
À l’occasion de la Journée internationale des déchets d’équipements électriques et électroniques (JIDEEE), le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, Augustin Kibassa Maliba, a ce mardi 27 octobre 2026, appelé à structurer une véritable filière nationale de recyclage en République démocratique du Congo. Représentant sa collègue de l’Environnement, il a mis en avant le potentiel industriel et créateur d’emplois de cette démarche écoresponsable.
Organisée par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, cette édition 2026 s’est déroulée sous le thème : « Ne jetez pas vos appareils électroniques usagés, rapportez-les aux points de collecte appropriés ».
« Nous devons insister sur le potentiel industriel que représente la gestion de ces résidus technologiques. La structuration de cette chaîne de valeur constitue une réponse concrète au défi de l’emploi des jeunes. C’est une opportunité pour notre pays de soutenir l’innovation, de développer les filières locales de recyclage et de créer des emplois décents, particulièrement au bénéfice de notre jeunesse », a déclaré le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique.
Vers une responsabilité élargie des producteurs
Présente aux assises, la régie de gestion des déchets de Kinshasa (Regedek) a interpellé les entreprises, importateurs et distributeurs sur l’importance de la responsabilité élargie des producteurs (REP). Ce principe juridique et environnemental oblige les metteurs sur le marché à prendre en charge la fin de vie de leurs produits.

Pour soutenir cette transition, la regedek a réaffirmé son engagement à renforcer le cadre technique, réglementaire et incitatif. L’objectif final demeure double : transformer une contrainte environnementale majeure en une opportunité économique durable, tout en incitant les acteurs sectoriels à intégrer le déchet électronique dans une dynamique d’économie circulaire respectueuse des normes sanitaires.
Un appel général aux éco-gestes et à l’industrialisation
Au-delà des cadres réglementaires, la protection de l’écosystème congolais passera par une modification profonde des habitudes de consommation. Junior Tshiteya, acteur clé des stratégies d’assainissement et d’économie circulaire en RDC, a évoqué la nécessité d’implémenter des solutions industrielles globales pour généraliser l’éco-conception et moderniser les procédés de traitement sur l’ensemble du territoire.
Pour le gouvernement congolais, l’obsolescence des technologies ne doit plus être vue comme une fatalité, mais comme un levier de croissance. Le ministre a exhorté la population à ne plus jeter les appareils usagés dans les poubelles ordinaires, mais à privilégier les circuits de collecte appropriés.
Cet appel a été soutenu par des recommandations précises : sensibiliser les plus jeunes dès le bas âge aux réflexes écologiques et inviter les institutions dont l’administration publique, universités, écoles, entreprises privées à auditer, ainsi qu’à gérer de manière éco-responsable leur parc informatique obsolète.
Albert MUANDA














