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La Banque Mondiale réaffirme son soutien à la réduction des émissions de Maï-Ndombe

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La Banque Mondiale a réitéré son engagement à accompagner la République Démocratique du Congo (RDC) dans son programme de réduction des émissions au sein de la province de Maï-Ndombe. Cette volonté a été confirmée lors du Comité de Pilotage Technique (COPIL) du FONAREDD, réuni le vendredi 16 avril sous la présidence d’Alain Malata, directeur de cabinet du ministre des Finances.

L’objectif central de cette rencontre était d’approuver le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) pour l’exercice 2026. Un accent particulier a été mis sur le Plan de Partage des Bénéfices (PPB), un dispositif crucial pour garantir une redistribution équitable des revenus climatiques.

« Nous nous félicitons du lancement du Plan de Partage des Bénéfices. C’est une étape clé pour assurer que les ressources profitent directement aux communautés locales tout en finançant des investissements prioritaires », a souligné Alain Malata.

Transparence et performance carbone

Pour lever toute ambiguïté institutionnelle, le comité a insisté sur la transparence totale dans l’exécution du projet. Clément Vangu Lutete, coordonnateur de l’UC-PIF, a rappelé les fondements financiers du programme. Il s’agit d’une transaction historique de 19,4 millions USD sur les 55 millions de dollars américains dont l’accord a été signé en 2018 avec le Fonds Carbone de la Banque Mondiale, qui a abouti à ce jour, à la vente de 11 millions de tonnes de CO2.

« Le PRE a mis en œuvre une vision à grande échelle du développement vert de la Province du Maï-Ndombe en offrant des alternatives à la déforestation et en octroyant des primes à la performance afin de relever les défis du changement climatique, de la réduction de la pauvreté, de la gestion des ressources naturelles et de la protection de la biodiversité », a-t-il expliqué.

Ce contrat d’achat (ERPA), officiellement entré en vigueur en septembre 2022, repose sur trois cycles de vérification couvrant la période 2019-2024.

Le programme ne se contente pas de compenser les émissions ; il propose une vision de « développement vert » pour Maï-Ndombe via deux types de financements :

Les paiements non basés sur la performance qui prévoit une reconnaissance financière pour les populations autochtones (PA) et les communautés locales (CoLo) pour leurs efforts historiques de conservation. Et, les paiements basés sur la performance prévoyant des fonds réinvestis via les PIREED pour générer de nouvelles réductions d’émissions et lutter durablement contre la pauvreté.

Rappelons que la RDC est le tout premier pays du bassin du Congo à avoir vendu et monétiser les premiers crédits de réductions d’émissions juridictionnels, en développant un programme pilote jugé efficace. A l’issue des échanges, les participants à la réunion du Comité national de pilotage technique du FONAREDD ont approuvé le plan de travail et budget annuel (exercice 2026) du PRE du Mai-Ndombe.

Albert MUANDA

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