
Dans un rapport rendu public le samedi 25 juillet 2026 à Kinshasa, l’ONG internationale Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce la multiplication des attaques et des incidents de sécurité touchant les hôpitaux, le personnel médical et les patients dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
MSF révèle que dès les premiers mois de l’année 2025, plusieurs civils ont été tués ou blessés devant l’hôpital général de Masisi (Nord-Kivu) lors d’affrontements armés pour le contrôle de la ville. L’organisation souligne que ses établissements de santé sont régulièrement exposés aux combats. Les tirs à proximité des structures médicales, le blocage des ambulances, ainsi que le cambriole et la détérioration de ses installations entraînent des conséquences dramatiques pour les populations civiles. En octobre, deux centres soutenus par MSF dans les territoires de Masisi et Rutshuru ont notamment été touchés par des balles perdues au cours d’une même semaine.
L’insécurité touche directement le personnel humanitaire en première ligne. MSF déplore qu’au cours de l’année 2025, trois de ses employés ont perdu la vie dans le Nord-Kivu : l’un succombant à une balle perdue, un autre abattu à son domicile par un homme armé, en plus de plusieurs blessés parmi le personnel.
Cette violence généralisée vient aggraver une situation sanitaire déjà très précaire dans l’Est de la RDC. Le rapport dresse une cartographie des violences survenues en 2025 dans plusieurs zones clés :
- Goma (avril 2025) : Des violences à l’hôpital de Kyeshero ont provoqué la mort d’une personne et fait plusieurs blessés.
- Walikale : La base opérationnelle ainsi que des véhicules de MSF ont été endommagés.
- Uvira : Des tirs signalés à l’intérieur d’un hôpital illustrent les risques permanents courus par les soignants et les patients.
Face à cette détresse, l’organisation réclame un sursaut immédiat des belligérants : « Le MSF appelle à la protection des structures sanitaires et du personnel médical, conformément aux principes du droit international humanitaire. L’organisation insiste sur la nécessité de garantir un accès sécurisé aux soins pour les populations civiles affectées par les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo », a mentionné cette organisation.
Albert MUANDA













