
Une délégation de haut niveau composée de la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, la professeure Marie Nyange Ndambo, et de l’ambassadrice du Royaume de Belgique en RDC, Roxane de Bilderling, s’est rendue sur le site agroforestier de N’situ Pelende à Kenge, dans la province du Kwango, ce lundi 24 août pour s’enquérir de l’impact socio-économique et écologique du projet porté par le géant belge, Colruyt Group.
Ce projet d’envergure, initié il y a trois ans, s’impose aujourd’hui comme un modèle de référence en matière de restauration des écosystèmes et de développement communautaire.
« Je suis vraiment impressionnée par le travail qui est réalisé ici », s’est félicitée la ministre. « Lorsque je vois la végétation naturelle, je me rends compte des efforts fournis pour qu’on ait des plantations comme celles qu’on a vues ».
Des résultats écologiques et économiques concrets
À ce jour, le projet a permis de reboiser plus de 5 700 hectares de savane. Il combine l’utilisation d’essences forestières à croissance rapide et la réintroduction d’espèces autochtones menacées, notamment le wengé, l’afrormosia et d’autres espèces à chenilles.
Au-delà de la capture du carbone et de la régénération des sols dégradés, l’initiative favorise le retour spectaculaire de la biodiversité. Comme le confirme Jan Schockaert, directeur général du projet N’situ Pelende, « la régénération de la flore permet le retour progressif du petit et grand gibier dans la région, allant des gazelles jusqu’à l’observation récente de buffles dans la forêt ».
Le modèle se distingue également par son ancrage social. Des couloirs pare-feu sont mis à la disposition des habitants pour la culture itinérante du manioc, couplés à un apprentissage des techniques maraîchères adaptées à la savane.
Une initiative privée saluée comme un cas d’école

Impressionnée par l’ampleur des réalisations, la ministre Marie Nyange Ndambo a exprimé son soutien enthousiaste. « Mon impression est vraiment positive dans le sens d’encourager ce projet et de le voir même être dupliqué à travers la République. Le gouvernement congolais a tout intérêt à protéger et encourager de tels investissements à l’ère du marché carbone », a-t-elle insisté.
De son côté, l’ambassadrice de Belgique à Kinshasa, Roxane de Bilderling, a salué une initiative privée qui associe responsabilité environnementale globale et impact direct pour les populations locales, en soulignant l’appropriation positive du projet par les communautés avoisinantes.
« Je suis très impressionnée par le soin qui est apporté à avoir un impact direct sur les populations locales. Les communautés avoisinantes s’approprient le projet », indiqué l’ambassadrice.
Ce partenariat réussi entre acteurs privés, diplomatiques et gouvernementaux démontre qu’écologie et développement socio-économique peuvent progresser de concert au bénéfice de la planète et des populations locales.
« Ce qui a changé concrètement, sur le plan nutritionnel : il y a quand même suffisamment à manger quant au manioc qui est l’aliment de base. L’habitat de la population est en train de change. En plus, ils parviennent à payer la scolarité de leurs enfants et les soins de santé dans tous les villages autour du projet. C’est vraiment un impact direct et visible », a conclu le grand chef coutumier de Pelende Nord, Sa Majesté Mwaku Kabamb Louis Makambu.
Alfredo Prince NTUMBA


















