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L’énigme des routes interminables, le ras-le-bol des usagers du tronçon Moulaert-UPN

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L’avenue de la Libération, ex 24 novembre, sur son tronçon compris entre les ronds-points Moulaert et l’UPN, fait l’objet de critiques dans le chef de riverains des communes de Bandalungwa, Ngiri-Ngiri, Bumbu et Selembao. Pour cause, la lenteur dans l’exécution des travaux exécutés par l’entreprise Malta Forest (MF). Contacté par la Rédaction de Environews RDC le 30 mars 2026 dernier, l’entreprise estime que ces travaux sont satisfaisants malgré la lenteur.

Charby Mbikayi, Ingénieur géomètre-topographe et chef de mission de contrôle de ce programme à MF a indiqué que ces travaux sont à 30% d’exécution à ce jour. « Le projet est évalué à 30 % de taux d’exécution. Ils s’étendent sur 8,5 kilomètres et disposent de trois zones d’intervention : Moulaert-Kibombo, Kibombo-Selembao et Selembao-UPN. Il y a une évaluation satisfaisante malgré quelques lenteurs observées. La première zone d’intervention fait 414 mètres linéaires. » A-t-il déclaré.

Pourtant, ces travaux ont été lancés officiellement depuis le 21 février 2025, soit douze mois. Chose qui frustre les populations riveraines. Elles haussent le ton pour dénoncer la lenteur, une gestion des immondices déséquilibrée et la privation d’eau. MF dit être buté à des défis d’ordre logistique, financier et environnemental.

« Travailler en milieu urbain comporte beaucoup de contraintes : l’environnement, le dévoilement des réseaux, la SNEL, la Regideso et la fibre optique. La plus grande contrainte qui occasionne la lenteur de ces travaux, c’est la Regideso. Lors des essais d’installation d’une nouvelle conduite qui devait être connectée à celle de Kibombo, le projet a dû stopper parce qu’il y avait des fuites d’eau partout », a expliqué Charby Mibakayi.

Une pilule que la population a du mal à avaler. « Cette situation dure 3 ans. L’entreprise MF avance lentement dans l’exécution de ces travaux. Cela favorise l’apparition de poubelles anarchiques. Nous vivons dans l’insalubrité. Ils ne peuvent pas venir travailler ici tout en laissant les immondices s’accumuler pendant que nous souffrons déjà avec ce problème de route. Pourquoi nous laisser dans une telle situation ? », s’est indigné un riverain.

A en croire MF, les déchets issus de la démolition ne sont pas laissés sur place pour constituer un lieu de stockage des immondices. Il s’agit d’un dépôt de déblais entreposé après chaque étape des travaux. « Il y a un projet environnemental dans cette initiative sur lequel nous veillons. Les décombres que la population voit stockés à certains endroits ne sont pas des dépôts définitifs. Étant donné que nous évoluons par étapes, nous entreposons les déblais temporairement. » A précisé l’Ingénieur géomètre-topographe et chef de mission de contrôle de ce programme à MF.

Outre ce problème de déchets et de manque de route, plusieurs dizaines de familles sont privées d’eau depuis le lancement de ces travaux. « Nous n’endommageons pas volontairement les conduites de la Regideso. Certaines sont difficiles à localiser suite à un manque de géolocalisation, les tuyaux ayant été posés il y a plus de 40 ans. Il se peut qu’il y ait des égratignures lorsque les travaux proprement dits sont exécutés, mais ce n’est pas fait exprès. » A rassuré Charby Mbikayi.

La route est le moteur du développement économique et social. Ces retards de construction agissent comme un frein majeur, pesant lourdement sur le quotidien des usagers. « Le coût élevé du transport en commun, des embouteillages au quotidien, le manque d’eau, l’insalubrité, c’est trop ! » A martelé une riveraine de la commune de Bumbu.

Nehemy DENGBA (Stagiaire)

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