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Les Fonds africains pour l’environnement se réunissent à Kinshasa pour une conservation durable

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Le Consortium des Fonds africains pour l’Environnement (CAFE) tient sa 15ème  Assemblée générale annuelle à Kinshasa du 25 au 28 août. L’objectif est de promouvoir une conservation durable en Afrique, en mettant l’accent sur la responsabilité environnementale, sociale et économique.

Cette rencontre, organisée par le Fonds Okapi pour la Conservation de la nature (RDC), réunit des membres du consortium, des représentants d’États, des bailleurs de fonds, des ONG et des entreprises privées. Le but est de renforcer la coopération entre les fonds fiduciaires africains dédiés à la conservation et de trouver des solutions financières innovantes pour la biodiversité et les communautés locales.

Victor Kabengele, président du conseil administratif de CAFE, a souligné que le réseau, composé de 19 fonds financiers africains, est un « catalyseur unique » pour l’échange d’expériences et le renforcement des capacités. « L’Afrique est déterminée à mener une conservation ambitieuse et que le consortium finance des aires protégées importantes pour lutter contre le changement climatique », a-t-il ajouté.

Le choix de la République Démocratique du Congo (RDC) comme lieu de rencontre est significatif. L’Allemagne, par exemple, a déjà versé 250 millions de dollars de subventions pour la préservation de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. La représentante allemande des affaires étrangères a précisé que « les intérêts des peuples autochtones et des communautés locales sont prioritaires, et que le Fonds Okapi, soutenu par l’Allemagne, est une source de financement durable pour les zones protégées ».

Les États membres ont décidé d’investir dans des projets alignés sur les objectifs de conservation et de développement durable. Théophile Zognou, président du CAFE, a rappelé l’importance des écosystèmes africains pour l’économie mondiale et le rôle des peuples autochtones, détenteurs de savoirs ancestraux pour la protection de la biodiversité.

« Avec des pertes de PIB pouvant atteindre de moins de 10% dans un scénario d’économie mondiale, la biodiversité à l’origine de l’économie mondiale compte de moins de 2% pour les économies d’avancée. En raison de l’importance mondiale des écosystèmes africains, la perte de la biodiversité sur le continent pourrait avoir des conséquences sur l’économie mondiale », a-t-il précisé.

La première journée de l’assemblée générale est dédiée à la biodiversité du bassin du Congo. La deuxième journée verra la remise de prix pour l’innovation en biodiversité, récompensant des start-up proposant des solutions innovantes pour la conservation. Le troisième jour sera consacré à la synthèse des travaux et aux recommandations. L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a insisté sur l’importance de mobiliser des ressources pour la conservation de manière éthique.

Joël Wenga, chargé de coopération internationale de l’ICCN, a reconnu les défis économiques de l’Afrique mais a souligné son potentiel. Il a cité l’exemple de Virunga Énergie qui, depuis plus de 12 ans, construit des centrales hydroélectriques dans la partie la plus sensible de la RDC, le Nord Kivu, prouvant qu’il est possible d’investir durablement en Afrique.

« Nous en apportons la preuve contraire avec Virunga energies. Ça va faire plus de 12 ans que nous construisons des centrales hydroélectriques dans la partie de la RDC, la plus sensible », a-t-il mentionné.


Les membres du consortium ont également appelé à une meilleure évaluation de l’impact socio-économique de leurs actions, en tenant compte des besoins des communautés vivant près des aires protégées. Ils veulent s’assurer que les bénéfices de la conservation sont partagés équitablement et que les communautés locales participent activement à la gestion des aires protégées.

Albert MUANDA

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