
L’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC-PIF) a procédé, ce samedi 26 septembre 2026, au lancement officiel et coordonné des activités communautaires du Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES) dans la commune urbano-rurale de Maluku. Cette cérémonie marque le déploiement effectif de la phase pilote du projet dans la capitale pour l’année 2026.
Financé dans le cadre du partenariat entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la Banque mondiale pour la période 2022-2026, le PIFORES vise à lutter contre les changements climatiques par la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). L’initiative entend également améliorer les conditions de vie des populations locales et réduire la pauvreté.
Au niveau national, le programme prévoit des cibles d’envergure. « Les projets visent l’élaboration et la mise en œuvre de 910 plans simples d’aménagement du territoire liés aux terroirs villageois et la mise en place de 85 000 hectares de plantations agroforestières avec les ménages des terroirs structurés en comités locaux », a déclaré Clément Vangu Lutte, coordonnateur national de l’UC-PIF.
Des objectifs ambitieux à l’échelle nationale et locale
Pour la seule ville-province de Kinshasa, les objectifs spécifiques comprennent, le développement de 11 plans simples d’aménagement du territoire, la création ou la redynamisation de 11 comités locaux de développement (CLD), la mise en place de 5 000 hectares de plantations agroforestières, et la mise en défense et la protection de 3 240 hectares de forêts.
Sur le terrain, l’exécution des activités a été confiée au Centre d’appui au développement intégral de Mbankana (CADIM). Cette structure sélectionnera les 11 CLD volontaires situés de part et d’autre de la Route Nationale n° 2, dans un rayon de 25 kilomètres.
Au-delà de la reforestation, le projet intègre un volet socio-économique majeur pour assurer la subsistance des populations à la base.
« Nous produirons un plan d’action reprenant les préalables pour le démarrage des activités et autres exigences. Nous allons introduire de nouvelles chaînes de valeur comme l’apiculture et la culture des chenilles africaines. Afin de garantir une cohésion durable, un plan d’action rigoureux sera élaboré en amont pour prévenir d’éventuels conflits fonciers. En tout cas, il y a beaucoup de programmes qui vont accompagner cette initiative », a souligné le directeur du CADIM, Alphonse Nkoba wa Nfulama.
Sécurité restaurée et diversification économique
Initialement mis en vigueur en mai 2024, le projet avait dû être suspendu en raison des violences sécuritaires opposant les communautés Téké et Yaka. Aujourd’hui, la normalisation de la situation permet la reprise des opérations en toute sérénité.
Le bourgmestre de Maluku, Alexis Mampa Mundoni, a tenu à rassurer les bailleurs de fonds et les équipes techniques : « Vous pouvez mettre en œuvre vos activités de concert avec nous en toute quiétude et tranquillité, car le phénomène Mobondo, de triste mémoire, appartient désormais au passé. Nous mettons tout en œuvre pour créer les conditions favorables à sa réussite. »
Le PIFORES s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique 2022-2026 entre la République Démocratique du Congo et la Banque mondiale. Le projet repose sur deux piliers : l’appui à la planification des terres villageoises et le soutien direct aux petits exploitants agricoles.
Pour matérialiser ce lancement, l’UC-PIF a officiellement remis les équipements d’exploitation au CADIM. Ce lot de matériel comprend notamment une jeep Land Cruiser et 1 camion-benne, deux tracteurs, six motos Yamaha, des kits d’outillage aratoire (arrosoirs, pelles, machettes, râteaux, etc.).
Ces ressources matérielles et financières devront permettre aux équipes de terrain de maximiser leurs capacités opérationnelles et de garantir des résultats rapides au bénéfice direct des communautés locales de Maluku.
Albert MUANDA














