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L’urgence d’une nouvelle politique forestière, la principale recommandation de la rentrée environnementale à Kinshasa

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Réunis à Kinshasa ce mardi 20 janvier, les acteurs clés du secteur environnemental en République Démocratique du Congo ont lancé un appel pressant au gouvernement. Leur principale recommandation à la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat est d’organiser en urgence un atelier national de pré-validation de la politique forestière nationale. L’objectif est de garantir l’intégration de tous les points de vue et mettre fin au cycle interminable de discussions autour de cet instrument vital.

Les intervenants ont également mis l’accent sur la nécessité de s’attaquer rapidement au financement climatique et de préparer une analyse approfondie sur les tourbières de la RDC. « Nous considérons qu’il est essentiel que le gouvernement se saisisse rapidement de toutes les recommandations pour finaliser ce processus », a déclaré Maître Félix Lilakako, coordonnateur de l’ONG JUREC.

Des défis persistants à surmonter

La RDC fait face à d’énormes difficultés dans la finalisation de sa politique forestière nationale. Malgré un moratoire sur les nouvelles concessions forestières en vigueur depuis plus de vingt ans, les efforts sont entravés par des irrégularités systémiques et des problèmes d’application de la loi sur le terrain, menaçant ainsi la préservation de ses vastes ressources forestières.

« Nous souhaitons que les parties prenantes réfléchissent à la manière dont le secteur forestier doit évoluer en 2026. Des questions urgentes, telles que la révision du code forestier et la lutte contre les crimes environnementaux, doivent être abordées afin de garantir que ce secteur joue un rôle clé dans l’économie nationale, au bénéfice des communautés locales et des peuples autochtones », a souligné le représentant du ministère de l’Environnement.

par ailleurs, un consensus s’est dégagé pour que le gouvernement, notamment les ministères de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie, soit le destinataire principal de ces recommandations. Ce travail concerté vise à rassembler toutes les suggestions pour enrichir le document de politique forestière et améliorer le processus de réforme du code forestier.

« Bien que les délais ne soient pas encore fixés, il existe un accord sur l’urgence d’adopter ces documents. Lors de la réunion de pré-validation, les parties prenantes devront s’accorder avec les ministères sur une date à laquelle le ministre pourra présenter les documents au Conseil des ministres », a précisé Maître Félix Lilakako.

Enfin, il a été convenu d’adresser d’autres recommandations aux partenaires techniques et financiers. Leur soutien est jugé indispensable pour mobiliser les ressources supplémentaires nécessaires à la finalisation de la politique et du code forestiers, ainsi que d’autres processus, d’ici la fin de l’année. Les organisations de la société civile et les autres parties prenantes seront pleinement impliquées dans cette démarche.

Cette rentrée environnementale, première initiative de ce cabinet d’avocats verts, était centrée sur le thème « l’avenir du secteur forestier ». Un sujet qui répond aux enjeux cruciaux du secteur face aux thématiques émergentes.

Albert MUANDA

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