
Le vingt-troisième congrès international et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) a baissé ses rideaux ce jeudi 12 février 2026 à Yaoundé, au Cameroun. Ces travaux ont rassemblé 2000 participants, dont 500 délégués officiels issus d’environ 52 pays et représentant 338 organisations publiques, privées, académiques et partenaires techniques et financiers.
Cette diversité témoigne de la centralité croissante des enjeux liés à l’eau et à l’assainissement dans l’agenda africain. C’est une étape structurante dans l’évolution du secteur africain de l’eau et de l’assainissement. Ces assises ont permis d’éclairer les priorités sectorielles, consolider les positions communes et orienter les décideurs vers des actions concrètes et mesurables.
« Le véritable défi commence maintenant. Notre responsabilité collective est de transformer les engagements exprimés ici en politiques publiques renforcées, en investissements structurants et en améliorations concrètes pour les populations africaines. Yaoundé n’est pas une fin, mais un point d’élan. » A déclaré le président de l’AAEA, Blaise Moussa.
Ce Congrès a démontré que la réponse aux défis de l’eau et de l’assainissement en Afrique exige une approche systémique, concertée et résolument tournée vers l’action. Les échanges ont abouti sur des orientations stratégiques claires et structurantes. Les États et autorités compétentes sont invités à renforcer la protection des bassins versants, à améliorer la connaissance des ressources hydriques et à intégrer systématiquement l’adaptation climatique dans la planification sectorielle.
« Ce que nous avons partagé ici à Yaoundé devra continuer de nourrir nos actions, nos décisions et nos réformes, une fois de retour dans nos contrées. Les conclusions de ce Congrès nous engagent. Elles nous obligent. Notre force réside dans notre capacité à avancer ensemble : États, opérateurs, collectivités, chercheurs, partenaires techniques et financiers, femmes et jeunes. » A martelé le président de l’AAEA.
Du Congrès à la boue: retrousser les manches pour du concret

Les travaux intenses de ce Congrès ont confirmé que l’avenir du secteur passe par l’innovation, l’intégration systématique de la data et l’intelligence artificielle pour plus d’efficacité. Il faudra donc intensifier la recherche appliquée et des outils numériques avancés qui permettront d’anticiper les crises, d’optimiser les opérations et de renforcer la qualité de la prise de décision.
« Permettez-moi de rappeler que cette dynamique n’a pas débuté le 9 février. Les travaux ont commencé le samedi 7 février 2026, avec la tenue du Comité de Direction et de l’Assemblée Générale de l’AAEA. Ces instances statutaires ont permis de consolider notre gouvernance, d’arrêter des orientations stratégiques majeures et de renforcer notre vision collective. C’est sur cette base institutionnelle solide que le Congrès a pu se déployer avec cohérence et ambition. » A renseigné le Directeur Exécutif de l’AAEA, Francois Olivier Gosso.
Un autre moment clé du Congrès de l’AAEA est l’Exposition. Cette année, elle a réuni 104 exposants qui ont présenté des solutions technologiques adaptées aux réalités et aux contraintes africaines; démontré des innovations de pointe en matière de traitement de l’eau, d’assainissement, de gestion intelligente des données et de digitalisation des services ; valorisé le savoir-faire africain aux côtés d’acteurs internationaux et mis en relation directe et structurée les décideurs publics, les investisseurs, les partenaires techniques et les fournisseurs de solutions.

Notons que le Comité de Direction et l’Assemblée Générale de l’AAEA ont décidé, le 7 février 2026, que la 24ᵉ édition du Congrès de l’AAEA se tiendra en 2028, au Sénégal et la 25ᵉ, en 2030, en Afrique du Sud. Un calendrier qui permet une préparation minutieuse de cet événement de grande envergure. Quant à la présidence de l’Association, elle demeure entre les mains du DG de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), Blaise Moussa. Pour rappel, il est aux commandes depuis février 2025, lors du 22e Congrès de Kampala, en Ouganda.
Sarah MANGAZA










