Actualités - agriculture

Clôture de l’atelier d’élaboration des référentiels des métiers verts pour une agriculture durable et le développement provincial

Featured Image

La ville de Kananga a vibré ce mercredi 25 février 2026, au rythme de l’innovation agricole et de l’emploi des jeunes. Entre la clôture d’un atelier technique de quatorze jours au centre Thador et une conférence de portée scientifique à l’Université de Kananga (UNIKAN), organisé par l’INPP (Institut National de préparation professionnelle), la province du Kasaï-Central pose les jalons d’une transformation structurelle de son économie.

Après deux semaines de travaux intenses lancés le 13 février dernier, l’Institut National de Préparation Professionnelle a officiellement clôturé l’atelier d’élaboration des référentiels des métiers verts. Ce processus technique, soutenu par des experts nationaux et locaux, a abouti à la création de 12 référentiels métiers adaptés aux réalités de la province.

Ces outils pédagogiques couvrent des filières d’avenir telles que : l’aquaponie, l’aviculture et la porciculture, la myciculture (culture des champignons) et l’élevage de « Mpose », le maraîchage, la pépinière et la conduite d’engins agricoles.

L’objectif est clair : pallier la « pénurie criante de main-d’œuvre qualifiée » qui freine le développement du Kasaï-Central. Pour le Directeur Provincial de l’INPP, sans techniciens certifiés, le développement restera un « mirage ».

« En misant sur ces compétences d’avenir, nous nous alignons résolument sur le Plan National de Développement des Emplois Verts à l’horizon 2030. Ces outils techniques, que l’INPP met désormais à votre disposition, sont les leviers concrets de la vision du Chef de l’État. C’est ici que vous, étudiants, entrez en jeu », a indiqué le directeur provincial de l’INPP, Joseph Kangudi.

L’Université de Kananga, partenaire du « Hub Agricole »

La journée s’est poursuivie à l’UNIKAN, où le Recteur a accueilli les autorités et les étudiants pour donner une dimension scientifique à ces travaux. Refusant l’idée d’une « science en tour d’ivoire », l’université s’est engagée à accompagner l’INPP pour transformer l’agriculture de subsistance en une science complexe capable de répondre aux défis climatiques.

« L’Université de Kananga est fière d’être le partenaire intellectuel de ce Hub Agricole. Nous ne voulons pas d’une science en tour d’ivoire, mais d’une science qui descend sur le terrain, qui accompagne l’INPP et qui éclaire les politiques publiques », a précisé le recteur, Emery Tshisanda Ntabala.

Le débat a mis en lumière les trois piliers de l’agriculture durable : la préservation de l’environnement, une production viable à long terme et des conditions de vie dignes pour les exploitants.

Prenant la parole, le vice-gouverneur de la province a officiellement lancé le « Projet d’appui à la lutte contre l’exode rural et l’insécurité alimentaire au profit des jeunes de Kananga ». Ce projet s’inscrit directement dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant la « revanche du sol sur le sous-sol ».

« Le plus dur commence maintenant », a prévenu le vice-gouverneur, soulignant que ces référentiels ne doivent pas rester des théories mais se transformer en « hectares cultivés » et en « assiettes remplies ».

« Ce que je vois à travers ce programme, c’est la réponse concrète à deux fléaux qui minent notre province : l’exode rural qui vide nos territoires de leur force vive, et l’insécurité alimentaire qui est une aberration au regard de notre potentiel agronomique », a insisté le vice-gouverneur.

Un appel solennel a été lancé à la jeunesse pour qu’elle saisisse ces opportunités et ne fuie plus vers les « illusions des grandes villes ». Dans cette optique, l’identification des jeunes porteurs de projets agricoles a été immédiatement lancée pour amorcer la phase pratique du programme.

Alfredo Prince NTUMBA

ils nous ont fait confiance

AFDAFDGIZHirondelleSNELWWF