
La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, a échangé avec l’ambassadeur du Japon en RDC, Ogawa Hidetoshi, ce mardi 8 septembre 2026, pour finaliser le projet de construction d’une tour à flux à Lokolama, dans la province de l’Équateur. Financée à hauteur de 600 millions de yens (environ 4 millions de dollars américains) par le gouvernement japonais, cette infrastructure scientifique de pointe viendra concrétiser les engagements bilatéraux signés entre Kinshasa et Tokyo le 4 novembre 2022.
Le choix du site de Lokolama, situé au cœur de la Cuvette centrale congolaise, n’est pas anodin. Cette zone abrite le plus grand complexe de tourbières tropicales de la planète, véritable « trésor de carbone » mondial capable de stocker des dizaines de milliards de tonnes de dioxyde de carbone.
La future tour à flux permettra de mesurer avec précision les échanges de gaz à effet de serre (CO₂ et méthane), de vapeur d’eau et d’énergie entre la canopée forestière et l’atmosphère ; passer des estimations théoriques à des données réelles sur les capacités de séquestration de carbone du bassin du Congo, et soutenir la position de la RDC sur le marché international du carbone, en fournissant des mesures directes certifiables et indiscutables.
Outre l’aspect technique, ce partenariat scientifique s’inscrit dans le cadre du Groupe de Coordination des Partenaires (GCP). Le projet prévoit un transfert de technologies et un programme de renforcement des compétences techniques des chercheurs et institutions académiques congolaises.
Pour la ministre Marie Nyange Ndambo, cette collaboration renforce la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à faire de la RDC un « pays-solution » face au réchauffement climatique, doté de ses propres outils d’évaluation scientifique et souverains.
Alfredo Prince NTUMBA













