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La 15ème Assemblée générale du CAFE ouvre la réflexion sur les mécanismes des marchés carbone en Afrique

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La deuxième journée de la 15ème Assemblée générale du CAFE (Consortium des Fonds Africains pour l’Environnement) organisée à Kinshasa, ce mardi 26 par le Fonds Okapi pour la nature a été une occasion pour les membres, de réfléchir sur la mise en œuvre de certains mécanismes de marché carbone et du finance climat existant sur le continent. Cette démarche a été jugée propice pour voir dans quelle mesure appuyer des initiatives susceptibles d’assurer l’équilibre des émissions de manière globale sur l’ensemble de la planète.

« Nous avons tablé sur la finance climat. Il y a l’article 6.2 et l’article 6.4, qui constituent les deux mécanismes pouvant opérationnaliser, en quelque sorte, l’Accord de Paris. Nous nous inscrivons au plaidoyer mené par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi en 2021, lors de la conférence climat du président Biden. Il avait demandé de rehausser le taux de la tonne de carbone, de réduction de crise de carbone, de 5 dollars à 100 dollars », a déclaré Victor Kabengele, président du conseil d’administration du fonds Okapi pour la conservation de la nature en RDC.

L’engagement du consortium est de promouvoir et financer des projets carbones en filtrant strictement ceux qui ont un fort impact social, tout en s’assurant que ces projets respectent leurs engagements sociaux et économiques et contribuent à la création d’emplois locaux.

« La finance climatique gagne en importance. Les projets carbones doivent être conçus comme des leviers de développement inclusif, favorisant la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et la préservation des savoirs locaux. Nous excluons les initiatives « à bas coût » qui exploitent les terres sans le consentement éclairé des communautés. Une transparence totale sur la répartition des revenus carbone est nécessaire, avec au moins 50 % destinés aux bénéficiaires locaux », ont précisé les membres du consortium.

De 2015 à 2025, cela marquera une décennie depuis l’adoption de l’Accord de Paris. Les réflexions ont tourné autour de l’évaluation de l’impact de cet accord par rapport à l’objectif assigné de ramener la température mondiale aux environs de 1,5 degré Celsius. Les États membres ont souligné que le prix de 5 dollars la tonne d’émissions ne permet pas aux États compensateurs de mener des activités financièrement viables pour les communautés impliquées.

« La première étape consiste à évaluer les résultats atteints sur une période de dix ans. Pour nous, il est primordial de démarrer avec un client mondialement reconnu, ce qui donne une certaine visibilité au programme. Par exemple, le crédit généré par le projet Mai-Ndombe est acheté par la Banque mondiale, ce qui lui confère une plus grande crédibilité », a ajouté Victor Kabengele.

La RDC est engagée dans la mise en œuvre de cette finance carbone à travers le projet Mai-Ndombe, en collaboration avec la Banque mondiale. Celle-ci a effectué un premier paiement d’environ 19,6 millions de dollars sur les 55 millions de crédits carbone que la RDC est appelée à générer dans le cadre de ce projet.

Albert MUANDA

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