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100 ans d’existence, la Compagnie sucrière de Kwilu Ngongo s’impose dans l’innovation

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La Sucrière de Kwilu Ngongo est bien plus qu’une unité de transformation. C’est le premier employeur privé de la province du Kongo central, en République démocratique du Congo. En période de récolte, l’impact social est massif. Cependant, la véritable innovation réside dans la nature même des emplois. Ses nouveaux outils accélèrent les flux de travail et permettent aux équipes de travailler plus efficacement.

Du haut de ses cent ans d’existence, la sucrière est un poumon économique aux racines durables. Elle s’impose dans l’innovation des pratiques durables, en rapport avec les nouvelles technologies. Ces méthodes permettent d’éliminer les tâches manuelles et de rationaliser les opérations quotidiennes.

 « Nous avons beaucoup de nouvelles machines : spectromètres, épandeurs, nouveaux systèmes de broyage… pour améliorer la qualité du broyage et extraire le maximum de sucre de la canne. On essaie d’être un peu plus pointu sur le besoin de la canne. » A souligné le Directeur Général de la Compagnie sucrière de Kwilu ngongo, Patrick de Maroussem.

Les épandeurs permettent d’appliquer une quantité suffisante de produits dans les champs et de cibler la zone beaucoup mieux. Ils sont donc d’une très grande utilité car la sucrière se trouve dans une région propice au développement des insectes.

« Ça rentre de plus en plus dans tout le système. Nous appliquons les produits avec des gros épandeurs depuis près d’une année. Depuis près de 5 ou 6 ans, nous sommes affectés par les pucerons jaunes qui sucent la sève de la canne et tuent les feuilles. Nous avons subi entre 15 et 25% de baisse de rendement et il faut inverser la tendance pour remettre la culture cannière dans des bonnes conditions. » A expliqué le DG de la Compagnie Sucrière.

A l’en croire, les nouvelles technologies sont d’actualité à la Sucrière de Kwilu ngongo. « Nous faisons beaucoup plus d’analyses sur le type de sol, que ce soit physique (la densité du sol) ou chimique (ce qu’il contient comme nutriments pour nourrir la canne à sucre). Deuxièmement, nous avons besoin de contrôler les mauvaises herbes en permanence car la canne en a horreur. » A déclaré Patrick de Maroussem.

Il fallait donc recourir aux méthodes fortes. Les drones en font partie. Ils garantissent une précision de dosage et d’épandage. Ils augmentent ainsi la productivité, évitent le surdosage et assurent une répartition homogène, optimisant ainsi les rendements.

« Avant on traitait 13000 ou 14000 ha une fois mais aujourd’hui il faut traiter une fois et demi ou deux fois à cause de pucerons. Ils sucent la sève de la canne et tuent les feuilles. Mais en même temps on est très respectueux de l’environnement en utilisant des produits qui ne nuisent pas aux abeilles et aux insectes locaux. » A ajouté le DG de la Sucrière.

La Compagnie Sucrière de Kwilu Ngongo demeure le poumon vert de l’industrie sucrière congolaise. Elle porte l’essentiel de la production nationale sur ses épaules. Cependant, cette position souligne une fragilité structurelle pour la RDC : la dépendance aux importations pour combler un déficit de consommation croissant.

Pour transformer cet héritage industriel en un levier de souveraineté alimentaire, deux enjeux majeurs se dessinent : la modernisation des infrastructures de Kwilu Ngongo pour accroître ses rendements face à la pression démographique et la diversification géographique de la production, à travers la relance d’autres pôles sucriers à travers le pays.

Sarah MANGAZA

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