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SPANB 2025-2023, les scientifiques s’engagent pour une gouvernance basée sur l’évidence

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Une cinquantaine de scientifiques, chercheurs et acteurs de la société civile se sont réunis à Kinshasa du 26 au 27 mars 2026, autour d’une réflexion sur le rôle des scientifiques dans la mise en œuvre des Stratégies et Plans d’Actions Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) 2025-2030. Organisé sous l’égide du Ministère de l’Environnement, à travers la plateforme BioSE-RDC (Biodiversité et Services Écosystémiques), cet atelier a permis de d’identifier les défis et proposer de solutions adéquates.

A en croire le point focal BioSe-RDC, Daniel Mukubi, le rôle des scientifiques dans la mise en œuvre des SPANB ne s’arrête plus à la théorie ; ils doivent désormais identifier les actions concrètes où leur expertise est indispensable. Les trois piliers de leur intervention future sont : la collecte et la disponibilité des données sur la biodiversité, le renforcement des capacités des communautés locales, et la production de résultats de recherche capables d’orienter les décisions politiques.

« On commence maintenant l’étape de la mise en œuvre des stratégies et plans d’actions nationaux pour la biodiversité. Comme les scientifiques sont intervenus dans l’élaboration, on n’a pas jugé utile de les laisser de côté dans la mise en œuvre », a précisé Monsieur Mukubi.  « Les scientifiques doivent intervenir surtout en ce qui concerne la disponibilité de l’information et des données par rapport à la biodiversité. »

Le professeur Mylor Ngoy Shutcha, coordonnateur du projet CABES, a insisté sur la méthode : la priorité est d’établir un inventaire de l’existant avant de collecter de nouvelles données susceptibles d’éclairer la prise de décision politique.

« La priorité absolue est d’établir un inventaire de l’existant avant de collecter de nouvelles informations sur la biodiversité. Il faut donc que les scientifiques se mettent d’accord sur des plans d’action qui permettent d’acquérir ces données. Nous voudrions qu’il y ait une coordination pour rassembler ces données afin de pouvoir les synthétiser », a indiqué le coordonnateur du projet CABES, le professeur Mylor Ngoy Shutcha.

L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet CABES, qui vise à renforcer les capacités des chercheurs en Afrique centrale, de l’Est et de l’Ouest. Face à l’immensité du territoire congolais, ce groupe restreint d’experts réunis à Kinshasa doit servir de catalyseur pour mobiliser des relais dans toutes les provinces du pays.

L’événement, facilité par l’ONG JUREC, a rassemblé des représentants d’universités de plusieurs provinces (Équateur, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Katanga, Tshopo et Kinshasa), ainsi que des délégués de la société civile, des organisations de peuples autochtones (PAP) et des partenaires techniques et financiers.

 « L’objectif poursuivi était non seulement de leur présenter le contenu de ce document, mais de voir quel est le rôle qu’ils peuvent jouer en tant que scientifiques ou en tant que chercheurs pour appuyer l’État dans la mise en œuvre des SPANB. Notre travail sera de les amener d’abord vers une meilleure coordination pour présenter des données de qualité et, à travers des plaidoyers, nous allons aboutir effectivement à proposer à l’État ces mécanismes de prise en compte des résultats des recherches », a déclaré Félix Lilakako, coordonnateur de l’ONG JUREC.

Pour favoriser l’intégration des recommandations scientifiques issues de cet atelier par l’État, JUREC va s’appuyer sur le leadership actuel à la tête du Ministère de l’Environnement porté par professeure Marie Nyange, favorable à cette approche.

Alfredo Prince NTUMBA

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