JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

La République démocratique du Congo est un grand pays environnemental au coeur de l’Afrique. Avec plus de 165 millions d’hectares de forêts représentant environ 60% des forêts du bassin du Congo, le pays se positionne comme le second poumon de la planète après l’Amazonie. Cependant, la RDC ne tire réellement pas profit de cette position stratégique qu’elle occupe au regard de services environnementaux que ses forêts rendent à la planète entière.

Jean-Marie Bolika, chef de projet gouverne forestière au WWF-RDC.

Pour Jean Marie-Bolika, expert en gouvernance forestière au WWW-RDC, le plus grand challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts. cette déclaration a été faite lors d’un entretien à l’occasion de la célébration de la Journaée mondiale de l’environnement. 

« Nous avons une superficie forestière importante et considérable en termes d’autant d’hectares des forêts protégées. Il faut que l’Etat congolais et sa communauté puisse tirer de bénéfices de ces forêts qu’on nous demande de protéger. C’est ça le challenge aujourd’hui », a-t-il précisé. Continuer la lecture de JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a au cours d’une adresse à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, invité la population congolaise à s’investir dans la préservation de la biodiversité, et la protection de l’environnement. 

Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, lors de la restitution de l COP25, à Kinshasa.

Pour Claude Nyamugabo, le thème choisi est un appel à l’action. «  Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction à travers le monde, en grande partie à cause des activités humaines. Cette journée nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement », a-t-il mentionné.

La République démocratique du Congo, pays de la Méga biodiversité, avec plus de dix mille espèces endogènes,  figure parmi les plus riches du continent en termes de ressources naturelles tant renouvelables que non–renouvelables.  Continuer la lecture de JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

JME2020 : Enjeux environnementaux, le Club PV interpelle les autorités

Le club PV représenté par son coordonateur Idris MUFUKA, a organisé une acitivité sur la place Echangeur dans la Commune de Limete. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement avait pour  objectif, consolider les engagements pris par la République démocratique du Congo en report avec la desserte en énergie et la préservation de l’environnement, et dresser un cahier de charge qui pourra aider le gouvernement congolais à mettre un accent sur la production de l’energie renouvelable notamment avec les tonnes de dechets qui sont produits et  ne sont pas valorisés.

À la même occasion, Madame Bosingizi Jeanette, Coordonatrice de l’ONG Logos premier , pense que l’energie et la conservetion des forets sont, entre-autre des éléments qui sont à la base du développement d’un pays.  Selon elle, tous les pays qui mettent les moyens dans l’énergie et qui donnent de la valeur à l’environnement, sont ceux qui avancent mieux dans tous les secteurs de la vie à l’instar du Maroc.

Pour conclure, Idris MUFUKA, coordonateur de la synergie panafricaine de profennels de métiers en energies renouvelable ( Club PV), pense que le gouvernement provincial ne réussi pas avec son programme de Kin – Bopeto car, il n’existe aucune politique claire de transformation des déchets en énergie renouvelable.

 » Kin – Bopeto ne marche pas parce que jusqu’ici on a pas encore maitrisé la stratégie de transformation de ce déchets. Il ne faut pas ramasser les déchets sur le point A pour aller déposer sur le point B. Il faut plutôt faire de déchets une source de revenu, mais également une source d’énergie « , a indiqué Monsieur Mufuka.

Il a par ailleurs exhorté  l’autorité urbaine à  investir dans la transformation des déchets pour produire de l’énergie électrique dont les kinios on t besoin pour leur développement.

Désiré WEMBOLOWA

JME 2020 : Tout sur notre planète est interconnecté – et nous faisons partie de l’équation

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, le WWF-RDC (Fonds mondial de la Nature-RDC) rappelle la nécessité pour l’humanité de rééquilibrer sa relation avec la nature, notamment à la lumière de la crise du Covid 19 qui met en lumière le lien entre les maladies émergentes et la dégradation croissante des écosystèmes naturels. L’original de cet article en anglais peut être lu sur https://updates.panda.org/interconnected

photo de forêt: © Greg Armfield/WWF-UK

Il a été largement rapporté que le COVID-19 est probablement apparu fin 2019, lorsqu’un individu de Wuhan, en Chine, a été infecté par un virus provenant d’un animal. Les scientifiques soupçonnent qu’il a pu provenir d’une chauve-souris par le biais d’un animal intermédiaire, tel qu’un pangolin.

Ayant fait le saut jusqu’à l’homme, le virus cause un terrible bilan en termes de vies humaines et de souffrances, tout en provoquant une crise économique sans précédent. Et, tragiquement, ce sont les personnes et les pays disposant des ressources les plus faibles qui risquent de subir les impacts les plus catastrophiques. 

La transmission des maladies zoonotiques des animaux aux humains est depuis longtemps reconnue comme une menace sérieuse par les experts de la santé mondiale. Des études montrent que 75 % de toutes les maladies émergentes proviennent des animaux sauvages, les dernières années ayant vu l’émergence du SRAS (tirant son origine des civettes) et du MERS (provenant des dromadaires). Pour pouvoir endiguer les futures pandémies, nous devons réduire considérablement les possibilités que les virus passent des animaux aux humains. Continuer la lecture de JME 2020 : Tout sur notre planète est interconnecté – et nous faisons partie de l’équation

Santé : L’énergie propre est essentielle pour la réponse à la Covid-19 dans les pays les plus pauvres du monde (Tribune)

Par Tosi Mpanu Mpanu, Youba Sokona et Yacob Mulugetta

La pandémie de Covid-19 a ébranlé les gouvernements et les populations du monde entier. Elle a submergé les systèmes de santé et porté atteinte à la vie et aux moyens de subsistance des personnes les plus vulnérables. Elle a, en outre, déstabilisé les marchés financiers, déclenché des crises sur les marchés du pétrole et de l’énergie, et provoqué une perturbation majeure des activités économiques.

Les répercussions ont été, jusqu’à présent, profondes, mais pour de nombreux pays et de nombreuses personnes, le pire reste à venir. Les plus menacés sont les pauvres et les vulnérables, ainsi que les pays aux capacités et ressources limitées.

La crise a mis en évidence la nature fortement interconnectée de notre monde et l’importance de bâtir des économies et des sociétés plus inclusives, plus résilientes et plus équitables.

À quelques exceptions près, la pandémie révèle que tous les pays – quels que soient leur richesse, leur capacité, leur technologie ou leurs infrastructures – n’étaient absolument pas préparés à mettre en place une réponse rapide et efficace de l’ampleur nécessaire.

Il ne fait aucun doute que dans l’immédiat, la priorité doit rester de contrôler l’épidémie, de sauver des vies et de limiter les effets néfastes en cascade. Continuer la lecture de Santé : L’énergie propre est essentielle pour la réponse à la Covid-19 dans les pays les plus pauvres du monde (Tribune)

Santé :  Nouvelle apparition de la maladie à Ebola, déjà 6 morts à Mbandaka

La province de l’Equateur connaît une résurgence de la maladie à virus Ebola. La triste nouvelle a été confirmée dans la matinée par certains habitants de Mbadanka, chef lieu de cette province. La maladie s’est déclarée dans la zone de santé de Mbandaka,  et a déjà décimé six personnes avant que les prélèvements ne soit transférés à l’INRB qui les a déclaré positifs à ce virus mortel. 

« Six personnes sont déjà mortes de la fièvre hémorragique dans le quartier Air Congo. Il y’a même un professionnel de santé qui vient de mourir aussi.  Le laboratoire des soeurs a confirmé, maintenant on a envoyé les prélèvements à l’INRB pour vérification », a déclaré Fabien Mungunza, président da la société civile de l’Equateur.

 

Le Ministre de la santé Eteni Longondo a dans une déclaration ce lundi 01 juin, confirmé la présence de cette épidémie à l’Equateur. « Je peux vous confirmer que nous avons une nouvelle épidémie d’Ebola à Mbandaka », a-t-il déclaré.

 

Il a par ailleurs annoncé sa descente imminente sur place à Mbandaka pour soutenir les équipes de riposte. En attendant, les investigations seraient en cours pour identifier l’origine de cette épidémie.

 

Alfred NTUMBA

Santé : l’ONG ILDI exige au gouvernement congolais plus d’investissements dans la lutte anti tabac 

Le tabagisme reste un facteur de risque connu pour de nombreuses infections respiratoires notamment cardiovasculaires, le cancer, les maladies respiratoires et le diabète. Le tabac  augmente la gravité des maladies respiratoires. Chaque 31 mai, le monde célèbre la journée mondiale sans tabac. L’ONG ILDI (Initiative Locale pour le Développement Intégré), a saisi cette occasion pour exiger du gouvernement congolais plus d’investissment en vue de lutter efficacement contre le tabagisme.

Cigarette.

« Il a été démontré noir sur blanc au cours des ateliers multipartites, les conférences de presses et des fiches d’information que le tabagisme constituerait un danger à la population à cause de la porosité de ses frontières favorisant l’entrée sur le territoire national des produits du tabac fruit de la contrebande », a indiqué Godefroid Mboyo, chargé de projets au sein de cette organisation.

 

Pour l’ILDI, l’Etat congolais devrait renforcer sa lutte anti tabac en renforçant la sécurité aux frontières qui constituent la porte d’entrée des produit de la contrebande.

 

« La faible taxation des droits des accises au produits du tabac a montré également les limites pour la RDC de vaincre le tabagisme de sa dangerosité dans la vie des populations. La mauvaise gouvernance des services d’assiette concernés, la non ratification du protocole de l’OMS sur l’élimination du commerce illicite des produits du tabac et le manque des sanctions transactionnelles au niveau de la loi sont parmi les goulots d’étranglement qui rendent la lutte inefficace et ne facilite pas les acteurs de la société civile congolaise de bien mener le plaidoyer », a-t-il précisé.

 

L’ILDI plaide pour la prise en considération de la lutte anti tabac dans les différentes politiques nationales, notamment en inscrivant cette problématique dans le budget de l’Etat. Elle s’inquiète par ailleurs de l’attention accordée au tabac qui aujourd’hui est à la portée de tout le monde. « Comme le pays est en lock-out complet et partiel pendant des mois et l’économie nationale presque en souffrance, le contrôle de l’usage du tabac reste très pertinent en cette période de pandémie ; le tabac reste dans le monde la première cause de décès évitable de huit millions de personnes chaque année selon l’OMS », a informé Monsieur Mboyo.

 

Plus particulièrement dans cette période de COVID-19, l’Etat devrait renforcer la vigilance car les fumeurs sont plus exposés au coronavirus du fait de la, présence des antécédents dus au tabagisme. Les actions de plaidoyer menées par la société civile auprès du gouvernement ont convaincu le parlement congolais à voter cette loi sur la santé en 2018. Cependant, cette loi souffre à ce jour des mesures d’application qui la rend moins efficace et quasi inexistante.

 

« Il a fallu 13 ans pour que le pays se dote  d’une loi n° 18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique où l’en trouve des dispositifs à la lutte anti-tabac protégeant la population contre le tabagisme et d’un nouveau code des accises intégrant certaines recommandations de l’OMS notamment l’augmentation de la taxation des droits d’accises spécifiques et ad valorem, l’interdiction de la publicité sur le tabac, la prises en compte des cigarettes électroniques et la pipe à eau », note l’ONG dans un communiqué.

 

L’Initiative Locale pour le Développement Intégré (ILDI) joint sa voix pour célébrer la Journée Mondiale Sans Tabac 2020 avec le thème « PROTEGER LES JEUNES » et interpelle le gouvernement sur la mise en œuvre efficace de ses responsabilités conformément aux recommandations de l’OMS. Comme a déclaré le Président Matt Myers de la Campagne pour les enfants sans tabac «  votre âge n’a pas d’importance si vos poumons sont compromis ».

 

Notons par ailleurs que la lutte contre le tabac en République Démocratique du Congo (RDC) a vu le jour il y a bientôt deux décennies, cela malgré la ratification de la convention-cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) par la RDC en 2005. En rapport avec le thème choisi cette année, les résultats de l’enquête sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) réalisée en 2008 par le Ministère de la Santé Publique avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le milieu scolaire à Kinshasa et à Lubumbashi auprès des élèves de 13 à 15 ans avait eu à démontré le problème : 19,5 % des élèves avaient déjà fumé la cigarette, dont 27,5 des garçons et 9 % des filles ;  28,9 % utilisent actuellement d’autres produits du tabac, dont 29,3 % des garçons et 27,6% des filles.

 

Alfred NTUMBA

Forêt : Claude Nyamugabo annonce la saisie de toutes les grumes illégales dans les ports de Kinshasa

Après avoir été informé de l’existence d’un réseau illicite de vente du bois illégal dans les différents ports de Kinkole à Kinshasa, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe s’y est rendu ce samedi 23 mai, pour s’en rendre compte. À la tête d’une forte délégation, il a palpé du doigt la criminalité forestière et la violation des lois qui régissent le secteur de l’exploitation du bois artisanale en RDC.

En masque, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo dans le port Moleka à Kinkole.

« A la suite de la mission que nous avons diligentée, il nous a paru urgent de descendre sur terrain parce qu’ici il y’a  une véritable criminalité forestière à laquelle il faut mettre fin », a-t-il précisé.

Choqué du spectacle effrayant digne d’un pillage à ciel ouvert des ressources forestières qu’offre ces ports, Claude Nyamugabo a décidé d’aller en guerre contre toute sorte d’illégalité décriée notamment par ses services à travers le FFN, mais aussi par la société civile environnementale à travers la CNCEIB.  Des actes qui selon lui, font perdre à l’Etat des ressources nécessaires susceptibles d’améliorer le quotidien des congolais.  Continuer la lecture de Forêt : Claude Nyamugabo annonce la saisie de toutes les grumes illégales dans les ports de Kinshasa

Forêt : Le Fonds forestier national reconnait l’existence d’un réseau de vente du bois illégal dans les ports de Kinshasa

C’est un constat amer dressé par le Fonds forestier national (FFN), après trois jours de mission de contrôle réalisée récemment dans les ports de Kinkole à Kinshasa. Il existe un vaste réseau illicite de vente de bois d’oeuvre, précisent les experts de cette institution dépêchés sur le terrain par le ministre de tutelle, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Cette mission fait suite aux différentes allégations soulevées par la CNCEIB ( Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois), qui a décrié l’incapacité de l’Etat congolais à mettre fin au coulage des recettes occasionné par les exploitants illégaux en complicité avec certains services d’assiette.

« La société civile a décrié le caractère illégal du bois qu’on retrouve à Kinkole. Ces grumes qui arrivent ne sont pas en ordre d’une part et d’autre part, on ne parvient pas à tracer réellement leur provenance », a affirmé Alain Kalangiro, chargé de mission au FFN.

Au cours de cette mission de contrôle, plusieurs illégalités décriées par la société civile environnementale ont été confirmée par les experts du FFN, notamment le manque de traçabilité, le manque des documents pour certains exploitants, mais aussi les tracasseries administratives pour ceux des exploitants qui sont en ordre.

« Plus loin dans les îlots, nous avons constaté que les gens sont entrain de transformer des grumes au lieu d’accoster dans les ports, ils préfèrent rester dans les eaux et commencer à vendre de petites quantités. Ce qui échappe au contrôle de la traçabilité de tous les services », a-t-il rajouté. Continuer la lecture de Forêt : Le Fonds forestier national reconnait l’existence d’un réseau de vente du bois illégal dans les ports de Kinshasa

Biodiversité : Greenpeace Afrique, «  la journée internationale de la biodiversité est un rappel au gouvernement de la RDC que l’Etat de droit c’est aussi le respect des lois sur l’environnement dans la Salonga »

Par Patient Muamba, chargé de campagne, Greenpeace Afrique

Créé en 1970, le parc national de la Salonga est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984 et couvre une superficie d’environ 36.000 km2. Considérée comme la plus grande zone protégée de forêt tropicale dense du continent africain, la Salonga abrite d’importantes espèces de flore et de faune menacées par les activités humaines.

Un bonobo dans le Parc national de la Salonga. (Crédit photo, LuiKotae-T.Nicolon)

La République Démocratique du Congo est identifiée par Conservation International comme l’un des 17 pays mégadivers dans le monde, sur la base d’espèces endémiques qu’elle compte et d’autres critères tels que la diversité des espèces, la diversité des écosystèmes et la présence de nombreux écosystèmes de forêts tropicales humides.

C’est hallucinant de voir comment un gouvernement qui prône la gestion “durable” des ressources naturelles dans toutes ses rencontres nationales et internationales fait passer l’intérêt financier d’une poignée  de personnes avant le bien être de sa population et l’intérêt écologique de la planète. Continuer la lecture de Biodiversité : Greenpeace Afrique, «  la journée internationale de la biodiversité est un rappel au gouvernement de la RDC que l’Etat de droit c’est aussi le respect des lois sur l’environnement dans la Salonga »

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale