
L’Université de Kinshasa par le biais de sa Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement, a officiellement lancé, ce jeudi 16 avril, son projet de restauration des terres. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration de la deuxième Journée internationale des forêts (célébrée chaque 21 mars). À cette occasion, 5 000 arbres ont été mis en terre à la ferme agropastorale de l’université (FAPUK), située à Ndjili Brasserie, dans le nord-est de Kinshasa.
Prenant la parole, le directeur général de la FAPUK, Patrick Mafula Kinkela, a indiqué que cette ferme s’étend sur 480 hectares, dont 160 hectares de zones forestières. Il a rappelé que sa création remonte à l’époque de Monseigneur Luc Gillon, bâtisseur et premier recteur de l’Université de Lovanium.
« Ce projet, pour nous, est une grande opportunité de lancer cette plantation, parce que ces hectares avaient déjà commencé à être lotis. Vous savez, quand vous n’occupez pas les terres, les voisins viennent les occuper », a-t-il déclaré.
Représentant personnel du recteur de l’UNIKIN, le professeur Mbuya Kutumisa Jean Paul a salué l’importance de cette initiative, soulignant qu’une ferme située au cœur de la ville constitue une véritable opportunité pour promouvoir la recherche de terrain.
« Le comite de gestion de gestion a une vision de faire de l’Unikin une université innovante et entrepreneur. Il faut trouver et exploiter les opportunités d’affaires. On peut investir ici par l’élevage, l’agriculture, on peut cultiver toutes sortes de plantes des fruits et de légumes », a-t-il expliqué.
De son côté, l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt en RDC (UC-PIF/RDC) a apporté son appui financier à cette initiative et assurera le suivi des opérations du projet. Son représentant, l’ingénieur Willy Mvumbi, a lancé un appel à la préservation de ce patrimoine au bénéfice des générations futures.
« Je suis content, parce que les étudiants qui sortiront de la faculté n’auront plus de déficits en termes de terrain. Faisons en sorte que ce patrimoine soit vivant, afin que l’on parle réellement de la faculté. Les institutions où nous sommes attendus comptent sur les étudiants de la faculté ; nous ferons tout ce qui est en notre possible », a-t-il affirmé.
La déléguée facultaire, Maria Muyambo, a également exprimé sa satisfaction, mettant en avant l’importance de cette ferme dans la formation pratique des étudiants.
« Ici, nous venons faire la pratique ; c’est vraiment un intérêt primordial pour les étudiants. Cela pourra aussi nous aider pour notre future vie en tant qu’ingénieurs agronomes », a-t-elle conclu.
Silas MUNGINDA










