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Une marche verte pour célébrer la Journée internationale de la terre à Kinshasa

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La commémoration de la Journée internationale de la Terre nourricière cette année a été une opportunité de réfléchir sur la responsabilité commune en matière de protection de la nature, et le rôle à jouer en tant qu’artisan du changement pour le monde présent et à venir. Des Ambassadeurs, politiciens, étudiants, chercheurs, experts et défenseurs de l’environnement se sont donné rendez-vous ce samedi 22 avril à Kinshasa.  Tout a débuté par une marche de santé dénommée « marche verte ».    

« Nous avons commencé la marche dans l’enceinte de l’académie des beaux-arts. Le constat que nous avons tous fait est que nous étions dans un milieu très proche où il y’a pas des déchets qui traînaient par terre. Le même constat a été fait ici au point de chute à l’UPC. J’ai compris que je suis en face d’une population qui comprend maintenant qu’il faut prendre soin de son environnement immédiat et direct », », a rapporté Joseph Malasi Longunza, Conseiller climat au Ministère de l’Environnement et Développement Durable.

Pour le Conseiller d’Eve Bazaiba, prendre soin de notre environnement doit partir de telles initiatives. « Je demanderai au bourgmestre de tirer ceci pour exemple, pour commencer à inculquer les bonnes pratiques dans d’autres établissements, quartier avenues et rues. Ce geste est grand pour l’avenir de la capitale, il pourra l’être pour le Congo, l’Afrique et le monde », a-t-il déclaré.

Le thème national de cette année est, « investir dans notre planète ». Il se justifie par la nécessité de vivre durablement en harmonie avec la nature, en apportant des changements par le biais des politiques et des modes de vie plus propres et plus écologiques. 

« La terre nous accueille quand nous naissons, elle nous accompagne aussi dans notre départ dans le monde. Je crois que sur cette question de protection de la terre, il y’a une responsabilité partagée. Je voudrais quand-même attirer plus l’attention des décideurs politiques pour agir en conséquence. Je me souviens un moment que Kinshasa commençait à reprendre sa robe d’antan. Nous voulons aussi la continuité des bonnes actions même quand on change un gouvernement. il faut conserver ce qui est déjà acquis», a renseigné Jeannette Bosingizi, Présidente de l’ONG de défense de l’environnement «Logos Premier»

Ces marcheurs venus des quatre coins de la capitale congolaise sont conscients que le Jour de la Terre agit comme un catalyseur de la prise de conscience et de l’éducation environnementale. Ils se positionnent comme le promoteur de l’éco-citoyenneté et de l’action pour accompagner l’Etat dans sa vision de faire du Congo un pays-solution sur le changement climatique.

« Nous sommes convaincus que la RDC pourra conduire le monde vers un avenir plus vert par le biais de la gestion du bassin du Congo tout en  créant la croissance économique et l’emploi pour les congolais. Nous investissons près de 24 millions de dollars américains par an pour soutenir les programmes de l’avancement de la biodiversité, du développement économique et de l’atténuation du changement climatique. Les Etats-Unis savent que la plus grande richesse du Congo est son peuple raison pour laquelle nous y investissons également dans les programmes de santé publique, démocratie et le respect des droits de l’homme. Je suis plein d’espoir pour l’avenir du Congo », a déclaré Ambassadrice des USA, Lucy Tamlyn.                                          

L’ensemble des messages a mis en évidence la nécessité de sensibiliser et d’encourager les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. Les différents intervenants ont invité la communauté internationale à repenser les économies des Etats grands pollueurs pour non seulement stimuler et soutenir la croissance verte, les énergies vertes et les emplois verts mais aussi récompenser la RDC relevée au rang de premier poumon mondial. 

« Le Congo mérite plus. Nous négocions le financement sur les questions climatiques au moment où le monde nous doit automatiquement. Ce mérite n’est pas une question de temps  ou de privilège mais par rapport au rang que nous occupons actuellement. Nous ne demandons pas, mais nous méritons de plus en plus des récompenses », a exhorté la sénatrice Francine Muyumba.   

La Journée de la Terre de cette année a mobilisé les citoyens, les associations, les entreprises et les gouvernements dans une lutte collective contre l’exploitation irresponsable des ressources planétaires par les activités humaines. Les différents participants ici réunis ont par leur titre respectif  exprimé la volonté de soutenir le changement du climat des affaires, du climat politique et la façon dont il faut agir face au climat. Ils ont invité les uns aux autres à la préservation de la terre pour ainsi protéger la santé de l’homme et ses moyens de subsistance. Avant d’inviter tous à investir dans la planète pour promouvoir un  avenir vert et prospère.

Albert MUANDA

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