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COSOP 2027-2032, le FIDA met l’accent sur l’implication de la jeunesse et la résilience climatique

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Lundi 9 mars 2026, la première journée de consultations sur le cadre stratégique pour l’élaboration du Programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP 2027-2032) s’est achevée par le ciblage des points clés susceptibles de booster le développement de l’agriculture en République démocratique du Congo. Cela a permis de mettre en lumière l’importance du rôle des organisations de producteurs dans la réussite des projets.

La capacité des producteurs à structurer les filières, à améliorer l’accès aux marchés, à développer l’entrepreneuriat rural et à porter des dynamiques économiques locales est essentielle. Sur ce point, le renforcement des coopératives et des organisations paysannes, notamment à travers des partenariats plus étroits entre le secteur public, le secteur privé et les organisations de producteurs, apparaît comme un levier majeur.

« Nos discussions ont mis en évidence l’importance de renforcer les chaînes de valeur agricole, notamment autour des cultures vivrières de grande consommation, tout en soutenant les cultures pérennes à forte valeur ajoutée et la production animale — essentielles pour améliorer l’accès aux protéines et à des semences de qualité, souligné comme une priorité stratégique par les autorités », a informé la Directrice pays du Fonds international de développement agricole (FIDA), Martine Villeneuve.

Placer les femmes et les jeunes au centre de la stratégie

Améliorer l’agriculture en RDC appelle à impliquer les femmes et les jeunes. En tant que relève de demain, les jeunes doivent occuper une place centrale dans les projets. « Investir dans la jeunesse aujourd’hui, c’est construire les compétences et l’expérience qui permettront de porter l’agriculture de demain », a martelé Madame Villeneuve. Comme le dit si bien un dicton : « L’avenir ne s’attend pas, il se cultive. »

La représentante des jeunes au FIDA pense, quant à elle, que les jeunes doivent s’investir dans l’agriculture pour s’enrichir, contrairement à ceux qui pensent que la richesse ne réside que dans les bureaux. « Les jeunes de notre organisation sont acteurs de l’agriculture. Nous avons planté cent arbres fruitiers au plateau de Bateke. Le sol y a été exploité longtemps, mais nous sommes en train de voir comment appliquer des méthodes d’agriculture durable pour avoir un bon rendement. C’est en cultivant la terre que nous, jeunes, pouvons devenir riches. Cela me fait honte d’entendre que nous avons 80 % des terres arables mais que nous sommes pauvres », a déclaré Miriam Kizimini.

A côté des jeunes, les communautés locales méritent également une attention particulière. Dans cette optique, les questions de gouvernance, de résilience climatique et communautaire ont également été abordées. Cela implique notamment de renforcer les collaborations interministérielles dans la mise en œuvre des projets financés par le FIDA, de conduire des études et enquêtes solides en amont des interventions, et surtout d’apprendre des connaissances et des pratiques des communautés locales.

« Ça implique le renforcement des capacités entrepreneuriales, y compris à travers la formation, l’alphabétisation fonctionnelle, la compréhension de la législation et le développement d’instruments financiers mieux adaptés aux producteurs et aux coopératives. » A indiqué Martine Villeneuve.

Pour des résultats probants, les infrastructures jouent un rôle très capital dans l’acheminement de produits agricoles. Ces investissements doivent être conçus de manière plus intégrée afin d’assurer leur durabilité et de faciliter un accès réel et durable aux marchés.

« Nous avons également évoqué la nécessité de penser différemment les infrastructures, notamment les routes rurales. Ces investissements doivent être conçus de manière plus intégrée afin d’assurer leur durabilité et de faciliter un accès réel et durable aux marchés. » A planché la représentante pays du FIDA.

Vu les enjeux de l’heure, un point intéressant a également été soulevé concernant les changements climatiques : plutôt que de les considérer uniquement comme une contrainte, il est essentiel de les intégrer comme une variable dans la planification, afin de construire des systèmes agricoles plus résilients et mieux adaptés aux réalités locales.

Sarah MANGAZA

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