laze, qui signifie lava (lave) et haze (brouillard).

Eruption volcanique de Kilauea (Photo, reuters)

Pour les scientifiques jusque-là il n’y a rien à  craindre. Toutefois pas de victimes enregistrées car les zones résidentielles les plus exposées ont été évacuées et la région où se trouve le volcan  dans le sud-est de l’île  n’est pas très peuplée.

Des nombreux habitants ont été évacués depuis que ce volcan est entré en éruption. Le volcan Kilauea a projeté de la lave dans une zone résidentielle de la Grande Ile, à Hawaï. Le gouverneur, David Ige, a déclaré l’état d’urgence afin de pouvoir mobiliser tous les services et les fonds d’urgence de l’Etat liés aux catastrophes naturelles. Des « vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street », a écrit la défense civile locale sur son compte Facebook.

Un responsable local a précisé qu’environ 10.000 personnes habitent la zone concernée par les évacuations. Sept cent soixante-dix bâtiments et 1.700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires, a déclaré Cindy McMillan, porte-parole du gouverneur.

Cette éruption spectaculaire du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde, a provoqué des coulées de lave  jusque dans les zones d’habitation jeudi, poussant des milliers d’habitants d’Hawaï à vider leurs milieux de vie.

Jennifer LABARRE

Angola : Alerte contre la pollution de l’air due à la sécheresse

La population se doit d’adopter de bonnes pratiques environnementales en vue d’empêcher des maladies respiratoires qui pourraient subvenir de temps en temps au cours de ces 3 prochains mois. Cette alerte a été lancée par la Ministre de l’Environnement de l’Angola, Paolo Francisco.

Dans cette période de l’année qui part du 15 mai au 15 juillet, les risques de pollutions sont souvent hauts à cause notamment de la combustion anarchique, qui provoque l’émission de particules solides et liquides, en plus des substances biologiques qui détériorent, sérieusement, la qualité de l’air, informe le ministère dans un communiqué.

« C’est exactement dans cette période de l’année, que l’on enregistre l’occurrence de plusieurs maladies respiratoire comme, la pneumonie, l’asthme, la grippe, la conjonctivite, la bronchite asthmatique chez les adultes, mais surtout chez les enfants », renseigne ce communiqué.

Pour prévenir ce désastre, la Ministère de l’Environnement invite toutes les communautés à des pratiques de durabilité environnementale, afin de préserver non seulement la qualité de l’air, mais surtout celle de l’eau, denrée devenue plus rare pendant cette période de Cacimbo.

La République d’Angola reste engagée dans la lutte contre toutes formes de pollutions en réduisant leurs impacts par le développement de l’économie verte. Le pays s’implique davantage dans la production d’une législation spécifique relative au Pollueur-payeur à plusieurs niveaux de contamination d’une part, et d’autre part, des documents relatifs au Plan national de Qualité de l’Eau, de l’Air et du Sol, en partenariat avec d’autres secteurs.

 

Alfred NTUMBA

Angola : le parc national d’Iona reçoit ses premiers touristes

Le Parc national d’Iona, situé dans la province de Namibe en Angola, reçoit déjà quelques touristes des pays de la SADC. Après quelques années d’investissement, ce parc dispose désormais des infrastructures adéquates pour recevoir les touristes nationaux et étrangers. La clôture officielle du projet qui a permis la réhabilitation de ce parc a eu lieu le 15 mai dernier.    

Le projet, développé depuis 2013 par le Ministère de l’Environnement et budgétisé à plus de sept millions de dollars, visait le développement et le renforcement du système des aires protégées en Angola qui dispose d’un réseau national des aires de conservation comprenant 14 aires de conservation, neuf parcs nationaux, un parc régional, deux réserves naturelles intégrées et deux réserves de moineaux.  Continuer la lecture de Angola : le parc national d’Iona reçoit ses premiers touristes

Ebola :1,5 millions d’euros de l’Union européenne pour lutter contre l’épidémie en RDC

L’UE a débloqué une aide d’urgence de 1,5 millions d’euros pour lutter contre la propagation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié ce vendredi, l’UE annonce la mise en place d’un service de vol humanitaire pour contenir le virus qui sévit dans la province de l’Equateur, située au nord-ouest de la RDC.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC) sur la meilleure prévention dans la prise en charge des patients atteints d’Ebola

Cette aide de l’UE vient soutenir logistiquement l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est à pied d’oeuvre sur terrain.  Outre cet appui financier, une aide supplémentaire de 130 000 euros est offerte à la Fédération internationale de la Croix-Rouge pour des interventions vitales effectuées par la Croix-Rouge congolaise.

L’Union européenne met ses services aériens humanitaires « ECHO Flight, à  la disposition des experts médicaux et personnel d’urgence, ainsi que du matériel dans les zones touchées par le virus.

La Commission européenne a annoncé un ensemble de mesures d’aide humanitaire d’urgence pour aider à contenir une épidémie du virus Ebola en République démocratique du Congo.

« L’UE prend des mesures urgentes pour aider à gérer et contenir la propagation de cette maladie très meurtrière. Notre financement et notre service aérien humanitaire permettront d’aider à acheminer les équipes médicales, l’équipement et les fournitures vers les zones affectées, ce qui est une question d’urgence. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités nationales, l’Organisation Mondiale de la Santé et les partenaires internationaux dans cet effort conjoint. Tout doit être fait pour contenir la diffusion du virus Ebola, particulièrement depuis qu’un cas s’est déclaré dans la ville de Mbandaka », a déclaré le commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, qui est également le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le virus Ebola.

Fanny MENGA

Santé : OMS, « La découverte d’un cas d’Ebola à Mbandaka est préoccupante»,

Dans un communiqué publié dans la matinée de ce jeudi 17 mai à Kinshasa, l’OMS alerte sur la découverte d’un nouveau cas d’Ebola dans la Zone de santé de Wangata à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

La découverte d’un premier cas confirmé d’Ebola en zone urbaine « est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola« , a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. « L’OMS et nos partenaires prennent des mesures décisives pour arrêter la propagation du virus« , a-t-il déclaré.

L’OMS indique qu’elle est en train de déployer une trentaine d’experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires.

L’OMS a comptabilisé au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects). Jusqu’à présent, tous les cas confirmés d’Ebola avaient été signalés dans une zone rurale très difficile d’accès, dans le territoire de Bikoro, situé au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Cette zone se trouve également dans la province de l’Equateur, à environ 150 km de Mbandaka.

Alfred NTUMBA