
Alors que le monde célèbre la Journée mondiale de l’eau chaque 22 mars, la réalité sur le continent africain reste alarmante. Aujourd’hui, près de 400 millions de personnes sont privées d’un accès sécurisé à cette ressource vitale. Derrière ce chiffre vertigineux se cachent des défis quotidiens majeurs : précarité sanitaire, freins au développement économique et pressions climatiques croissantes.
Cette journée ne devrait donc pas être une simple commémoration, mais un appel urgent à l’action et à des investissements durables pour garantir que l’eau devienne enfin un droit universel, et non un luxe, pour chaque Africain. Dans sa mission de garantir l’accès durable à l’eau potable et à l’assainissement, de préserver les écosystèmes aquatiques et de sensibiliser aux bonnes pratiques d’hygiène, l’Association Africaine de d’Eau et de l’Assainissement (AAEA) lance un appel fort.
« En Afrique, l’eau et l’assainissement constituent des piliers incontournables du développement durable. Pourtant, malgré les progrès enregistrés, près de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, compromettant ainsi les ambitions du continent en matière d’Objectif de Développement Durable 6. » S’est indigné le Directeur Exécutif de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) dans son message à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’eau.
A en croire Olivier Gosso, l’eau et l’assainissement conditionnent la santé publique, la sécurité alimentaire, l’éducation, la croissance économique et la résilience face au changement climatique. Cette journée nous rappelle que l’eau n’est pas seulement un bien naturel, mais un droit humain fondamental, un levier de développement et un puissant vecteur d’égalité.
« Les inégalités d’accès persistent et touchent de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles. Dans de nombreuses communautés, elles assument encore la lourde charge de la collecte de l’eau, au détriment de leur éducation, de leur santé et de leur autonomisation économique. Cette réalité constitue non seulement une injustice sociale, mais également un frein majeur au développement inclusif et équitable de nos sociétés. » A-t-il martelé.
C’est une occasion pour l’AAEA, aux côtés de ses membres et partenaires, de s’engager résolument à promouvoir des services d’eau et d’assainissement inclusifs, durables et résilients. Cela, à travers le renforcement des capacités, le développement de partenariats stratégiques, la promotion de l’innovation et l’intégration des approches genre. Selon le Directeur Exécutif de l’AAEA, elle œuvre à transformer durablement le secteur sur l’ensemble du continent mais cela ne pourra être possible que si toute l’Afrique se mobilise.
« En cette Journée mondiale de l’eau 2026, placée sous le thème ‘’ L’eau, source d’égalité’’, j’en appelle à une mobilisation accrue de tous les acteurs, gouvernements, institutions, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers. Ensemble, faisons de l’eau un véritable moteur d’équité, de dignité et de prospérité pour toutes et tous. Car sans eau, il ne peut y avoir d’égalité, et sans égalité, il ne peut y avoir de développement durable. » A martelé Olivier Gosso.
Pour célébrer la journée mondiale de l’eau, l’AAEA et le réseau des Journalistes Africains (RAM-WASH) organisent un webinaire ce 24 mars 2026pour le webinaire organisé à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau 2026. Cette rencontre réunira des experts et acteurs du secteur pour échanger sur le rôle de l’eau et de l’assainissement dans la promotion de l’égalité et du développement durable en Afrique.Haut du formulaire
Pour rappel, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’eau le 22 mars de chaque année, instituée par les Nations Unies en 1992 comme un moment privilégié de mobilisation collective autour d’une ressource essentielle à la vie. Plus de trois décennies après sa création, son importance demeure plus que jamais d’actualité face aux défis croissants liés à l’accès, à la gestion durable et à la préservation des ressources hydriques.
Sarah MANGAZA










