Forêt : CEMCO consulte les parties prenantes sur le NERF juridictionnel REDD+ de la TSHOPO

La firme CEMCO (Congo Emissions Management Corporation) a procédé à la consultation des parties prenantes sur le NERF (Niveau d’Emissions de Référence des Forêts) dans la juridiction REDD+ de la province de la Tshopo.  Dans un atelier organisé à Kinshasa, cette entreprise privée de droit américain a présenté ses résultats à mi-parcours des travaux menés sur terrain.  

« Nous sommes aujourd’hui à la première étape de ce programme, élaborer le Niveau de référence des émissions forestière de la province de la Tshopo. Ce Niveau de référence est en harmonisation avec les Niveau de référence nationale. Elle utilise les données produites par les institutions nationales comme la DIAF (Direction des inventaires forestières), des partenaires comme WWF, OSFAC et tous les autres qui ont travaillé dans l’élaboration du NERF national», a déclaré Fréderic Jacquemont, Directeur exécutif de CEMCO.

L’objectif de cette consultation est de trouver le consensus au tour du NERF de la province de la Tshopo et encourager le développement des initiatives et des projets REDD+ au sein de cette province, par la mise en œuvre d’un niveau de référence pour la réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts, selon les standards de certification de réduction des émissions du carbone (VERRA). Continuer la lecture de Forêt : CEMCO consulte les parties prenantes sur le NERF juridictionnel REDD+ de la TSHOPO

Salubrité : Eric Ndilu, « le projet Kinshasa Bopeto devrait commencer par quantifier les déchets »

Depuis le lancement de Kinshasa Bopeto, programme d’actions du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, plusieurs scientifiques ne cessent d’émettre leurs idées sur ce que devrai être réellement ce programme qui selon son concepteur, se veut une philosophie et un mode de vie des kinois. Se livrant à cœur ouvert au icro d’ENVIRONEWS TV, Eric Ndilu Kimasala, spécialiste en génie de l’assainissement invite l’autorité urbaine à reconfigurer sa vision tout en y intégrant une bonne dose de la réalité de terrain.

Eric Ndilu, expert en génie de l’assainissement.

Ce scientifique sans jeter tout en bloque, pense quant à lui que dans un cadre scientifique de la question d’assainissement de la ville de Kinshasa, le programme Kinshasa Bopeto qui vise à passer inéluctablement par un réel changement de mentalité doit prendre en compte la quantification rigoureuse et minutieuse des déchets produits chaque jour dans la ville.

« Cette quantification permettra de connaitre en moyenne ce qu’un kinois produit comme déchets dans la ville et à faire des analyses physico-chimiques de ces déchets. Les analyses serviront à orienter les différents déchets récoltés aux filières spécialisées pour leur traitement. Cette démarche va permettre à scinder la quantité des déchets non biodégradables et biodégradables »,a-t-il rapporté. Continuer la lecture de Salubrité : Eric Ndilu, « le projet Kinshasa Bopeto devrait commencer par quantifier les déchets »

Forêt : Le gouvernement congolais veut récupérer tous les titres forestiers non mis en valeur

Quelques dizaines des concessions dites de conservation pourraient être récupérées par l’Etat congolais dans les tous prochains jours. Comme il en avait été pour les titres des concessions forestières d’exploitation industrielle non mises en valeur, il en sera de même pour celles-ci. Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, le directeur général en charge des forêts au Ministère de l’Environnement et Développement durable de la RDC, José Ilanga, a annoncé pour bientôt, le début sur toute l’étendue de la République, du contrôle des concessions de conservation non mises en valeur.

La forêt des Miombo dans le Haut Katanga.

« Il y’a des gens qui, pour ne pas perdre leurs concessions forestières, ils sollicitent de l’autorité politique, l’obtention d’une concession de conservation en attendant des jours meilleurs. Beaucoup ont pris des concessions de conservation, mais ils ne les mettent pas en valeur. Nous allons assainir ce secteur, les concessions qui ne sont pas viables l’Etat va les récupérer », a-t-il informé.

Reconnaissant tout de même les difficultés pour les services étatiques de réaliser cette mission de recensement et de contrôle de viabilité, José Ilanga y croit. « On trouvera bien de moyens pour le faire. On doit assainir », a-t-il affirmé. « Nous avons besoin que nos ressources forestières soient valorisées pour l’intérêt de tout le monde. C’est pour cela que nous tendons vers l’organisation des Etats généraux des forêts, et le ministre de l’Environnement venait d’en parler avec l’AFD (Agence Française de Développement) ». Continuer la lecture de Forêt : Le gouvernement congolais veut récupérer tous les titres forestiers non mis en valeur

Environnement : Jean-Louis Koyagialo,  « notre  Agence de Transition Ecologique risque de paraitre comme une charrue placée avant le bœuf »

Le Président de la République Démocratique du Congo, Felix Tshisekedi a au cours du Conseil des ministres, du vendredi 08 novembre 2019, annoncé la création de l’Agence de transition écologique. Il a en effet, chargé les experts de la présidence et le ministère du plan à y travailler pour développer les idées afin de donner une forme à cette agence avant de passer à sa mise en œuvre.

Jean-Louis Koyagialo, ministre provincial honoraire en charge de l’Environnement du Nord Oubangi.

L’initiative du Chef de l’Etat n’a pas manqué de susciter quelques réactions dans l’opinion au regard de complexes réalités de terrain. Jean-Louis Koyagialo Te Gerengbo, ministre honoraire en charge de l’Environnement de la province du Nord-Ubangi en donne sa lecture.

« Cette complicité entre la Présidence et le Gouvernement de la République en matière de l’Environnement donne une lueur d’espoir et témoigne, non seulement, la volonté politique de peindre, au sein de la société congolaise, une culture verte, mais aussi, vise une nouvelle ère de passage du monde actuel de production et de consommation à un mode de vie plus écologique bâtis sur le changement du modèle économique et social », a-t-il déclaré.

Il a par la suite relevé les multiples chantiers indépendants que l’Agence de transition écologique devra prendre en compte notamment l’énergie, la biodiversité, la fiscalité, l’urbanisation et la télécommunication. Continuer la lecture de Environnement : Jean-Louis Koyagialo,  « notre  Agence de Transition Ecologique risque de paraitre comme une charrue placée avant le bœuf »

Environnement : Les droits sociaux-économiques des peuples autochtones, au cœur des discussions à Kinshasa

Le plaidoyer portant sur la promotion et protection des droits sociaux-économiques des Peuples Autochtones (PA), des territoires de Bikoro et d’Ingende dans la province de l’Equateur a fait l’objet d’un échange entre Environnement Ressources Naturelles et Développement (ERND), et les députés nationaux, lors d’une Table ronde organisée le samedi 09 novembre à Kinshasa.

Séance de travail entre ERND et les députés nationaux à Kinshasa.

« Il est intéressant de penser à cette catégorie de personnes qui sont les premiers conservateurs de la nature. La démarche que suit cette organisation [ENRD], pour avoir la sécurisation de cet aspect fondamental de P.A sera d’une importance capitale. En tant que parlementaire, notre rôle consistera à faire un plaidoyer sur la promotion et la protection des droits sociaux-économiques des Peuples autochtones de la RDC », a déclaré Célestin Gilemba, député national.

Pour les organisateurs, il s’agit de sensibiliser et de partager avec ces élus nationaux, sur les savoirs traditionnels des communautés locales et des Peuples autochtones de cette province démembrée. Au cous cette séance de travail, ERND a mis en valeur les qualités médicinales de produit issues du savoir-faire de ces communautés marginalisées. Continuer la lecture de Environnement : Les droits sociaux-économiques des peuples autochtones, au cœur des discussions à Kinshasa

Forêt : Le gouverneur Mputu décide d’annuler l’arrêté sur les concessions forestières dans le Mai Ndombe

Face à une pression montante en réaction à l’attribution illégale de six concessions forestières aux communautés de Lutoy (Kiri) dans la province de Mai Ndombe, le Gouverneur Paul Mputu a fini par lever l’option d’annuler lui-même son arrêté. Cela ne faisait nullement l’ombre d’aucun doute au regard des allures que l’arrêté provincial pris par le gouverneur a créé des indignations au sein de la société civile et de l’administration de l’environnement au niveau provincial et national.  

Selon les indiscrétions parvenues à notre rédaction, Paul Mputu s’est résolument engagé à annuler le plus vite possible cet arrêté. Il attend que la demande d’annulation vienne de la société civile qui, au courant de la journée avait menacé de saisir les instances compétentes quant à ce.

Rappelons qu’il était reproché à l’exécutif provincial l’abus de pouvoir et la violation des textes légaux régissant le secteur des forêts des communautés locales. Selon les accusations portées contre le gouverneur de la province du Mai Ndombe, environ 1.400.000 hectares des forêts auraient été attribués à six communautés de Lutoy dans le territoire de Kiri.

Alfred NTUMBA

Forêt : Mobilisation pour l’annulation des concessions illégalement attribuées dans le Mai Ndombe

Depuis la mise sur la place publique des informations relatives à l’attribution d’une étendue d’environ 1.400.000 hectares des concessions des forêts communautaires dans la province de Mai Ndombe, la société civile environnementale se mobilise pour obtenir sans condition, l’annulation de celles-ci attribuées dans la violation de la loi. Dans un entretien téléphonique accordé à Environews RDC, ce vendredi 08 novembre, Blaise Mudodosi, initiateur de cette action a insisté les irrégularités qui caractérisent l’acte posé par l’exécutif provincial.    

« Nous estimons que le gouverneur a agis par erreur, ou il a été induit en erreur par ses collaborateurs. Nous allons procéder par un recours gracieux en annulation de cet arrêté, car c’est un préalable dans ce genre de contentieux », a indiqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’Ong APEM (Actions pour la Promotion et protection des peuples et Espèces Menacés ). « Nous allons construire un argumentaire et voir le gouverneur qui est l’auteur du texte, et lui demander de le retirer ».

En cas de résistance, la société civile envisage saisir les instances compétentes pour attaquer en justice l’arrêté du gouverneur Paul Mputu. « Nous allons parler avec lui. S’il refuse, nous allons saisir le Conseil d’Etat », a-t-il renchéri.

Blaise Mudodosi se dit préoccupé par le caractère conflictuel de l’arrêté pris par le gouverneur de la province de Mai Ndombe. Car, selon lui, il n’est pas normal que 9 communautés se partagent 6 concessions forestières. Continuer la lecture de Forêt : Mobilisation pour l’annulation des concessions illégalement attribuées dans le Mai Ndombe

Forêt : Boleko W’Alembo, « Toutes les allégations sur la présumée vente des forêts dans le Mai Ndombe sont fausses »

Toutes les allégations sur la présumée vente des concessions forestières dans la Province de Mai Ndombe sont fausses. C’est la réponse de Marius Boleko W’Alemba. Réagissant à un article publié sur notre site web, ce jeudi 07 novembre, relatif à la vente de 1.400.000 hectares des forêts dans cette province. Le Commissaire général à l’Environnement de la province de Mai Ndombe a tenu à préciser que les six concessions évoquées par le BVGRN ne représentent qu’à peine 300 hectares.

« Nous sommes dans une zone REDD, où nous voulons d’une province de Mai Ndombe plus verte. Et c’est ça la vision de son Excellence Monsieur le Gouverneur, Ingénieur Mputu Paul. Et les concessions demandées par les communautés les sont pour la conservation et non pour l’exploitation forestière », a-t-il précisé.

Boleko W’Alemba fustige le comportement qu’il traite d’irresponsable de détracteurs du gouverneur de la province. Pour lui, les ambitions de son chef sont bien celles de lutter contre la pauvreté dans laquelle croupie la majorité des communautés du territoire de Kiri. Il a par ailleurs relevé le caractère intrinsèque de l’assistance de l’administration forestière aux communautés requérantes dans le processus de l’obtention d’une concession de forêt communautaire.

« Lorsque le BVGRN parle de la vente, je tiens à vous confirmer qu’aucune concession n’a été vendue aux communautés. Et la loi n’interdit pas que les communautés soient assistée par l’administration forestière. Je suis membre de ces communautés de par ma mère et mon père.  Je ne vois aucun mal que je puisse assister mes frères pour leur bien-être », a-t-il informé.

Selon ce haut cadre de l’administration forestière provinciale, toutes les concessions de forêts des communautés dument attribués les sont pour la conservation et non pour l’exploitation comme veut le démontrer ses détracteurs. « Notre objectif est de développer notre province grâce aux projets mis en place par les communautés. Et ces projets sont notamment la conservation communautaire mais aussi le développement du tourisme », a-t-il précisé.

Alfred NTUMBA

Forêt : Quand le gouverneur Paul Mputu se vend lui-même les forêts dans le Mai Ndombe

C’est une histoire sans pareille, dans laquelle le vendeur est lui même l’acheteur. Dans la province du Mai Ndombe, le gouverneur Paul Mputu aurait mis en place un mécanisme efficace pour se vendre lui-même environ 1.400.000 hectares des concessions des forêts des communautés locales sous-couvert de son Commissaire général à l’Environnement, (l’équivalent du ministre provincial de l’Environnement), Boleko W’alembo, dans le secteur de Lutoy, territoire de Kiri.

Dans une correspondance adressée au BVGRN (Bureau de Veille et de Gouvernance des Ressources naturelles), les communautés locales de ce coin de la République se plaignent de l’attribution exagérée et frisant l’exploitation artisanale ou industrielle du bois d’œuvre sous le label des Concessions des Forêts des Communautés Locales.

« C’est un abus de pouvoir. Le gouverneur vend les forêts en les cédant à son commissaire à l’Environnement. Quel est ce ministre de l’Environnement qui ne connaît pas l’Arrêté sur les concessions des forêts des communautés locales ? On n’attribue jamais plus de 50.000 hectares à une seule communauté », a déclaré Joseph Bobia, coordonnateur du BVGRN.

A en croire les communautés frustrées, les édits du gouverneur Mputu attribuent plus d’un millions d’hectares des forêts à 6 communautés locales en toute violation. « Je suis sous le choc, car c’est le même Boleko qui en sa qualité de commissaire général à l’Environnement est sensé protéger nos forêts. Imaginez que c’est Boleko qui a élaboré la demande des forêts, et c’est lui-même qui les a attribués. Il est à la fois juge et partie », s’est indigné un activiste de l’environnement basé à Kiri. Continuer la lecture de Forêt : Quand le gouverneur Paul Mputu se vend lui-même les forêts dans le Mai Ndombe

Kinshasa : Myriam Iragi remporte la bourse Ghislaine Dupont-Claude Verlon 2019

C’est un rêve qui s’accompli pour Myriam Iragi Maroy, jeune journaliste à la radio Top Congo, et candidate à la sixième édition de la  Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Cette bourse a été organisée par la RFI en République démocratique du Congo. Elle récompense un jeune journaliste et un jeune technicien pour leur travail de terrain. Pour cette édition, Myriam l’emporte dans la catégorie « jeune journaliste » avec son reportage basé sur un fait de société bien banalisé en RDC,  « les filles mères ».

Myriam Iragi, gagnante de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon 2019.

C’est son reportage sur le destin des filles mères qui l’a emporté face à un jury d’expert. Pour cette professionnelle des médias, membre du réseau Green Journalist Network,  l’histoire  touchante qu’elle a raconté est à la fois sienne, et qu’elle a voulu mettre en valeur afin de faire entendre la voix de toutes ces nombreuses filles qui se retrouvent victimes du rejet par leurs proches.

« Une partie de ma vie a connue ça. Moi j’ai été soutenue par ma famille, mais beaucoup des filles n’ont pas eu cette chance. Moi j’ai fini mes études, et aujourd’hui  voilà là où je me retrouve. Et ça, j’avais vraiment envie de le dire », a-t-elle martelé. Continuer la lecture de Kinshasa : Myriam Iragi remporte la bourse Ghislaine Dupont-Claude Verlon 2019

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