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PIDP/Shirika la Bambuti restitue sa participation à la COP30 et renforce son engagement climatique

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Le PIDP (Programme Intégré pour le Développement du Peuple Pygmée), a organisé ce vendredi 28 novembre à Kinshasa, une séance de restitution de sa participation à la COP30. La réunion à l’intention des délégués du Ministère de l’Environnement et Nouvelle Économie du Climat, de l’IRI RDC, de la société civile environnementale, visait à renforcer leur compréhension sur les mécanismes de financement disponibles adoptés à ce sommet pour lutter contre le changement climatique. Et mettre en lumière les engagements pris par la République Démocratique du Congo (RDC) à Belém, au Brésil.

« Aujourd’hui, nous avons organisé une réunion de restitution des participants de la délégation congolaise à la COP30. Il s’agissait de voir quelles positions la RDC a prises, les décisions internationales adoptées et comment cela pourrait impacter notre pays. Nous, membres de la société civile, devons collaborer avec nos partenaires techniques et le gouvernement pour concrétiser ces choix », a déclaré Angélique Mbelu, facilitatrice de la plateforme coalition foncière nationale.

Daniel Mukubi, négociateur congolais et cadre au Ministère de l’Environnement ayant participé à ces assises, a souligné les efforts déployés par son ministère pour mobiliser des financements internationaux, promouvoir l’innovation et favoriser une collaboration multisectorielle. Il a précisé que lors de la COP30, la RDC a présenté deux grandes initiatives mobilisatrices de financements. Il s’agit du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, et la Forêt chez nous !

« Le couloir vert Kivu Kinshasa offre plusieurs opportunités. Au total 38,5 millions d’euros ont déjà été octroyés par l’Union européenne à travers Global Gateway pour soutenir ce projet. 12 millions de ces frais seront affectés à la construction et réhabilitation de la route nationale numéro 4. 32 mégawatts d’énergie seront produits pour desservir vingt-six mille six cents foyers. Quinze millions seront affectés à la sécurité notamment à travers des drones (…). Donc on continue à sensibiliser et à mobiliser, car pour bien exploiter ce projet, nous aurons besoin d’un milliard de dollars chaque année », a-t-il précisé.

Pour Diel Mochire Mwenge, coordonnateur de PIDP/Shirika la Bambuti, l’urgence pour son organisation est d’exploiter le document final de la COP sur les différents engagements. « PIDP devra se rassurer que tous les engagements pris par les parties soient respectés et que le processus d’accès aux différents financements sera simplifié pour permettre que ces financements arrivent aux destinataires finaux que sont les peuples autochtones et les communautés locales », a-t-il affirmé.

Les participants à cette réunion ont recommandé entre autres, le suivi de toutes les annonces de financement faites lors des COP30, et préparer un agenda détaillé pour les événements à venir.

« Nous devons également promouvoir la collaboration multisectorielle et mettre en place une académie du climat pour renforcer notre position diplomatique en tant que leader dans la protection des forêts. La forêt c’est nous et c’est la vérité. Nous avons ce potentiel pour pouvoir réguler, pour pouvoir atténuer les changements climatiques et cette position doit être respectée et doit être reconnue de tous », a ajouté Angélique Mbelu.

Il est essentiel de souligner que la Rainforest Foundation Norway a salué les engagements pris par la RDC à la COP30 de Belém et encouragé PIDEP/Shirika la Bambuti, pour son engagement en faveur des droits des peuples autochtones pygmées. A travers cette réunion, PIDP espère concrétiser ses ambitions et renforcer son plaidoyer en faveur des populations vulnérables.

Albert MUANDA

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