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L’Institut africain de leadership agricole annonce l’accompagnement de près de 3.300 producteurs de blé à Lubero

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L’Institut africain de leadership agricole (AALI) a annoncé ce mercredi 22 avril offrir dans les prochains jours un accompagnement à environ 3.300 producteurs de blé dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). AALI a déjà mené une action similaire l’année passée ayant ouvert la porte à 350 bénéficiaires. Cette action avait permis au territoire de passer d’une production de 1 à 2,4 tonnes à l’hectare. Cette fois-ci, la structure entend amplifier les résultats déjà obtenus.

« J’ai le plaisir d’annoncer que nous avons réussi à mettre sur place une base de données de 3.300 producteurs de blé qui vont être accompagnés maintenant. Nous nous sommes dits que si on a réussi avec 350 bénéficiaires, est-ce qu’on peut essayer avec 3.000 », a déclaré le directeur chargé du management, des partenariats et de l’agri-business au sein de l’Institut africain de leadership agricole (AALI), docteur Mitima Djuma.

Selon cette structure, cette initiative vise à renforcer la productivité agricole dans la région, en s’appuyant sur les résultats déjà obtenus auprès d’un premier groupe de producteurs. À travers l’encadrement et le suivi, AALI ambitionne de consolider les techniques agricoles, d’améliorer l’accès aux intrants et d’accompagner les producteurs vers de meilleures rentabilités.

En rappel, la RDC dispose d’un potentiel agricole important. Avec 80% de terre arable, le pays offre un terrain favorable pour développer diverses filières. De plus, devenir producteur de blé constitue pour plusieurs familles une opportunité de revenus et de sécurité alimentaire, tout en contribuant à la réduction de la dépendance du pays à l’importation.

« Nous avons marre de continuer à porter un discours selon lequel nous avons de terre arable. Nous avons de l’eau douce etc. Que faisons-nous de ces terres et eaux douces? regarder comment nous mourons de faim. Nous avons un taux élevé de malnutrition dans le pays. La situation est pire dans certaines zones des déplacés de guerre. Aidez ce pays svp chers autorités soutenez ces initiatives» a plaidé l’activiste de droit de l’homme, monsieur Michel Kunana.

L’Institut africain de leadership agricole (AALI) estime que cette démarche peut également contribuer à l’essor de la jeunesse congolaise dans le secteur productif. Selon la structure, de plus en plus de jeunes s’intéressent aujourd’hui à l’agriculture, à la pisciculture et à d’autres activités génératrices de revenus, dans une dynamique de transformation des mentalités et de professionnalisation du secteur.

Pour certains jeunes agriculteurs, il s’agit d’une occasion de changer de pratiques et d’augmenter les rendements. Pour eux, l’accompagnement permet notamment d’adopter des méthodes plus efficaces et de mieux organiser la production. L’objectif est de créer un cercle vertueux où la formation et le suivi débouchent sur des résultats mesurables sur le terrain.

«Certains d’entre nous ont compris que courir derrière les politiciens n’est pas une solution. La jeunesse congolaise  a beaucoup plus besoin de se former à résoudre des problèmes qui dérangent sa société. C’est par là que vient le développement. Petit à petit, la relance de la filière blé dans les territoires de Lubero et Beni devient une réalité.Bientôt fini les importations de farine de blé»,a rétorqué un ingénieur agricole de Lubero, Luc Shamaji.

Pour Gustave Dimanstha, acteurs de la société civile à Lubero, l’initiative d’AALI représente une étape importante dans la relance de la production céréalière à Lubero. Il a salué également la volonté de la structure d’étendre le programme à une échelle plus large, afin d’impacter davantage de ménages.

«Nous devons travailler de nous-même pour relever tous les défis auxquels nous sommes soumis. Nous avons pris conscience en apprenant comment se lancer dans les activités agricoles, la pisciculture, l’apiculture et dans le développement durable pour lutter contre le chômage. Prenons nous en charge car personne d’autre ne le fera à notre place», a-t-il émis.

Signalons que l’AALI, à travers cette nouvelle phase, entend capitaliser sur l’expérience passée, tout en mettant en place un mécanisme d’encadrement susceptible de garantir la progression des producteurs. Cette action, qui s’inscrit dans une logique de développement agricole, pourrait contribuer à améliorer durablement la production et les conditions de vie des communautés concernées.

Albert MUANDA

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