
Face à l’urgence climatique, la jeunesse congolaise ne veut plus être spectatrice. À l’initiative de l’INPP (Institut National de Préparation Professionnelle), en partenariat avec l’ONG 100 Jeunes et le Pulitzer Center, une conférence-débat stratégique s’est tenue à Kinshasa, ce vendredi 27 février. Cette rencontre avait pour but d’échanger avec les jeunes sur comment transformer les défis environnementaux en opportunités économiques.
Pour Dieu-Merci Diavangama Dinakoko, coordonnateur de l’ONGD 100 Jeunes, l’implication des nouvelles générations n’est pas une option, c’est une nécessité vitale. « Ce sont eux qui hériteront de la planète », a-t-il rappelé. L’ambition est claire : orienter les jeunes vers des métiers durables et les accompagner dans la création de projets inclusifs qui protègent l’environnement tout en assurant leur autonomie financière.
L’un des moments forts de l’événement a été l’intervention d’Idriss Mufuka, directeur et point focal métiers verts de l’INPP. Il a souligné que le secteur de l’environnement est aujourd’hui un levier majeur contre le chômage en RDC.
« Actuellement, le secteur de l’environnement est considéré comme une opportunité significative pour générer des emplois. Les jeunes ont la possibilité d’apprendre des métiers liés à l’agriculture, à la déforestation et à la valorisation des déchets. Chaque province a ses particularités et ses réalités. Ainsi, il ne suffit pas de former uniquement sur le plan technique ; il est essentiel d’incorporer d’autres compétences », a-t-il précisé.
Au-delà de la technique, l’INPP intégre des compétences transversales pour que les stagiaires deviennent des entrepreneurs capables de répondre aux réalités spécifiques de chaque province.
La transition écologique nécessite aussi une prise de conscience collective. C’est ici qu’intervient le Pulitzer Center. L’organisation s’emploie à sortir les récits environnementaux des rédactions pour les porter directement auprès des populations concernées.
Augustine Kasambule, membre du centre, a profité de l’occasion pour lancer un appel : « Les journalistes du monde entier soumettent actuellement des projets. Il est essentiel qu’ils s’emparent des thématiques liées aux effets du changement climatique sur nos communautés locales. »
Les échanges entre experts, officiels et société civile ont permis de tracer une feuille de route pour l’avenir en vue d’adapter les compétences aux exigences du marché vert, favoriser l’innovation pour répondre aux enjeux de pollution et d’énergie, et renforcer la collaboration entre les institutions publiques, les ONG et les médias.
La conférence s’est clôturée sur une note d’engagement ferme. Les recommandations issues de ces débats serviront de socle aux futurs programmes de développement durable en République Démocratique du Congo.
Serge NGALAMULUME










