
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi sur le marché de carbone, le gouvernement de la République démocratique du Congo accélère la structuration de son marché national de crédits carbone. Lors d’une séance de travail tenue ce jeudi 24 septembre, à Kinshasa entre la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, l professeure Marie Nyange Ndambo, et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso, les modalités d’implémentation de la nouvelle « loi carbone » ont été précisées.
Afin de garantir une traçabilité rigoureuse et une reconnaissance internationale, le dispositif s’appuie sur un partenariat technique et financier étroit avec la Banque mondiale, chargée d’appuyer et d’encadrer la gestion du registre national souverain hébergé à la Banque Centrale du Congo.
A en croire les deux parties, « l’implication de la Banque mondiale apporte un gage de crédibilité essentiel aux processus de certification et de monétisation des crédits carbone congolais ».
Ce mécanisme conjoint vise à sortir le pays des circuits informels pour basculer vers un modèle conforme aux exigences des marchés financiers internationaux.
Ce registre souverain, géré sous les standards de la Banque mondiale et logé à la BCC, permettra de sécuriser la gestion des actifs verts en plaçant le suivi des crédits sous la supervision des autorités monétaires et financières compétentes ; assurer une traçabilité intégrale des transactions et des projets REDD+ à l’échelle du territoire national ; et garantir un partage équitable des bénéfices au profit de l’économie nationale et des communautés locales.
« Notre pays regorge d’immenses opportunités. Il s’agissait de mettre en place des réformes importantes aux standards internationaux pour crédibiliser notre processus de certification. L’aboutissement de ce travail sera un registre souverain logé à la Banque Centrale, permettant à la RDC de valoriser et monétiser pleinement ses crédits carbone », a souligné le Gouverneur André Wameso à l’issue des échanges.
En associant la régulation de la Banque centrale, l’expertise de la Banque mondiale et la tutelle du Ministère de l’Environnement (MEDD-NEC), la RDC entend s’imposer comme un acteur incontournable de la finance climatique mondiale. Ce cadre rénové doit permettre d’attirer des investissements institutionnels de premier plan tout en préservant la souveraineté nationale sur le patrimoine naturel du pays.
Alfredo Prince NTUMBA














