
Sous l’impulsion de l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF) et de l’African Wildlife Foundation (AWF), dix-neuf magistrats congolais ont bénéficié d’une formation intensive à Kinshasa, du 26 au 28 mars 2026. L’objectif est de durcir la réponse pénale face au pillage des ressources naturelles du pays.
Cet atelier de renforcement des capacités visait à outiller les magistrats pour mieux combattre la criminalité faunique et floristique, un fléau qui fragilise les écosystèmes de la République démocratique du Congo.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale d’améliorer la gouvernance forestière et d’assurer une application rigoureuse des lois environnementales, souvent contournées par des réseaux de trafic organisés.
Le succès de l’événement s’est traduit par une participation exemplaire : 95 % des effectifs attendus ont répondu présents. Sur les 20 magistrats invités, 19 ont pris part aux travaux, venus des quatre coins du territoire national. Kinshasa (5 participants dont 2 femmes), le Kongo Central (4 participants dont 1 femme), Boende (4 participants), Dilolo (2 participants), Kolwezi (2 participants), Mbandaka (1 participant) et Kasaji (1 participant).

Durant trois jours, le programme a alterné entre rigueur juridique et partage d’expériences. Les modules se sont concentrés sur : Le cadre légal et institutionnel : Maîtriser les subtilités du secteur forestier ; Les mécanismes de contrôle : Identifier les failles exploitées par les trafiquants ; La procédure pénale spéciale : Maîtriser les spécificités des infractions liées à la faune et à la flore.
L’utilisation de cas d’école et de travaux de groupe a permis aux magistrats de simuler des situations réelles, consolidant ainsi leurs compétences techniques pour mener des instructions plus solides.
Cette formation intervient dans un contexte critique d’intensification du trafic illégal de bois et d’espèces protégées, une menace directe pour la biodiversité et la sécurité climatique du pays.
À l’issue de cet atelier, les participants ont réaffirmé leur détermination à faire de la justice un rempart contre la destruction du patrimoine naturel. En renforçant le rôle des magistrats dans la répression des infractions environnementales, l’OGF et l’AWF espèrent instaurer une justice plus engagée, capable de décourager durablement l’exploitation illicite des ressources de la RDC.
Avec l’OGF










