
Les acteurs de l’environnement regroupés au sein de AICED asbl ont, au cours d’une campagne digitale contre les plastiques, alerté l’opinion congolaise sur les additifs chimiques présents dans les plastiques. Selon eux, ces substances notamment les perturbateurs endocriniens peuvent migrer dans les aliments et les boissons, particulièrement lorsque ceux-ci sont chauffés, tandis que les microplastiques s’invitent dans l’organisme humain. Ces environnementalistes ont indiqué que la bataille lancée ce lundi 10 août contre le plastique doit désormais devenir une urgence sanitaire autant qu’environnementale, appelant la population à reconsidérer ses habitudes quotidiennes de consommation et d’usage.
« Pendant des décennies, le plastique a été présenté comme le symbole du progrès, de la modernité et du confort. Pourtant, cette promesse s’est révélée être un marché de dupes. Des micros-plastiques ont été détectés dans le sang, les poumons, le cœur, les reins et même le placenta, révélant que la pollution plastique ne s’arrête plus aux frontières de la nature : elle colonise désormais notre intimité biologique », a déclaré l’un des acteurs, Emmanuel Ndimwiza.
Face à cette réalité, AICED asbl rappelle que chaque récipient, chaque assiette, chaque cuillère ou bouteille en plastique peut constituer une source d’exposition à des substances dont les effets sur la santé inquiètent.
«Cette contamination, « invisible », est d’autant plus dangereuse qu’elle est banalisée. l’opinion ne voit ni les particules qui se détachent, ni les molécules qui migrent vers les repas, mais les conséquences potentielles : cancers, troubles hormonaux, fertilité, développement des enfants alimentent une inquiétude mondiale croissante. Continuer à produire et à jeter toujours plus de plastique revient à hypothéquer la santé des générations présentes et futures, tout en accélérant la dégradation des équilibres écologiques dont dépend notre survie », a souligné cette organisation.
À travers cette mobilisation, les acteurs de l’environnement encouragent chaque citoyen à examiner ses ustensiles utilisés à la maison et à remplacer progressivement le plastique par des alternatives plus sûres et durables. Pour eux, le regard doit notamment se tourner vers les ustensiles réutilisables en fer.
«Ce geste domestique, en apparence modeste, est un acte de santé publique, un choix écologique et un engagement citoyen. La véritable révolution commence souvent dans les habitudes les plus ordinaires. Refuser le plastique à usage inutile, c’est protéger son corps, préserver son environnement et affirmer qu’aucun confort éphémère ne mérite de compromettre le droit fondamental à une vie saine », a ajouté l’organisation.
Cette lutte contre la crise sanitaire du plastique menée par AICED aux côtés de la coalition Francophonie Zéro Plastique appelle à une prise de conscience collective. Derrière chaque sachet, chaque bouteille et chaque ustensile en plastique, affirment-ils, se cache une menace silencieuse qui ne pollue plus seulement les rivières et les océans, mais s’infiltre désormais dans le corps humain.
Signalons que cette campagne invite aussi les autorités, les acteurs communautaires et les citoyens à soutenir un changement progressif des pratiques de consommation, afin de réduire l’exposition aux substances chimiques et de limiter la prolifération des plastiques dans l’environnement.
Albert MUANDA












