
À l’occasion de la Journée internationale de l’enfant africain, célébrée ce mardi 16 juin 2026, l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des droits des plus jeunes. L’organisation rappelle avec force que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) constitue un droit fondamental et non un privilège.
Une interpellation directe à l’endroit de décideurs face aux carences qui coupent encore des millions d’enfants de leur avenir dans le continent Africain.
Un constat alarmant pour la jeunesse du continent
Malgré les engagements internationaux, la réalité sur le terrain reste sombre pour une part majeure de la jeunesse africaine. Dans un message officiel adressé à la communauté internationale, le Directeur Exécutif de l’AAEA, François Olivier Gosso, a vivement déploré que des millions d’enfants sur le continent soient toujours privés de ces infrastructures de base.
Cette précarité sanitaire continue de compromettre gravement non seulement la santé et la dignité des enfants, mais aussi leur développement scolaire et leur avenir socio-économique. Face à cette crise silencieuse, l’urgence n’est plus à la simple constatation, mais à une prise de conscience collective et immédiate.
Un appel pressant à la planification et au financement durable
Pour l’AAEA, la réponse à ce défi universel passe impérativement par une volonté politique forte et des investissements structurels. François Olivier Gosso a profité de cette journée commémorative pour formuler une exigence claire à l’endroit des dirigeants du continent et de leurs partenaires internationaux :
« Nous appelons les gouvernements et les partenaires à planifier et budgétiser durablement les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Chaque enfant africain mérite un environnement sain pour s’épanouir. Agissons ensemble, dès maintenant », a-t-il martelé.
Relever le défi du secteur WASH
Cet appel de l’AAEA intervient dans un contexte où les investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement peinent encore à suivre le rythme de la croissance démographique urbaine et rurale en Afrique. En érigeant les services WASH en priorités budgétaires, les États africains ont l’opportunité de réduire drastiquement les maladies hydriques et de garantir aux futures générations un cadre de vie propice à leur épanouissement.
Sarah MANGAZA














