
Un atelier national consacré à la restitution du processus de la Politique Forestière Nationale (PFN) et à la présentation des résultats à mi-parcours du projet de l’Initiative pour la Conservation Inclusive (ICI) a été lancé à Kinshasa, ce vendredi 24 avril 2025. Cet événement marque une étape décisive pour l’intégration des savoirs traditionnels dans la gouvernance environnementale de la République Démocratique du Congo.
Cet atelier bénéficie de la collaboration technique entre l’ANAPAC-RDC, du REPALEF-RDC et du PIDP-KIVU, témoignant d’un front uni pour la défense des droits des peuples autochtones et la préservation de la biodiversité congolaise. Il s’inscrit dans un contexte de réformes majeures, notamment la mise en œuvre de la Loi n°22/030 du 15 juillet 2022 protégeant les droits des PAP et la révision en cours du Code Forestier de 2002.
Deux piliers majeurs seront au centre des discussions. Le premier pilier c’est la Politique Forestière Nationale (PFN). Les acteurs venants de plusieurs provinces feront l’état des lieux de la participation des autochtones pour identifier les opportunités liées à la révision du Code Forestier.
Le second c’est l’Initiative pour la Conservation Inclusive (ICI), mise en œuvre par l’ANAPAC-RDC avec le soutien de l’UICN et de Conservation International. Ce projet appuie 15 aires conservées communautaires et l’autonomisation économique de 15 groupements de femmes autochtones dans trois paysages bioculturels du pays.
« …, le projet attend améliorer les moyens de subsistance dans 15 aires conservées communautaires par des petites subventions qui vont de 7 000 à 2 000 dollars », a déclaré Joseph Itongwa.
Le directeur général des forêts, Frédéric Diengo, a rappelé l’urgence de disposer d’éléments de preuve devant permettre au pays d’évaluer les zones où les peuples autochtones travaillent, ainsi que les activités traditionnelles qui contribuent au maintien de la biodiversité.
« Le ministère de l’environnement, surtout en ce qui concerne ce projet, avait porté un grand intérêt pour son exécution. Aujourd’hui c’est une grande joie de se rendre compte de ce que ça apporte dans la vie communautaire », a-t-il expliqué.
Pendant les deux jours, les particpants devront adopter une feuille de route pour la redynamisation du Groupe de travail thématique sur la foresterie communautaire, capitaliser les systèmes traditionnels de conservation pour les intégrer officiellement dans la gouvernance forestière, et renforcer le plaidoyer pour une application effective de la loi de 2022 portant protection des droits des peuples autochtones.
« Pendant ces assises, on va découvrir beaucoup d’atouts, beaucoup de potentialités, et beaucoup d’actions même. On va sortir avec une note de recommandations sur les différents projets, mais aussi sur les actions à mener dans l’avenir. Tout ceci dans le but de renforcer la participation, l’implication des peuples autochtones dans la conservation de la biodiversité et des forêts », a souligné Joseph Itongwa.
La Rédaction










