
Alors que s’ouvre à Lubumbashi du 17 au 19 juin, la Semaine Minière de la RDC (DRC Mining Week) 2026, les yeux du monde entier sont rivés sur le pays. Placé sous le thème « Le repositionnement de la RDC : d’acteur local au pôle mondial des minéraux critiques », cet événement clé réunit les leaders mondiaux de l’industrie, investisseurs et décideurs politiques. C’est dans ce contexte effervescent que Mining Legacy Congo (MILEG.CD), un cabinet de conseil ESG 100 % congolais, a lancé un appel pressant au secteur. « La transparence et la conformité juridique doivent devenir les piliers non négociables de cette croissance ».
Un pôle mondial indissociable des normes ESG
Avec l’accélération de la transition énergétique globale, la demande pour le cuivre, le cobalt et le lithium de la République Démocratique du Congo atteint des sommets. Cependant, pour Glaudy Mbopanga, CEO de MILEG.CD, cette opportunité historique ne peut se faire à n’importe quel prix :
« Le monde a besoin des minéraux de la RDC, mais il n’acceptera pas une transition bâtie sur l’opacité, la dégradation de l’environnement ou l’exclusion des communautés. Notre message à chaque entreprise minière opérant en RDC est simple : conformez-vous à la loi, engagez-vous véritablement avec les communautés et divulguez votre performance de manière transparente. C’est la seule voie pour devenir un pôle mondial digne de confiance », a-t-il insisté.
Le cabinet rappelle que le Code minier congolais (Loi n°007/2002 modifiée par Loi n°18/001), impose déjà des obligations strictes qui, loin d’être des barrières, constituent de véritables leviers de stabilité commerciale. Parmi les exigences phares figurent :
- L’Article 7 ter : Transparence et traçabilité pour garantir des chaînes d’approvisionnement exemptes de conflits.
- L’Article 42 : Études d’Impact Environnemental et Social (EIES) pour protéger la biodiversité locale.
- Les Articles 258 bis et 285 septies-octies : Mise en œuvre de cahiers des charges et responsabilité sociale envers les populations affectées.
- L’Article 273 : Priorité à l’emploi congolais et aux approvisionnements locaux.
« Les entreprises qui ignorent ces dispositions risquent des atteintes à leur réputation, des sanctions légales et la perte de leur licence sociale d’exploitation », a prévenu Alfred Mbomba, Conseiller Juridique de MILEG.CD.
SEDIX : La technologie au service de la transparence
Pour accompagner cette dynamique, MILEG.CD met en avant son programme phare : le SEDIX (Sustainable Extractives Disclosure Index). Il s’agit de la toute première plateforme numérique à évaluer et classer publiquement les entreprises minières opérant en RDC selon la transparence de leurs données de durabilité.
L’accès à l’indice est structuré pour répondre aux besoins de deux publics distincts :
| Public | Type d’accès | Contenu accessible |
| Grand public | Gratuit | Classements annuels, meilleurs/moins bons performeurs, carte interactive |
| Investisseurs & Institutions financières | Abonnement payant | Données en temps réel, rapports de portefeuille, alertes de diligence raisonnable |
Un faible score sur SEDIX ne traduit pas nécessairement une mauvaise conduite, mais indique un manque de données publiques. Selon Glaudy Mbopanga, cela doit servir de signal d’alarme pour les investisseurs institutionnels afin d’effectuer des audits approfondis sur le terrain avant d’engager des capitaux.
« Un score bas n’est pas une preuve de mauvaise conduite, mais un signal clair que des informations critiques ne sont pas divulguées. Les investisseurs devraient traiter les entreprises faiblement notées comme des candidats prioritaires pour une vérification sur le terrain avant d’engager des capitaux », a-t-il exhorté.
Cinq actions pour l’avenir de l’extraction en RDC
Pour les délégués issus de plus de 51 pays qui se réuniront à Lubumbashi, MILEG.CD formule un plan d’action clair qui recommande de se conformer pleinement à l’esprit et à la lettre du Code minier national, adopter les standards internationaux reconnus (GRI 14, IRMA, directives de l’OCDE), planifier la fermeture des sites dès le premier jour, en incluant les garanties financières de réhabilitation, divulguer les performances de manière transparente via des plateformes comme SEDIX ; et privilégier les partenariats locaux avec des experts congolais maîtrisant parfaitement les réalités territoriales.
« La RDC peut devenir le premier pôle mondial des minéraux critiques », conclut Geffreyms Booto, directeur des opérations de MILEG.CD. « Mais nous devons le faire correctement : avec une conformité totale, un partenariat authentique et une transparence radicale ».
Vous pouvez lire l’intégralité du communiqué de MILEG.CD ici
Alfredo Prince NTUMBA






















