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Le bassin du Congo, un « Cœur Vert » sous haute surveillance scientifique

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Lors de la COP30 à Belém, le Panel Scientifique du Bassin du Congo (PSBC) a dévoilé les conclusions de son premier rapport exécutif. Un état des lieux alarmant qui place la préservation de ces écosystèmes au centre de la survie du continent africain. Ce n’est plus seulement une question d’écologie, mais une question de survie humaine. Lors d’une récente présentation soutenue par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), le Professeur Lee White et ses collègues ont lancé un avertissement clair : sans le Bassin du Congo, l’équilibre climatique et social de l’Afrique s’effondre.

Une expertise scientifique unifiée

Pour la première fois dans l’histoire de la région, le PFBC (Partenariat pour les forêts du bassin du Congo), a réussi à réunir une expertise multidisciplinaire sans précédent. Biologistes, écologistes, anthropologues et économistes du bassin se sont joints à des collaborateurs internationaux pour produire le rapport 2025.

L’objectif est ambitieux : dresser un état des lieux exhaustif du bassin du Congo, en analysant son passé, son présent et, surtout, en modélisant son avenir. « C’est le rapport le plus détaillé qu’on n’ait jamais compilé sur le sujet », souligne le panel.

L’effet domino : de la pluie à la guerre

Le Professeur Lee White, de l’Université de Stirling, ne mâche pas ses mots pour décrire l’importance de ce massif forestier :

« Ces écosystèmes sont le cœur battant de l’Afrique. Si on perd la forêt du bassin du Congo, on perd la pluie en Éthiopie et dans le Sahel. On perd le Nil Bleu qui alimente l’Égypte », a-t-il insisté.

Le rapport souligne qu’une dégradation majeure de ces forêts ne se traduirait pas seulement par une perte de biodiversité, mais par une crise humanitaire mondiale. Les prévisions évoquent plus de 500 millions de réfugiés climatiques et des conflits généralisés pour l’accès à l’eau et aux ressources.

Un pont entre science et politique

Au-delà du constat, ce travail scientifique vise à orienter les financements internationaux et les décisions politiques. En identifiant précisément les lacunes de connaissances pour les années 2026-2027, le PFBC permet à des bailleurs de fonds comme CAFI d’agir avec une efficacité accrue.

L’enjeu est de fournir une base solide aux ministres et négociateurs africains. Comme l’indique le panel, « la science est la fondation de la politique et de la bonne gestion des écosystèmes ».

Alors que le monde était réuni au Brésil pour la COP30, le message venu d’Afrique centrale est limpide : le sort de l’Amazonie et celui du bassin du Congo sont les deux faces d’une même pièce. Protéger l’un sans l’autre serait une erreur fatale pour le climat mondial.

De retour de Belém, Alfredo Prince NTUMBA

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