
L’organisation du salon Mining Indaba 2026 à Cape Town, en Afrique du Sud, a été d’une grande importance pour stimuler l’investissement durable, renforcer la collaboration et positionner le secteur minier africain comme un moteur essentiel de la croissance économique et de la prospérité à long terme. La RDC y a réaffirmé son ambition de devenir un pôle majeur de transformation minière et un partenaire stratégique incontournable dans les chaînes de valeur mondiales, pour le bénéfice partagé des investisseurs, des communautés et de la Nation.
« Conformément à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la coordination de Son Excellence Madame la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, la RDC s’engage à passer d’un modèle centré sur l’exportation de matières brutes à un modèle axé sur la création de valeur locale, le développement des chaînes de valeur des batteries, l’industrialisation des minerais critiques et l’intégration des exploitations artisanales dans un cadre formel, structuré et durable », a déclaré le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba.
Cette mission, assure le ministre, se déploie en collaboration avec les ministères sectoriels et le Cadastre Minier (CAMI). Cette agence, affiliée au ministère, assure la gestion du domaine minier, l’octroi et la sécurisation des droits miniers et de carrières, ainsi que les mutations.
« La dynamique de modernisation portée à travers la Vision 2025-2030 du CAMI a été mise en exergue, traduisant une volonté affirmée de renforcer la gouvernance et la transparence du secteur, afin d’attirer davantage d’investissements miniers », a souligné le Directeur général du Cadastre Minier, Popol Venga.
Le gouvernement congolais a indiqué qu’il reste ouvert à des partenariats « gagnant-gagnant » avec les investisseurs, afin d’apporter un bénéfice réel à la population congolaise à travers les ventes, les achats et la transformation légale des minerais du pays. Pour manifester cette bonne foi, le gouvernement a annoncé, par l’entremise du ministère des Mines, la mise à disposition d’un investissement de 3,5 milliards de dollars destiné à soutenir les entreprises japonaises souhaitant investir dans le secteur minier en RDC.
En matière de transparence, la RDC a été citée parmi les « bons élèves » grâce à la crédibilité de son rapport ITIE et au respect des conditions légales et réglementaires en la matière. Pour aller plus loin, le ministre a annoncé « le renforcement de la sécurité juridique, l’alignement sur les standards ESG internationaux, l’amélioration de la gouvernance ainsi que la lutte accrue contre la fraude et les circuits illicites, afin d’offrir aux investisseurs un environnement prévisible, transparent et compétitif ».
Albert MUANDA










