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Les décideurs africains engagés pour une feuille de route au-delà de l’horizon 2030

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Poussés par le devoir d’agir, les dirigeants Africains décident de s’engager sur une nouvelle voie de la conduite à la formulation et la mise en œuvre de solutions durables en matière de l’eau et de l’assainissement. Pour y parvenir, l’élaboration d’une feuille de route qui va au-delà de l’horizon 2030 est requise. Elle permet d’assurer la durabilité des infrastructures et anticiper les impacts du changement climatique à long terme pour pérenniser les acquis de l’ODD 6.

Au cours de l’ouverture du 23e Congrès de l’AAEA à Yaoundé, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal et Président de l’AMCOW, Dr Cheikh Tidiane DIEYE est revenu sur l’adoption de la vision de l’eau 2063 de l’Union africaine à la 14e Session ordinaire de l’Assemblée générale du Conseil des Ministres africains chargés de l’eau (AMCOW) tenue à Dakar en septembre 2025. Ce texte représente un cadre unique de préservation des ressources en eau, un facteur de stimulation de la croissance économique et la garantie d’un accès équitable à l’eau pour les populations. à l’ouverture du 23e Congrès de l’AAEA.

« Mon pays est résolument engagé dans la construction et le renforcement d’une nouvelle gouvernance de l’eau en promouvant un leadership continental et international au nom de l’Afrique. Ce processus a pour base la coopération sous régionale au sein des bassins comme l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG). » A-t-il déclaré.

A l’en croire, cette démarche dans l’hydro-diplomatie a permis au Sénégal de se déployer vers des solutions globales comme la Conférence des Nations Unies sur l’Eau qui sera co-organisée avec les Émirats arabes unis en décembre 2026 et dont la Réunion préparatoire de Haut Niveau s’est tenue à Dakar les 26 et 27 janvier 2025.

« L’Afrique est engagée sur le chemin de la résilience parmi les périls occasionnés par une précarité provoquée par le changement climatique. La feuille de route a des balises suivantes : la gestion intégrée des ressources en eau, l’utilisation de l’eau comme levier de développement économique et social, la mobilisation des financements locaux et internationaux et le recours à l’innovation ainsi qu’au numérique pour une gouvernance plus efficace. » A ajouté le Dr Cheikh Tidiane DIEYE.

Ce document-cadre considéré comme une prise de parole concertée de toute l’Afrique, sera présenté à l’Union africaine avant son passage devant le Sommet des chefs d’État et de gouvernement pour son adoption finale. Les décideurs sont conscients que l’accès à l’eau et à l’assainissement dépend surtout de la capacité collective à anticiper, planifier, investir et coopérer.

« Les attentes des populations augmentent, les ressources se raréfient dans certaines zones et les exigences de qualité, de performance et de durabilité s’intensifient. Face à ces mutations, l’Afrique ne peut se contenter de réponses fragmentées ou ponctuelles. Elle doit bâtir des stratégies cohérentes, intégrées et résolument tournées vers l’avenir. » A estiméGaston Eloundou Essomba, ministre camerounais de l’eau et de l’énergie et Représentant du Président Camerounais à ces assises.

Selon l’Unicef, un enfant sur quatre vivra dans des zones de pénurie extrême d’ici 2040, dans le monde. L’Afrique se retrouve donc en première ligne de crise, avec des répercussions qui dépassent la simple soif. Protéger l’accès à l’eau en Afrique, c’est garantir le droit à l’éducation, offrir aux enfants la chance de construire l’avenir plutôt que de lutter pour leur survie. De quoi mettre du pain sur la planche de l’autorité compétente africaine.

Sarah MANGAZA

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