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L’Afrique de l’Ouest et le Sahel scellent un pacte pour la résilience climatique

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Alors que les records de chaleur mondiaux ne cessent de tomber, la capitale sénégalaise est devenue, ce 23 mars 2026, l’épicentre de la riposte climatique africaine. Sous l’impulsion de l’Académie Pontificale des Sciences (APS) et de ses partenaires régionaux, le Sommet sur la résilience climatique a ouvert ses portes avec une ambition claire : transformer la vulnérabilité du Sahel en un modèle de résistance durable.

Un front uni contre « l’apartheid climatique »

Le ton a été donné dès l’ouverture par le Cardinal Peter Turkson, Chancelier de l’APS. Évoquant le concept de « Climate Apartheid » cher à Desmond Tutu, il a rappelé une réalité brutale : l’Afrique subit les conséquences les plus sévères d’une crise dont elle n’est pas responsable.

« Les communautés confessionnelles et scientifiques s’accordent : nous devons mobiliser l’expertise du continent pour protéger la création », a-t-il déclaré, soulignant l’alliance inédite entre foi et science.

La science au service de l’action locale

L’originalité de ce sommet réside dans son approche « ascendante ». Contrairement aux grandes messes diplomatiques globales, Dakar met l’accent sur les solutions de terrain. Le Dr Cheikh Mbow, Directeur général du Centre de Suivi Écologique, a salué le choix du Sénégal comme hôte, rappelant que le pays a déjà intégré la résilience dans sa « Vision Sénégal 2050 ».

Le sommet s’articule autour de la stratégie AATS (Atténuation, Adaptation et Transformation Sociétale). Ce cadre technique vise à connecter la recherche de pointe aux savoirs traditionnels pour protéger les secteurs vitaux de l’agriculture et de l’eau.

Des solutions concrètes pour le Sahel

Le Prof. Joachim von Braun, Président de l’APS, a insisté sur l’urgence alimentaire : « En Afrique de l’Ouest, l’adaptation se joue dans nos assiettes. Nous appelons à des mécanismes de financement innovants pour sécuriser nos systèmes agricoles face aux aléas climatiques. »

Les points clés débattus durant ces deux jours sont notamment les innovations agricoles, la protection du littoral et l’inclusion des jeunes.

Vers un protocole mondial en 2027

Ce rendez-vous dakarois n’est qu’une étape d’un marathon mondial. Les conclusions de ces échanges alimenteront le futur Protocole universel pour la résilience climatique, dont la signature est prévue au Vatican en 2027 sous l’égide du Pape Léon XIV.

Pour le Dr Ousmane Badiane, Président d’AKADEMIYA2063, ce sommet est une plateforme unique pour « partager les bonnes pratiques et garantir que les politiques climatiques ne restent pas sur papier, mais soient ancrées dans les réalités locales ».

La Rédaction

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