
Il y a des signes qui ne trompent pas, dit-on. Depuis une année à la tête du Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo impressionne et écrit une nouvelle page empreinte de réalisme. Calme et sereine, cette professeure des universités et docteure en foresterie fait avancer son agenda, celui de révolutionner durablement le secteur environnemental de la République démocratique du Congo.
Après l’impulsion donnée à la Politique forestière nationale et à la révision du Code forestier, la RDC s’affirme à travers la régulation du marché du carbone et la valorisation de son capital naturel. Une dynamique inédite depuis l’existence de ce portefeuille ministériel.
D’aucuns se souviennent du manque d’intérêt qui a caractérisé ce ministère depuis la nuit des temps. La suspension de la réforme forestière, la désarticulation des contrôles et le désintérêt total face aux mécanismes de finance carbone restaient une illustration patente des ratés qui avaient choqué les acteurs et bailleurs engagés dans ce secteur.
Aujourd’hui, voir une volonté manifestement affichée de faire avancer le secteur environnemental du pays en toute transparence et de manière inclusive fait renaître l’espoir. Marie Nyange se dresse comme une véritable guerrière, déterminée à redresser la colonne vertébrale du pays, à savoir son environnement.
De la théorie à la valorisation souveraine
L’empreinte de la ministre Marie Nyange Ndambo réside d’abord dans un changement de paradigme économique. Sous sa direction, l’environnement et le climat ne sont plus perçus comme de simples sujets d’aide au développement ou de conservation passive, mais comme le véritable moteur de l’économie nationale.
En dotant le pays d’un cadre réglementaire clair sur le marché du carbone, la RDC a mis en place un Registre carbone souverain (Lumière) et un système national de mesure, rapportage et vérification (MRV). Cette avancée permet d’éliminer les intermédiaires spéculatifs pour réorienter la rente carbone directement vers les caisses de l’État et les communautés locales.
En relançant les concertations du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF) pour la révision du Code forestier, elle réaffirme le contrôle de l’État sur ses ressources. La rigueur scientifique et l’approche axée sur l’intérêt public mettent fin à des années de gestion opaque.
Avec la création de l’Office congolais de l’eau, l’action gouvernementale s’étend désormais à la valorisation durable de l’« or bleu », conciliant protection de la ressource et retombées économiques stratégiques.
En réaffirmant la RDC comme véritable « Pays-Solution », Marie Nyange Ndambo pèse sur la scène internationale (notamment au sein du Commission des Forêts d’Afrique Centrale et du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo – PFBC), exigeant des compensations à la hauteur des services écosystémiques rendus par le poumon vert de l’Afrique.
Vers une puissance écologique et financière
Les réformes engagées par Marie Nyange Ndambo dessinent la vision d’une RDC modernisée et affranchie de la dépendance extractive traditionnelle. Les perspectives d’avenir reposent sur plusieurs axes majeurs dont le budget souverain, et la diplomatie environnementale offensive.
À terme, l’opérationnalisation complète des mécanismes de la Nouvelle Économie du Climat permettra de générer des revenus substantiels pour financer le développement national, les infrastructures et les énergies renouvelables sans détruire la biodiversité. La gouvernance inclusive portée par le ministère assure que les populations forestières et rurales deviennent les premières bénéficiaires des retombées économiques de la conservation.
Grâce à un suivi rigoureux des concessions minières et forestières, les secteurs polluants sont désormais contraints de s’aligner sur la législation environnementale et les normes carbone. En dotant le pays d’outils de certification « made in RDC », Kinshasa ne subit plus les dictats des marchés mondiaux mais devient un acteur incontournable de la transition écologique globale.
Grâce à cette approche pragmatique et scientifique, Marie Nyange Ndambo est en train de transformer le potentiel naturel de la RDC en un levier concret de prospérité et d’indépendance nationale.
Précieuse NGALULA














