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Les journalistes et communicateurs d’Afrique centrale s’engagent à renforcer le mariage science-communication

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Après trois jours de formation intensive sur la résilience climatique et forestière, les professionnels des médias, venus de onze pays d’Afrique centrale sur invitation du CIFOR-ICRAF, repartent dotés de nouvelles approches et connaissances pour le traitement de l’information environnementale. La clôture de cette session de formation, qui a eu lieu ce jeudi 28 août 2025 à Yaoundé, a été marquée par l’engagement renouvelé des journalistes à renforcer la collaboration entre la science et les médias.

« Pour un journaliste comme moi, on apprend chaque jour de nouvelles choses. Cela enrichit le bagage et améliore le travail du journaliste », a souligné Samuel Obiang, journaliste équato-guinéen. Il a ajouté : « La particularité de cet engagement est d’être en contact avec les chercheurs dont nous avons souvent besoin pour bien travailler. Cet atelier nous a permis d’avoir accès à une institution de recherche. Nous allons aborder une nouvelle démarche dans le traitement de nos informations environnementales. »

Chacun des participants se sent à la fois renouvelé et redevable. Les connaissances acquises ne doivent pas rester lettre morte ; elles doivent plutôt servir à mobiliser les communautés autour des enjeux de la protection des ressources naturelles, notamment les forêts d’Afrique centrale, et ainsi contribuer à préserver le climat.

« Nous, journalistes, qui sommes le contact entre l’information et la population, c’est toujours un plaisir de nous former et de mieux relayer la bonne information auprès de cette population qui a besoin d’une certaine éducation environnementale pour qu’ils sachent adopter des comportements responsables vis-à-vis de l’environnement », a précisé François Gaël Mbala, journaliste camerounais.

Cette formation est une initiative du programme RESSAC (Recherche appliquée en Écologie et en sciences sociales en appui à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale), un projet du CIFOR-ICRAF financé par l’Union européenne. Pour le Docteur Abdon Awono, chercheur au sein de cette institution, les nouvelles compétences transmises aux professionnels des médias sont les jalons d’une nouvelle collaboration entre les deux parties.

« Du premier jour au dernier, j’ai vu une famille fonctionner avec d’un côté les chercheurs et de l’autre, les communicateurs et les journalistes. Nous sommes convaincus qu’à partir de cette expérience, nous allons faire beaucoup de choses ensemble avec plus d’efficacité », s’est-il félicité.

Organiser un atelier d’une telle envergure n’a jamais été une mince affaire. Merilyne Ojong, chargée de communication du CIFOR-ICRAF, s’est dite heureuse d’avoir relevé le défi et espère voir les professionnels des médias et de la communication s’appliquer davantage dans la sensibilisation et l’information des masses, en simplifiant fidèlement les données scientifiques produites par les chercheurs.

« J’ai encore beaucoup plus de motivations pour travailler avec les journalistes de l’espace COMIFAC parce que pour le CIFOR-ICRAF, ce genre d’opportunités nous donne l’occasion d’interagir avec les journalistes pour connaître les défis qu’ils rencontrent, leurs priorités et leurs tendances », a-t-elle affirmé.

Bien avant la clôture de cet atelier, les journalistes ont visité une unité de transformation des produits non forestiers ligneux dans l’hinterland de Yaoundé. L’initiative Vlista, qui reçoit le soutien du programme RESSAC, se présente aujourd’hui comme un modèle combinant science, santé, économie et protection des forêts.

Depuis Yaoundé, Alfredo Prince NTUMBA

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