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La RDC lance une Commission Ad hoc pour passer au crible la pollution minière et pétrolière

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De parole à l’acte, la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, professeure Marie Nyange Ndambo a procédé à la mise en place d’une Commission Ad hoc interinstitutionnelle. la commission a pour mission, auditer l’impact environnemental des industries extractives et instaurer des mécanismes de réparation pour les communautés locales. C’était au cours d’une réunion tenue le 09 avril, que cette commission a été installée conformément aux orientations de la première ministre Judith Suminwa Tuluka (issues de la 80ème réunion du Conseil des Ministres).

Un audit technique pour des mesures « irréfutables »

La situation est critique dans plusieurs régions clés. Haut-Katanga : Rejets miniers récurrents polluant les sols et les eaux. Kongo Central (Moanda) : Impacts sévères de l’exploitation des hydrocarbures.

Pour Jean Marie Nyolo Lonema, conseiller à la présidence, l’heure est à la rigueur scientifique. « Nous manquons encore de données certifiées par des méthodes adéquates. Cette commission va justement permettre d’obtenir des mesures justes et irréfutables », a-t-il indiqué.

Au-delà du simple constat, la Commission réalisera un audit technique rigoureux. Les résultats serviront à durcir la réglementation nationale et les seuils de tolérance face aux rejets gazeux, liquides et solides des exploitants.

La science au service du droit constitutionnel

L’initiative s’appuie sur un socle juridique solide. La professeure Sikulusimwa Pole Céline, experte membre de la commission, rappelle que cette démarche protège les droits fondamentaux garantis par la Constitution congolaise : l’Article 47 qui évoque le droit à la santé, et l’Article 73 qui table sur le droit à un environnement sain.

« En unissant la Présidence, la Primature et les ministères, nous allons proposer des solutions durables et, surtout, des mécanismes de réparation pour les populations victimes qui sont, jusqu’ici, les plus affectées », a-t-elle déclaré.

Bien que la RDC mobilise ses structures nationales, notamment l’ACE (Agence Congolaise de l’Environnement) et la Direction de l’Environnement Minier, elle ne fera pas cavalier seul. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et d’autres partenaires internationaux seront sollicités pour garantir une expertise de niveau mondial.

Alfredo Prince NTUMBA

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