
Le gouvernement congolais passe à la vitesse supérieure pour protéger l’année scolaire face à la résurgence de la maladie à virus Ebola. Lors d’un briefing presse co-animé le mardi 18 août 2026, le ministre de la Santé publique, le docteur Roger Kamba, et la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, ont dévoilé le plan d’attaque de l’exécutif pour garantir une rentrée des classes sécurisée dans les provinces touchées par l’épidémie.
«Trois mois après le début de la riposte, l’annonce majeure réside dans la suspension des cours en présentiel là où le virus dicte sa loi. Un dispositif d’enseignement à distance sera officiellement mis en place pour toutes les écoles situées dans les zones à haut risque épidémiologique», a déclaré le ministre congolais de la santé, Roger kamba.
Au-delà de la continuité pédagogique virtuelle, le docteur Roger Kamba a insisté sur l’intensification de la réponse médicale. Une campagne de vaccination ciblée, combinée à un durcissement des protocoles d’hygiène (lavage des mains systématique, contrôle de la température), sera déployée à large échelle.
Selon Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, ces différentes mesures sanitaires et logistiques ont été méticuleusement articulées pour sanctuariser l’environnement scolaire avant le retour des élèves.
«Les différentes mesures d’urgence visent à couper la chaîne de transmission communautaire tout en évitant une année blanche pour des milliers d’élèves. Chaque acteur est appelé à faire de son mieux. Les parents doivent aider leurs enfants à la maison. Les élèves doivent faire de grands efforts. La communauté doit rester solidaire et forte. Cette crise doit montrer notre capacité d’adaptation. Et l’éducation reste une priorité absolue», a-t-il soutenu.
La ministre de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté a quant à elle confirmé la rentrée scolaire 2026-2027 dès le début du mois prochain sur l’ensemble du territoire national. Cette rentrée se fera avec une approche différenciée.
«Bien que 40 % des écoles soient dans des zones touchées, la rentrée est maintenue au 1er septembre. Dans 18 zones à haut risque, un enseignement « allégé » est instauré, basé sur la distribution de supports physiques et la radio, pour pallier l’absence d’internet», a-t-elle souligné.
A en croire le ministère congolais de la santé, le virus touche désormais six provinces : Ituri (épicentre), Tshopo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Bas-Uélé. Ces dispositions instaurées sont axées sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, la décentralisation des équipes de riposte médicale, la sécurisation des inhumations et la mise en place d’un dispositif spécial de prévention à l’approche de la rentrée scolaire.
Ces membres du conseil de ministres ont indiqué attendre une accélération de la mobilisation des partenaires internationaux ainsi qu’un appui logistique accru pour endiguer la propagation de la souche Bundibugyo du virus Ebola. Ces actions coordonnées visent à briser rapidement la chaîne de transmission communautaire tout en garantissant la continuité pédagogique pour les élèves. Les autorités locales appellent à une collaboration étroite entre les directeurs d’écoles, les parents et les personnels soignants pour maximiser l’efficacité de ce protocole sanitaire exceptionnel face à l’urgence.
Signalons que ce plan d’urgence intervient dans un climat d’extrême vigilance, alors que les équipes de la protection civile et de la santé continuent de cartographier activement les foyers de contagion. Cette analyse cartographique rigoureuse permet d’adapter en temps réel le dispositif éducatif et de sécuriser l’environnement scolaire. La riposte médicale globale inclut une campagne de vaccination ciblée pour les populations les plus exposées, ainsi qu’un renforcement strict des mesures sanitaires barrières au sein des établissements. L’installation de thermoflashs pour le contrôle thermique quotidien et la distribution massive de kits de lavage des mains sont désormais obligatoires.
Albert MUANDA












