
Pendant que la République Démocratique du Congo (RDC) consolide sa position de « Pays-Solution » sur l’échiquier international, les acteurs de la société civile se mobilisent pour garantir une transition écologique juste et inclusive. L’organisation ACEDH (Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme), avec l’appui du Fonds pour les Droits Humains Mondiaux (FDHM), annonce la tenue d’une rencontre historique les 24 et 25 février 2026 au Centre Elaïs de Kinshasa.
L’objectif de cette réunion est le lancement officiel du Pôle de collaboration pour la Justice Climatique en RDC. Ce nouvel organe vise à fédérer une diversité d’acteurs, ONG, peuples autochtones, femmes, jeunes, journalistes et universitaires, pour élaborer un diagnostic partagé de l’écosystème climatique congolais.
L’approche se veut résolument intersectionnelle, reconnaissant que les vulnérabilités liées au genre, à la classe sociale et à l’appartenance autochtone doivent être au cœur de la gouvernance environnementale.
Cette initiative locale fait écho à l’intense activité diplomatique de la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo. De retour de Brazzaville le 10 février dernier, la Ministre a réaffirmé la nécessité pour l’Afrique de protéger son marché carbone et de mobiliser des financements pour améliorer les conditions de vie des communautés locales.
Le futur Pôle de collaboration s’inscrit dans cette vision en prévoyant le partage d’expériences sur les alternatives énergétiques, notamment avec la Fondation Virunga. L’intégration des savoirs autochtones comme alliés stratégiques des équilibres écologiques. Le renforcement de la redevabilité collective dans la gestion des ressources naturelles.
Sous le haut patronage du Ministère de l’Environnement, la réunion de deux jours sera marquée par des panels d’experts et des travaux en carrefour. La Fondation Virunga y présentera notamment ses solutions en faveur des moyens de subsistance des communautés locales, illustrant le modèle du « couloir vert ».
À l’issue des travaux, une feuille de route sera adoptée pour définir le rôle permanent de l’ACEDH en tant que secrétariat technique de ce pôle. Cette synergie entre les autorités nationales et les organisations de terrain marque une étape cruciale pour que la RDC ne soit pas seulement un réservoir de biodiversité, mais un modèle de justice sociale et environnementale.
Alfredo Prince NTUMBA










