
Dans un contexte marqué par des menaces croissantes contre ceux qui protègent la biodiversité et les droits fonciers, le consortium FDAPID (Foyer de Développement pour l’Autopromotion des Personnes Indigentes et en Détresse), et ACEDH (Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme), avec l’appui de la Open Society Foundations (OSF), a lancé une initiative de renforcement des capacités de ces acteurs.
Placé sous le thème du projet « Climat propice au travail pour les défenseurs de l’environnement en RDC », une série d’ateliers de formation a débuté ce jeudi 09 avril 2026, pour outiller les défenseurs environnementaux face aux risques sécuritaires et technologiques.
L’objectif principal de ces assises est de renforcer les capacités des défenseurs sur l’accès sécurisé à l’information via les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). En RDC, ces acteurs font face à des défis majeurs tels que la cybercriminalité et la surveillance, les arrestations arbitraires et la détention illégale, et le manque de familiarisation avec les mécanismes juridiques de protection.
Pour répondre à ces enjeux, l’atelier vise à inciter les défenseurs à utiliser correctement la NTIC pour prévenir et atténuer les risques liés à leur travail quotidien.
Compte tenu de la complexité sécuritaire, le consortium a adopté une approche hybride. Alors que les sessions pour le Nord et le Sud-Kivu se sont déroulées en ligne via Google Meet ou Zoom, les provinces de l’Ituri, du Maniema et du Haut-Uele bénéficient de sessions en présentiel.
Au total, 185 délégués incluant des leaders communautaires et des agents de la société civile sont attendus pour ces formations indispensables.
Vers un contrôle citoyen renforcé
Au-delà de la sécurité numérique, l’atelier met l’accent sur le contrôle citoyen des impacts environnementaux des projets publics et privés. Les participants sont formés sur des processus innovants tels que l’Accord d’Escazú (ERA), visant à garantir les droits environnementaux au niveau régional.
[À l’issue de ces travaux, plusieurs livrables sont attendus, notamment un rapport narratif complet, un documentaire audiovisuel, ainsi qu’une liste détaillée des défis technologiques auxquels sont confrontés les défenseurs sur le terrain.
« Les défenseurs de l’environnement font un travail héroïque et non violent en faveur de l’humanité entière », souligne le communiqué. Cette initiative marque un pas de plus vers la sécurisation de leur espace de travail en République Démocratique du Congo.










