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Ouverture du 23e Congrès International et Exposition de l’AAEA, la BAD promet 1 milliard de dollars américains pour 2026

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Le vingt-troisième Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) s’est ouvert ce lundi 9 février 2026 au Cameroun, à Yaoundé. Réunis sous le thème « Eau et Assainissement pour Tous : Des actions fortes pour l’Afrique », près de 3000 Africains du secteur de l’eau et de l’assainissement sont décidés à mettre l’action en avant.

« Notre conviction est que l’Afrique ne peut plus subir son destin hydrique ; elle doit le maîtriser. » A martelé le président de l’AAEA, Olivier Gosso. Une déclaration qui incite les participants à réfléchir sur le modèle de résilience bénéfique à tous. Cela en appelle à l’élaboration d’une feuille de route aux jalons clairs. Une ambition dont la mise en œuvre est conditionnée par des financements. La Banque Africaine de Développement (BAD) en fait son affaire.

« 2026 sera une année charnière pour le secteur de l’eau en Afrique, désignée par l’Union africaine comme ‘’Année de l’eau’’. La BAD prévoit d’y investir environ un milliard de dollars en 2026, dont une part significative destinée aux opérateurs et aux collectivités. Elle appelle à améliorer la préparation des projets et la performance des services. » A renseigné Mtchera Chirwa, Directeur du Département de l’Eau et de l’Assainissement à la BAD.

Mais, ‘’Quand on sait où l’on veut aller, chaque pas compte’’ à en croire le Directeur Exécutif de l’AAEA, inspiré par un proverbe africain. Les besoins d’investissement pour atteindre l’Objectif de Développement Durable n°6 en Afrique sont estimés à plus de 50 milliards de dollars par an, alors que les financements effectivement mobilisés n’en couvrent qu’une fraction, selon Francois Olivier Gosso.

« Ce décalage nous oblige à dépasser le temps des diagnostics pour entrer résolument dans celui des décisions courageuses, des investissements structurants et des transformations systémiques. » A-t-il précisé. Une action urgente car des chiffres démontrent des vies fragilisées, des écoles sans eau, des centres de santé vulnérables et des économies locales entravées.

« Plus de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à un service d’eau potable géré en toute sécurité et près de 800 millions sont privés de services d’assainissement de base, et plus d’un Africain sur trois vit dans des zones soumises à un stress hydrique élevé. » A ajouté le Directeur Exécutif de l’AAEA.

La vision comme moteur, le financement comme carburant

En s’appuyant sur un autre proverbe africain ‘’ L’eau ne reste pas sur la montagne ; elle descend toujours vers ceux qui ont creusé les canaux ‘’, l’AAEA estime que les financements suivent la vision, la préparation et la crédibilité. « Notre responsabilité collective est de creuser ces canaux. » A insisté Francois Olivier Gosso.

Un point de vue partagé par le ministre camerounais de l’eau et de l’énergie, représentant personnel du chef de l’État à ce Congrès. « L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus uniquement une question technique, mais un marqueur de gouvernance et de solidarité collective. » A déclaré Gaston Eloundou Essomba.

Il a insisté sur la mise en place des stratégies africaines concertées, fondées sur le leadership politique, la performance des opérateurs, la transparence et des partenariats équilibrés. De ces volontés conjuguées peuvent naître une synergie capable de réaliser un envol au-delà des barrières psychologiques ou réelles entre l’ambition et la réalisation. Il suffit simplement de vouloir pour pouvoir surmonter les frontières de la fatalité de l’échec et de l’inaction.

« Ces dernières années, l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement s’est engagée dans une dynamique de transformation profonde. Notre ambition est claire : changer d’échelle, renforcer notre capacité d’action et assumer pleinement notre responsabilité face aux défis immenses de l’eau et de l’assainissement en Afrique. » A indiqué le président de l’AAEA, Blaise Moussa.

Le continent Africain connaît une croissance démographique rapide et une urbanisation accélérée. Les Congressistes sont donc unanimes que l’eau rappelle que les grandes transformations ne naissent pas des déclarations solennelles, mais de la constance, de la confiance et du courage dans l’action.

Sarah MANGAZA

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